Bon, nous y sommes !

La fin de semaine a été agitée. Vous vous rappelez que jeudi, avec l'aide de ma maîtresse, j'avais pu aller me promener.

Le vendredi, elle ne m'a pas vraiment aidé : elle avait pris rendez-vous chez le médecin (qui est une médecine, mon bipède adore les médecines). Ils y sont allés tous les deux, puis, dans la foulée ils sont repassés par la pharmacie (mon bipède adore les pharmaciennes, surtout Marlies), du coup la promenade m'est passée sous le nez.

Compatissante, ma maîtresse a décidé qu'elle n'avait pas besoin de mon promeneur le samedi matin (contrairement à la soirée où il devait la conduire au théâtre avec Emilie voir un truc avec un certain Berléand que je ne connais ni des lèvres ni des dents, comme dirait cette Folle dont ils parlent parfois) et il a bien été obligé de me sortir.

Aujourd'hui, ils m'ont trompée outrageusement : vers huit heures trente, ils m'ont embarquée dans la voiture et vers onze heures après que j'aie poussé bien des lamentations, ils m'ont débarquée à Wissant, par un froid de canard et un vent d'enfer (ce dont je me fous pas mal soit dit entre nous), un patelin du Pas-de-Calais ou la plage est interdite aux chiens, même tenus en laisse. Si, si, c'est écrit en toutes lettres en français, anglais et allemand.

Le petit séjour commence bien ! Je hais les vacances ! (mon bipède promeneur aussi, je dois le reconnaître).