Je vous l'avais dit que mon promeneur ne serait jamais à court de prétextes pour échapper à son devoir.

Figurez-vous qu'il vient de s'en trouver un supplémentaire : il va chez le kiné maintenant !

Et, plus précisément, chez une kiné, comme de bien entendu ! Charlotte qu'elle s'appelle. Je parierais bien que c'est encore une de ces gamines qui ramène sa fraise à la moindre occasion. Comble, elle lui tripote le genou ! (Pourvu qu'elle ne confonde pas avec son crâne, mouarf mouarfff !)

Et c'est pas tout !

Cet après-midi, une voisine amie de ma maîtresse appelle au téléphone. Je n'entends pas ce qu'elle demande (pourtant, j'ai l'oreille fine), j'ouis par contre parfaitement ce que ma maîtresse répond :

"Mais ne t'en fais pas, il n'y a pas de problème, mon mari va t'accompagner, il t'attendra dans le hall d'entrée !"

Et voilà mon promeneur qui enfile sa veste et quitte l'appartement, sans moi !

Et, regardant par la fenêtre de la cuisine, qu'est-ce que je vois défiler sous mes yeux écarquillés ?

MON esclave personnel ! Il tient ferme la laisse d'un épagneul breton et est accompagné d'une créature à la démarche hésitante, une demoiselle Parkinson ou quelque-chose du genre si j'ai bien compris...

Je me demande si j'ai vraiment bien réussi mon dressage, va falloir resserrer les boulons, nom d'un chien !