31 janvier 2018

Sous le manteau

 

Hier en début de soirée à la télé, une bande de joyeux drilles discutaient du bien fondé de faire porter un manteau aux chiens.

Bien évidemment, ils ne m'ont pas consulté. Alors, au cas où l'un d'eux lirait mon blog, je l'affirme haut et fort : "Le port du manteau, je suis contre !"

Hélas, ma maîtresse ne partage pas cet avis. Heureusement mon promeneur attitré, lui, est plus coulant, faut vraiment qu'il caille pour qu'il m'oblige à enfiler une sorte de pull en tricot rouge (comme ça les copains ne risquent pas de me rater, les salauds !), il appelle ça une chaussette. Par bonheur, il n'a pas retrouvé de photo où je la porte, c'est déjà ça de gagné.

Je possède aussi une sorte de manteau imperméable qui se fixe avec des scratches, noir et plus sobre, mais le bruit des scratches m'énerve alors, quand on veut me le mettre, je détale !

Le pire que j'ai eu, c'était un truc noir rehaussé de strass avec "Pirate" écrit en grand dessus, mais à l'époque j'étais jeune et mon sens du ridicule n'était pas encore très développé. Chance, aujourd'hui, il est un peu trop petit. Le seul ennui, c'est qu'ils en ont gardé des photos... La honte !

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30 janvier 2018

D'accord !

 

Quand mon secrétaire est indisponible, indisposé ou même mal disposé (vous connaissez son caractère de cochon qu'on se demande même parfois s'il ne s'est pas trompé de race), je pourrais apprendre à taper à deux pattes, il tape bien à deux doigts et l'ordinateur est toujours allumé.

Mais quand Canalblog est atteint de "slaptitude", que voulez-vous bien que je fasse, hein ?


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29 janvier 2018

Scié !

 

Je suis toujours attentive à leur conversation du petit-déjeuner.

Parce que si le mot "promener" s'y présente, c'est généralement bon signe, comme hier matin.

Nous sommes donc partis pour le domaine des trois fontaines. 

L'ennui, c'est que les deux dernières fois où il m'y a emmené, après la traversée de la grande prairie, il a emprunté le chemin classique des promeneurs au lieu de le traverser et d'affronter la montée à travers bois. Je suppose que son aventure avec l'arbre l'a un brin refroidi. Moi, ça ne m'arrange pas parce que, traditionnellement, une fois franchie la partie la plus raide de la pente, je reçois une petite friandise en forme de cœur (il en a toujours plein sa poche gauche).

Aussi, cette fois-ci, au lieu de le suivre bêtement, j'ai traversé le dit chemin, je suis entré dans le sous-bois et j'ai regardé dans sa direction avec mon petit air "Suivez-moi, jeune-homme" (même si côté jeune-homme, y aurait beaucoup à redire).

Et ça a marché !

Une fois reçu mon "bonbon" comme ils disent, j'ai attendu avec intérêt (et sourire aux lèvres) de voir comment il allait s'y prendre pour le franchissement de l'arbre.

Eh bien, vous ne me croirez pas : il a marché quelques mètres vers la droite à travers le taillis jusqu'au premier embranchement du tronc, s'est servi de la branche latérale comme d'un escalier pour grimper sur le tronc et est redescendu calmement de l'autre côté. J'étais scié : les humains pensent ! N'est-ce pas extraordinaire ?


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28 janvier 2018

Contingences

 

Et ça continue !

Désolée, mais pour clôturer la semaine, mon secrétaire est rentré tellement tard qu'il a refusé de taper plus d'une phrase !


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27 janvier 2018

La semaine infernale

 

Lundi, ils m'ont abandonné pour faire des courses
Mardi pour l'atelier soie
Mercredi c'était visite de mon père
Jeudi réabandonné pour cause de kiné
Vendredi pour l'ophtalmo le matin et le théâtre le soir
Aujourd'hui, ils n'auront pas une minute à perdre : faut préparer le souper annuel de l'atelier soie

Bien sûr, demain est un autre jour, comme ils disent, mais j'ai comme un doute et, de toute manière, pour lundi ils m'ont déjà averti que la météo sera pourrie !

Allez, bonne semaine à tous !


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26 janvier 2018

Plongée dans l'Underground

 

Ça fait maintenant quatre jours que la porte donnant vers l'extérieur est condamnée pour remise en état du dallage.

Je commence à m'y faire, mais les premières fois, c'était déprimant.

En temps normal, quand mon bipède et moi descendons au sous-sol, c'est bon signe : c'est pour embarquer dans la voiture et aller promener. Mais là, ça va faire vingt fois que nous empruntons l'ascenseur ou les escaliers juste pour sortir par le garage pour ma sortie "hygiénique". Chaque fois je me dis "Cette fois-ci, c'est la bonne !" et chaque fois c'est tintin pour la bagnole. Y a de quoi déprimer, non ?

J'avais quand-même eu des doutes les premières fois parce qu'au lieu d'emprunter le long couloir qui, après quelques coudes et portes coupe-feu débouche dans le garage, on m'avait entraînée dans l'autre sens, à travers d'autres couloirs et d'autres portes pour aboutir à un escalier qui remontait au rez-de-chaussée de l'autre entrée du bâtiment.

Je n'imaginais pas que le monde souterrain de l'immeuble était si vaste et complexe avec ses airs de bunker sinistre.

Vivement qu'on revienne à la normale et qu'on sache comment on vit et que garage égale départ vers les grands espaces !


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25 janvier 2018

Patience et longueurs de mots

 

Vous vous rappelez ma méthode de stretching ?

Comme je sors cinq fois par jour, il y a des moments où c'est un peu gros d'évoquer le manque d'assouplissement, alors, j'ai un autre truc :

Au moment où mon promeneur s'empare de mon harnachement pour me le passer, moi je m'empare de mon chiffon et je viens le lui secouer sous le nez. Il essaie de le bloquer avec son pied, mais moi, je détale. Suivant son humeur, il peut me repousser du pied en provoquant mes grognements ou même me poursuivre autour de la table. Parallèlement à ces actions, il émet des considérations sur le propriétaire du chiffon, genre "Non, pas au chien, à papa". Là, c'est bon signe : il accepte de jouer un peu.

Bien sûr, au bout d'un temps, il se rappelle qu'il s'est levé parce que je lui ai signalé qu'il était l'heure de ma sortie et son discours commence à changer genre "Bon, on y va !" et/ou "Allez, viens ici !", les phrases se raccourcissent et le ton se durcit, ça veut dire que la fin du jeu approche.

Quand enfin la phrase se réduit à un mot sec "Ici !" je sais que ce n'est plus le moment de faire l'andouille, sa patience est arrivée à son terme et je m'arrête à ses pieds pour qu'il me passe le harnais.

Juste pour le fun, je plonge encore une fois ou deux mon museau à côté du collier, mais je le surveille du coin de l'œil et si ses mâchoires se crispent, comme par miracle ma tête entre pile dans la boucle. On peut rire, mais il y a des limites, il n'en a pas l'air ainsi, mais il est capable de tout !


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24 janvier 2018

Mercredi

 

Je vous ai raconté mes mardis, c'était bien ?

L'ennui, c'est qu'après le mardi, c'est le mercredi !

Ce jour-là, généralement, mes humains disparaissent aussi. C'est le jour de kiné de ma maîtresse.

Au bout d'environ deux heures d'absence, ils reviennent, mais lui repart presqu'immédiatement. Il rentrera à nouveau un peu plus tard en compagnie de Louise, ce qui n'est pas trop grave, elle a juste un peu tendance à m'étouffer en me serrant contre elle.

Le pire, c'est que mon père biologique l'accompagne et ça, c'est plus dur : dès qu'il entre, malgré que je me rue sur lui pour l'accueillir, lui se rue sur ma gamelle pour bouffer tout ce qu'elle contient. C'est un goinfre papa !

En plus, il choppe toujours mon chiffon et le mâchouille énergiquement, c'est d'un dégueulasse ! On est obligé de le mettre à la lessive après son départ quand ce n'est pas à la poubelle !

Et c'est pas tout ! Après le déjeuner, il s'entête à sauter sur les genoux de mon esclave personnel, on n'est vraiment plus chez soi !

Bon, ça finit par passer, un peu avant cinq heures, ils débarrassent le plancher : mon patron conduit sa petite-fille suivie par son chien au manège et la paix revient jusqu'à la semaine suivante. Sauf imprévu, et l'imprévu, c'est pas ça qui manque!


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23 janvier 2018

Poule mouillée !

 

L'autre jour, à 19h pile, je joue ma petite horloge parlante habituelle.

Mon esclave quitte en grommelant son poste de travail, revêt sa pelure Geographical Norway, si, si, c'est la marque du truc, se coiffe de sa casquette, me passe mon harnais et accroche ma laisse.

Nous traversons le hall de l'immeuble et nous retrouvons dehors.

Horreur, il pleut !

Lui ne se démonte pas : il relève le capuchon de son manteau par dessus sa casquette : double couche isolante.

Moi, faut bien comprendre : il n'y a aucun lien entre mon horloge interne et ma vessie, je sors parce que c'est l'heure, pas parce que je dois faire pipi.

Aussi, en toute logique,  fais-je immédiatement demi-tour pour échapper à la pluie.

Vous n'allez pas me croire ! Mon promeneur attitré n'a rien compris à l'affaire, il tire violemment sur ma laisse pour me traîner sur la pelouse devant l'immeuble et que s'écrie-t-il sur un ton péremptoire ?

"Pipi !"

J'ai bien compris que si je voulais lui expliquer, je serais bien trempée avant que son cerveau sous-développé fasse "Tilt !". Alors, je me suis accroupie jusqu'au ras du gazon et j'ai fait semblant de pisser.

Match nul, l'honneur est sauf des deux côtés...


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22 janvier 2018

Contraste

 

Temps favorable ce weekend : mon humain décide de m'emmener les deux jours à mon endroit de promenade favori.

Tandis que la voiture roulant vers cette intéressante destination monte l'avenue de Versailles (ils savent que je passe souvent par là, alors ils lui ont donné un nom royal), je jette un œil par la vitre de gauche. Stupeur : dans le terre-plein central, quelques jonquilles sont déjà en fleur !

J'en ai oublié de crier et de courir pendant quelques secondes.

Pourtant, en arrivant au domaine, y a pas photo (mon accompagnateur n'a pas pris son appareil) : la température extérieure affiche tout de suite 3°C au tableau de bord et quand nous arrivons au bord du bassin de l'orangerie, nous constatons que sa surface est complètement prise par la glace.

Y a plus d'saisons, j'vous dis !


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