Comme vous le savez sans doute, mon promeneur attitré a essayé de me classer dans la famille des chiens de prairie. C'est facile de faire de l'humour aux dépens d'un pauvre animal sans défense. Mais j'en ai autant à son service, jugez pluitôt...

Hier, dans notre bonne ville, c'était journée sans voitures. Ils sont fous ces Brusseleirs ! Et comment mon chauffeur/promeneur allait-il m'emmener,  hein ?

Alors, comme chaque année en pareil cas ils ont décidé de quitter cette ville de dingues et comme (presque) à chaque fois, nous avons parcouru deux cents kilomètres en voiture pour débarquer à Wiesembach et nous promener dans les bois en attendant le repas de midi.

Parce que si je suis un chien de prairie, lui, ben c'est un homme des bois !

Comme la majorité des couples nous avons des caractères opposés : à moi les espaces ouverts, l'ivresse des étendues libres, la liberté, la lumière; à lui les lieux sombres, les voies tracées, les espaces structurés, la petite vie bien cadrée.

Avant de se moquer de moi, il ferait mieux de se regarder, petit-bourgeois va !