17 février 2019

En voiture Simone !

 

Hier, contrairement à aujourd'hui, nous ne sommes pas allés courir dans les prairies du domaine des trois fontaines.

Nous sommes partis en voiture.

La voiture, sur les autoroutes, ça va : je m'allonge sur la banquette et bercée par le ronronnement régulier du moteur, je m'assoupis. Pareil pour ma maîtresse.

Là où c'est moins drôle, c'est quand mon chauffeur (et j'ai l'impression qu'il s'ingénie à en trouver) emprunte des petites routes sinueuses ou traverse des patelins remplis de ronds-points en changeant régulièrement de régime moteur : je suis ballottée d'un côté à l'autre et ça m'énerve, alors je rouspète, je grogne et là, c'est eux qui n'aiment pas ça.

Hier, ils sont allés à Chimay manger le menu Saint-Valentin de la Ferme des 4 Saisons (pendant ce temp-là, ils m'abandonnent dans la voiture où je dors dans mon panier sur le siège arrière).

Je me demande bien pourquoi ils se sont crus obligés de faire ça, vu que le jour même de cette fête stupide, ils avaient déjà englouti des noix de Saint-Jacques en carpaccio, du foie gras mi-cuit et du homard, le tout arrosé de Champagne rosé (et après, mon bipède dit qu'il dort mal, soi-disant parce que je me collerais contre son estomac dans le lit).

Ce bipède, il parle en conduisant. Je me demande bien à qui il s'adresse vu que son binôme s'endort dès que la voiture démarre. C'est comme ça qu'en arrivant à Chimay il a déclaré "Tiens, Chimay est jumelé avec Conflans-Sainte-Honorine !" et après un instant (est-ce que par hasard il aurait réfléchi ?) "C'est vrai que ces patelins sont chacun à un bout de l'Oise".

J'ai pas répondu, qu'est-ce qu'il veut bien que ça me fasse ! Moi ce qui m'intéresse, c'est quand on va bien pouvoir aller se promener dans la forêt de Chimay, parce que ça commence à bien faire ce trajet en bagnole !


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09 février 2019

C'était téléphoné

 

Comme vous l'aurez sans doute appris sur le blog personnel de mon secrétaire qui ferait mieux de s'occuper de moi plutôt que de  balancer des âneries sur la place publique, nous avons déménagé voici quelques mois.

Comparé au rez-de-chaussée, le quatrième, je peux vous le dire, c'est pas pratique du tout !

Déjà, on ne voit rien de ce qui se passe sur le chemin devant l'immeuble donc, aucune raison d'aboyer sur tout ce qui bouge, vu que rien ne bouge !

Ensuite, il y a l'ascenseur ! C'est une boîte avec un couvercle vertical qui poduit des bruits bizarres avant de commencer à se mouvoir et qui continue à en produire pendant qu'elle se meut (la vache !). Je ne suis d'ailleurs pas certaine de ce qui se déplace là-dedans : l'ascenseur ou l'immeuble ? Tout est relatif comme le disent aussi bien Einstein que le prof de grammaire.

Mais passons...

Au rez-de-chaussée, on sonnait assez peu à la porte parce que si on attendait de la visite, mes bipèdes voyaient souvent arriver les visiteurs et ouvraient les portes avant que ceux-ci ne sonnent.

Ici, c'est bernique : tous ceux qui viennent doivent sonner, ce qui me permet de donner un concert d'aboiements entre le moment où ils sonnent et celui où ils débarquent dans l'appartement. Grâce à l'ascenseur (un seul pour dix-neuf appartements) j'ai souvent le temps de sortir une œuvre en plusieurs mouvements !

Alors, mes cohabitants ont inventé une astuce : ils demandent aux visiteurs de les appeler sur leur téléphone pour éviter d'utiliser la sonnette et déclencher une nouvelle et brillante (qui qu'a dit "bruyante" ?) interprétaion de ma part, les salauds !

Mais t'inquiète, j'ai eu vite compris la manœuvre et maintenant, j'aboie dès qu'un des téléphones sonne, on n'est jamais assez prévoyant !


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08 février 2019

Je suis sur les dents

 

Hier, dans ma course à travers la prairie à la recherche d'un bâton pour mon accompagnateur-majorette, je suis tombé sur un truc bizarre.

À un bout, ça avait l'air d'un bâton classique, mais à l'autre, il y avait un enchevêtrement de tiges.

Ce sont des racines ! m'a soufflé mon bipède.

Donc, ce truc ressemblait à une massue avec un bout plus lourd et plus volumineux.

Mon promeneur semblait pouvoir le balancer plus loin que les bâtons habituels, il n'a pourtant pas la stature d'un champion olympique du lancer de marteau ! Mais bon, ça me faisait courir un peu plus que d'ordinaire (faut bien que j'élimine tout ce que je leur extorque comme bonbons).

En plus, celui-ci avait encore son écorce, j'adore en arracher une partie à belles dents chaque fois que je ramasse le bout de bois.

Mais à la fin de la promenade, il y avait un truc qui me gênait dans la bouche et j'ai eu beau secouer la tête, gratter entre les dents avec mes griffes, rien n'y faisait.

En rentrant à la maison, mon bipède à dit à sa comparse "Je crois que le chien (c'est dingue cette manie qu'il a de nier ma féminité) a un truc de coincé dans sa gueule..."

Ma maîtresse m'a emmenée dans la salle de bain (de toute façon, j'y vais après chaque grande sortie pour me rincer les pattes), elle m'a ouvert la bouche et en a retiré un lambeau d'écorce qui y était resté coincé en travers. Et pour la première fois de ma vie, j'ai eu droit à un brossage de dents !

C'est marrant, ça gratouille !

Faudra que je pense à remettre ça...


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07 février 2019

Transport

Aujourd'hui,  nous sommes allés au domaine des trois Fontaines.

Compte-rendu du voyage aller :

Chouette ! Il me met mon harnais de sport ! Faut que je lui montre mon enthousiasme...
 - Câline, bordel, t'as pas fini de sauter comme une puce? Je vais encore te marcher sur une patte !
Tiens, ça sent bizarre dans l'ascenceur, je renifle quoi sur le sol, près de la porte ?
 - Assis ! Tu vas déclencher la sécurité et on va être bloqués !
Bon, il ne va pas directement au garage, je vais l'y traîner de force ventre à terre.
 - Tu vas faire pipi avant de monter en voiture, oui ou non ?!
Mais c'est qu'il tire comme un fou sur ma laisse... Ouais, bon, voilà ! Comme si ça venait à un quart d'heure au bout d'une nuit ! Alors, il se lève ce volet ? Ouais, ça y est, je passe !
 - Mais arrête de tirer comme une dingue, j'peux pas passer dans trente centimètres !
Ah, j'aperçois la voiture ! Ouvre ! Ouvre! Ouvre !
 - Vas-y, saute sur le siège arrière !
Il est con parfois, où veut-il que je saute d'autre ? Et je te détache la laisse et je t'accroche à la ceinture de sécurité, et je referme la portière, et j'ouvre celle de devant, et je m'installe à l'aise... bon, j'arrête l'énumération, on finira bien par sortir du garage. Je vais quand même l'encourager un peu...
 - Tu vas pas commencer ? Tais-toi !
Je vois qu'il apprécie mon soutien, je vais continuer pendant tout le trajet !
 - Non mais, tu vas la fermer ? Couché ! Panier !
C'est vrai que du panier, je peux me dresser pour regarder par la fenêtre si ça progresse. Et ça va pas vite, c'est quoi tous ces énergumènes devant nous, ils ne vont quand même pas tous envahir ma prairie... Je vais les dissuader en aboyant un bon coup...
 - Mais t'es folle ma parole, si tu continues, je fais demi-tour !
Bon, ça va, je vais mettre un sourdine, mais légère, faut pas laisser retomber la pâte...
Allez, plus que trois ronds-points et on y est...
Voilà !
Mais qu'est-ce qu'il fout ?
 - Attends, j'écoute la fin du morceau...
Mais j'en ai rien à foutre de Jean-Sébastien, je vois l'herbe par la fenêtre !
Et c'est pas fini, je le connais, il va falloir replier le rétroviseur (comme s'il y avait un trafic monstre dans ce trou du cul du monde), puis il va empocher ma laisse dans sa parka, enfiler ses moufles (est-ce que j'ai froid aux pattes, moi ?), faire le tour de la bagnole, ouvrir la portière et enfin me détacher. Mais tire-toi, tu bouches la sortie, loempe boer !
Ah, c'est pas trop tôt, à moi les grands espaces !
 - Câline, ici ! ne cours pas sur la rue !
Lui et sa sécurité! S'il avait pas été devant moi, j'aurais pas dû faire un crochet non plus...


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29 janvier 2019

C'est la déprime !

 

C'est même la dépression ! C'est pas moi qui le dis, c'est la météo qui nous sert un temps froid, pisseux et venteux. On peut dire qu'ils ont mis le paquet !

Du coup, pour les grandes sorties, c'est tintin !

Remarquez que pour une fois, je ne jetterai pas la pierre à mon lanceur de bâton attitré, moi-même lors de mes sorties hygiéniques me contente d'un petit pipi vite fait et d'un demi-tour rapide.

Mon bipède aussi semble déprimé. Ce devrait pourtant être le contraire puisque la météo lui fournit des excuses sans qu'il ait à en inventer. Mais autre chose le tracasse : vous vous rappelez qu'au début de ce blog je vous avais dit que dans ma chasse à tout ce qui bouge, je devais me modérer en ce qui concerne les merles...

Eh bien, aujour d'hui, je n'ai plus à m'en soucier : ça fait des mois que je n'en ai plus vu un seul.

Il semblerait que ce soit une sombre histoire de virus Usutu et la disparition massive de son animal totem semble contrarier beaucoup mon bipède. C'est un peu "primitif" comme réaction, non ?


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21 janvier 2019

Sexistes !

 

Tiens, s'exclame mon bipède en consultant sa messagerie, aujourd'hui, c'est la journée internationale des câlins !

Mon sang n'a fait qu'un tour !

Et les Câline, elles comptent pour du beurre ?

Vais m'inscrire aux FEMEN !

Ça sera facile, j'suis déjà à poils...

 

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19 janvier 2019

Foul !

 

Hier, après une interruption de trois jours (la liste des excuses est infinie), nous sommes retournés au domaine.

En retraversant la grande cuvette herbeuse (et givrée comme mon bipède après l'apéro) j'aperçois un autre chien.

De prime abord, j'ai cru que ma copine Mirabelle était ressuscitée.

Mira

Mais à bien y regarder, celui-ci faisait plutôt Golden Retriever que Labrador. J'ai eu tout loisir de l'observer parce qu'il s'était brusquement plaqué au sol le regard fixé sur moi. Il avait dû suivre des cours avec un Border Collie, mais de là à me prendre pour un mouton...

Comme il ne remue pas, je m'approche et je lui aboie un peu dessus, question de voir.

Et là, il se réveille et commence à me courser. Courageuse mais pas téméraire, j'ai galopé me réfugier derrière mon promeneur et c'est lui qu'a ramassé sur sa guibole les vingt kilos lancés à trente à l'heure.

Ça va peut-être arranger son arthrose !

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14 janvier 2019

Pagaille !

 

Depuis la fin du congé de fin d'année, c'est la pagaille ici ! À l'Estaminet où travaille Louise (la sœur de ma bipède préférée) ils rénovent la cuisine. Du coup, Louise travaille dans un autre département de la ferme et elle commence à huit heures plutôt qu'à neuf heures et demie. Alors, pour ne pas devoir se lever vers six heures pour attraper le bus de sept, elle vient loger ici, ce qui lui permet de se lever plus tard et de se faire conduire par mon bipède. Donc, le petit train-train quotidien est complètement déréglé et paraît qu'il y en a pour deux mois !

En dépit de cela, mon promeneur attitré semble avoir pris conscience de se devoirs de propriétaire d'un chien de ma race qui doit pouvoir courir et creuser régulièrement (nous sommes pourtant à Bruxelles où le code wallon du bien-être animal n'est pas d'application). Cela fait cinq jours consécutifs qu'il m'emmène au domaine.

Bon, faut attendre qu'il soit neuf heures passées pour éviter les embarras de circulation, mais pendant ce temps-là, je maintiens la pression en lui grattant la jambe, en geignant à fendre l'âme et en lui faisant des yeux de cocker (la honte, mais il faut ce qu'il faut n'est-ce pas ?).

Hier, au lieu de rester comme les autres jours dans la grande prairie toute plate à l'entrée du domaine, il est allé se garer à l'intérieur et nous avons pu promener au cœur de l'endroit (aujourd'hui ce n'a pas été possible, le chemin d'accès était à nouveau fermé à cause du vent).

Pour éviter qu'il ne la fasse trop courte, j'ai ma technique : c'est moi qui mène la balade et je dois dire qu'il est bien dressé : il suit docilement mon itinéraire. Parfois, entre deux carrefours, comme il n'y a pas de décision à prendre, je me colle derrière lui. C'est agréable de voir comme il est attentif à moi : après quelques pas, il essaie de voir si je suis. Quand il tourne la tête vers la gauche, je me décale un rien vers la droite et s'il le fait par la droite, j'esquive son regard en le faisant vers la gauche, si bien qu'il finit par devoir se retourner complètement pour voir où je me trouve, c'est pas chou ça ?

Revenons à hier. Je l'ai entraîné tout en bas du domaine, le long de la pièce d'eau qui passe sous le pont-grotte. Au bord de l'eau se trouvait le héron habituel. J'ai couru vers lui ventre à terre et, bien sûr, il s'est envolé, le con ! Là dessus, mon bipède s'est mis à m'engueuler ! Il semble qu'il soit contre l'expression des instincts basiques (pourtant, il ne va jamais au cinéma). Après l'engueulade, comme nous étions presque au pied de l'escalier qui remonte vers le niveau supérieur du parc, il a voulu prendre une photo du dénivelé (paraîtrait que quelqu'un l'aurait traité d'habitant du platte land). Je vous dis pas le temps qu'il lui a fallu avec son antique GSM Nokia !

Photo0026

Du coup, pour être sûre qu'il ne m'ait pas engueulée pour rien, pendant ce moment de liberté, je suis vite allée me rouler dans une charogne au parfum relevé. J'ai eu droit à un bis ! ... et à la douche totale avec shampoing en rentrant.


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02 janvier 2019

Rencontre

 

Hier, comme prévu, ils m'ont lâchement abandonnée au profit de ces maudits chats.

Aussi, aujourd'hui, pour se faire pardonner, mon bipède s'est-il cru obligé de m'emmener courir au domaine des Trois Fontaines.

Ça fait plusieurs fois que j'y rencontre un représentant de ma race (normal, me direz-vous : nous, les Jack Russell Terriers, sommes les chiens favoris des Belges (au vu de la réputation de ces derniers, je ne sais pas si c'est flatteur)).

Il a la même robe que mon père (mais non, c'est pas le chien du chevalier d'Eon, je parle de la couleur de son pelage) : blanche tachée de café au lait, d'où son nom : Moka (je parle de mon père, là, pas de la bestiole que j'ai rencontrée dont j'ignore le patronyme). Par contre il est beaucoup plus court sur pattes que papa et même que moi, ce qui fait qu'à la course je le bats facilement, pourtant il se démène grave pour essayer de me semer.

Il est également accompagné d'un bipède qui, coïncidence, se déplace lui aussi moins vite que le mien en vertu du proverbe bien connu "Tel chien, tel maître".

Ce quidam est aussi pourvu d'un bâton, mais contrairement au mien, il ne le lance pas pour que son chien le lui rapporte : il s'appuie dessus pour marcher. Autre différence qui explique pourquoi j'ignore le nom de la bestiole : son promeneur au lieu de le faire revenir quand il cavale trop loin avec moi en l'appelant par son nom, utilise un petit sifflet au son suraigu dont le chien se soucie comme de sa première culotte (pour peu qu'il en ait jamais porté une). Et le mec souffle, souffle dans son instrument ! Peut-être doit-il faire des exercices pour améliorer sa capacité pulmonaire...

Sont bizarres ces humains, leur comportement est assez peu standardisé, faudrait peut-être que je consulte un comportementaliste animal pour éclaircir la question...


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31 décembre 2018

Moi et ma grande g.....

 

Ce matin, comme chaque matin, quand mon bipède entre dans le séjour et frôle mon fauteuil pour atteindre les interrupteurs, je roule sur moi-même pour lui offrir mon ventre à caresser.

Il s'exécute et qu'est-ce-t-y donc qu'il s'exclame ?!?

"Tu es de plus en plus grosse, va falloir te mettre au régime..."

Non mais là, il est gonflé ! Vous verriez son ventre à lui... c'est bon que je ne sais pas utiliser l'appareil photo, j'vous montrerais qui qu'est gros, moi !

Bien sûr, il n'envisage jamais que la mauvaise solution au (prétendu) problème : le régime !

C'est évidemment pas lui qui va me conseiller de faire plus de sport, c'est plus facile de rogner sur ma pitance que de m'emmener courir dans la nature, feignasse va !

Mais voilà-t-y pas que vers dix heures, à son retour de chez Colruyt, il demande à son binôme "Je ne devrais pas sortir le chien ?"

Parfois, je me demande s'il ne m'entend pas penser, il a des côtés inquiétants.

Toujours est-il que nous nous sommes équipés et qu'il m'a emmenée courir.

À la fin de chaque promenade, quand je remonte dans la voiture, il sort quelques friandises de sa poche (plus exactement d'un sac qu'il a en poche). Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il me fait ? Il me balance le sac vide sous le nez et une phrase dont j'ai horreur : "J'ai pas de bonbons aujourd'hui !"

Merde ! Il a employé les deux méthodes combinées, je ferais peut-être mieux d'arrêter de penser.


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