Lorsque, comme aujourd'hui, le soleil commence à cogner dès le début de la matinée, mon bipède gare la voiture au bord de la grande prairie, me libère et, après avoir refermé les portières, il traverse la prairie jusqu'à la seconde rangée de hêtres pourpres. Aux environs de neuf heures trente, le soleil se trouve presque aligné avec cette succession d'arbres, ce qui projette au sol un bande quasi continue d'ombre (sauf au pied de l'un ou l'autre individu resté malingre).

C'est dans cette zone ombragée qu'il se déplace pendant que je me dégourdis les pattes dans la prairie (l'est pas si con qu'il en a l'air finalement) c'est aussi dans cette zone que subsiste malgré la sècheresse un tapis d'herbe encore verte.

Habituellement, il progresse jusqu'à la haie qui clôture l'endroit du côté des studios de VTM et fait demi-tour pour rentrer par le même chemin. Mais aujourd'hui, il s'est arrêté devant l'entrée du jardin japonais. Il ne voulait pas réveiller quatre dormeurs enfouis dans leurs sacs de couchage dans la dite zone d'ombre.

Nous avons donc traversé le jardin japonais où, incidemment, nous avons constaté que l'entrée du terrier (supposé de blaireau) avait été obturée par des pierres puis nous sommes rentrés à l'ombre de l'autre rangée de hêtres pourpres.

Je croyais que dans notre pays le camping sauvage était interdit mais mon promeneur à l'esprit chicanier a posé une question intéressante : "Un mec dans un sac de couchage peut-il être considéré comme un campeur sauvage?"

Je vous laisse vous pencher sur la question, il fait trop chaud pour que j'y réfléchisse moi-même !