25 janvier 2018

Patience et longueurs de mots

 

Vous vous rappelez ma méthode de stretching ?

Comme je sors cinq fois par jour, il y a des moments où c'est un peu gros d'évoquer le manque d'assouplissement, alors, j'ai un autre truc :

Au moment où mon promeneur s'empare de mon harnachement pour me le passer, moi je m'empare de mon chiffon et je viens le lui secouer sous le nez. Il essaie de le bloquer avec son pied, mais moi, je détale. Suivant son humeur, il peut me repousser du pied en provoquant mes grognements ou même me poursuivre autour de la table. Parallèlement à ces actions, il émet des considérations sur le propriétaire du chiffon, genre "Non, pas au chien, à papa". Là, c'est bon signe : il accepte de jouer un peu.

Bien sûr, au bout d'un temps, il se rappelle qu'il s'est levé parce que je lui ai signalé qu'il était l'heure de ma sortie et son discours commence à changer genre "Bon, on y va !" et/ou "Allez, viens ici !", les phrases se raccourcissent et le ton se durcit, ça veut dire que la fin du jeu approche.

Quand enfin la phrase se réduit à un mot sec "Ici !" je sais que ce n'est plus le moment de faire l'andouille, sa patience est arrivée à son terme et je m'arrête à ses pieds pour qu'il me passe le harnais.

Juste pour le fun, je plonge encore une fois ou deux mon museau à côté du collier, mais je le surveille du coin de l'œil et si ses mâchoires se crispent, comme par miracle ma tête entre pile dans la boucle. On peut rire, mais il y a des limites, il n'en a pas l'air ainsi, mais il est capable de tout !


Posté par Walrus à 06:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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