Aujourd'hui, ça allait mieux, bien que le ciel ait été couvert, mon promeneur a accepté de m'emmener au domaine. Riche idée parce que dès l'après-midi, on a eu droit à la grêle !

Il a décidé d'aller revoir l'arbre abattu par le vent. Mal lui en a pris : au niveau de la pente la plus forte du raidillon y menant, il a patiné dans la glaise, commencé à glisser en arrière dans la descente et s'il n'avait pas posé les mains au sol, il se serait sans doute étalé de tout son long. Il a fini par arrêter la reculade et repartir dans le bon sens en se décalant légèrement sur la gauche, là où le sol est moins délavé et couvert d'une maigre végétation.

Il a quand même dû essuyer ses gants de chasse sur un tronc pour enlever le plus gros de l'argile tout en marmonnant des remarques à propos de godasses de foot et de "studs" (en français, c'est "crampons", je crois).

Après ça, nous sommes redescendus par la prairie de la chapelle et là il a de nouveau maudit ces chiens (entendez moi) qui vous font patauger dans la gadoue. Faut dire qu'avec ce qui a dégringolé j'entendais ses pompes faire de grands bruits de succion au fil de ses pas, cette pente herbeuse est particulièrement gorgée d'eau.

Le soir, Emilie est effectivement venue souper, seul bémol, elle aussi avait amené mon père qui était seul à la maison, le reste de la famille étant au carnaval de Binche.

Le plus dur, c'est que demain, Louise débarque pour toute la semaine : c'est congé de carnaval ! Ça va être du sport !