04 mars 2018

Ouais !

 

Il pleut maintenant...

Mais ce matin, il faisait soleil, aussi ai-je décidé de faire le grand jeu : lamentations avec tremolos, yeux de cocker (la honte), course autour de la table, grattage de son genou... et ça n'a pas raté, il s'est levé en maugréant et a transféré ses semelles de ses chaussures vers ses godasses, c'était gagné !

Il m'a donc embarquée dans la voiture pour ma destination favorite (après Aldeburgh dans le Suffolk).

Au domaine, la neige avait presque totalement disparu, mais le sol était encore gelé.

J'ai tout de suite compris au début de la promenade qu'il n'avait pas son entrain habituel : il ne quittait pas les chemins balisés et avait le pas un brin hésitant, mais il sait là-contre comme ils disent par ici : quand il a les pieds de plomb il utilise une méthode personnelle que je reconnais au rythme de son souffle, pour s'obliger à prendre une cadence, il se fredonne en dedans une marche militaire. 

Comment ? Non, il n'a pas fait l'école militaire, il était planchette au premier régiment d'artillerie et vous allez comprendre pourquoi il n'utilise pas la marche de son propre régiment : trop difficile à mémoriser !

De toute manière, il a le choix il a fait six mois à l'artillerie et six autres dans le labo du service de réception de l'armée dans les locaux de l'école militaire.


 

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03 mars 2018

Rien ne va plus !

 

Tout se ligue contre mes promenades : il vente, il neige , il gèle, il pleut (et ça fait du verglas).

Et comme si ça ne suffisait pas, vendredi mes bipèdes sont retournés chez leur médecin(e) moralité : trachéite, laryngite, etc... L'alibi idéal pour ne pas sortir.

Aujourd'hui, le temps a commencé à se réchauffer, du coup je m'étais dit que peut-être l'après-midi...

Mais bernique ! Depuis onze heures, mon promeneur parcourt l'agglomération à la recherche de polyphane destiné à la réalisation du jeu d'échec de ma maîtresse. Il a fini par en dégoter à Woluwé-Saint-Lambert.

Pour lundi, ils m'ont déjà avertie que la bagnole devait aller à l'entretien.

Pour demain, ils n'ont encore rien trouvé, mais je leur fais confiance !


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01 mars 2018

Abracadabra, sacacaca !

 

Ce matin, mon promeneur attitré a été victime d'un gag que j'hésite à vous narrer. Sous ses dehors "bon enfant", il est un peu susceptible et tout à fait capable de se foutre en rogne pour un rien.

Mais tant pis, je m'y risque quand même, je ne voudrais pas que vous manquiez ça. De toute façon, il ne me privera pas de grande sortie au domaine, on n'y va déjà pas à cause du vent glacé qui balaie le paysage.

Donc, ce matin (oui je l'ai déjà dit, mais vous devez mériter ma petite histoire), en remontant la rue du Knijf, je m'accroupis sur une rosace de pissenlit (taraxacum rudelaria) pour l'orner d'un bronze tout chaud et même fumant, eu égard à la température locale.

Par mimétisme sans doute, mon accompagnateur lui aussi s'accroupit (en réalité, depuis son aventure en L3-L4, on lui a conseillé de plier les genoux plutôt que le dos) extrait du dérouleur ad hoc un sacacaca d'un discret vert pomme et cueille d'une main experte l'œuvre d'art précitée, retourne les bords du sac, en fait une torsade et termine par un nœud bien serré.

Conscient que mes efforts valent bien une récompense, je lui fais le coup du chien qui a besoin d'un petit réconfortant et il plonge sa main dans la poche qui contient le sacabonbons. Dans la poche, ça va, mais dans le sac, son gant de soie (en provenance directe des soldes chez Décathlon) l'empêche de puiser facilement dans le sac plastique un peu fripé par un usage intensif. Il enlève donc son gant gauche, transférant celui-ci dans la main droite qui enserre déjà le sacacaca et la poignée de la laisse. Il puise une friandise et me la donne puis remet son gant et on redémarre... sauf que dans la manœuvre, le sac vert a glissé le long du gant de soie et a atterri silencieusement sur le trottoir. C'est le bruit de l'explosion du sac quand il a posé le pied dessus qui a éveillé son attention et ses récriminations tandis qu'il reramassait mon chef d'œuvre avec un autre sacacaca :

"Rontudjû ! Je me doutais bien que la fin de mon existence ne serait sans doute pas très plaisante, mais que je finirais en ramasseur de merde de clebs, j'y avais pas vraiment pensé... Vie de merde, va !"

Moi, dans ces cas-là, je fais celui qui n'est au courant de rien et je tire un bon coup sur ma laisse, question de ne pas continuer à se les geler alors qu'il fait bien chaud à la maison.


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28 février 2018

Laisse aller, c'est une valse !

 

Nous sommes rentrés et j'ai repris mon petit train train quotidien. Aussi, ce matin, après le petit-déjeuner suis-je sortie avec mon promeneur solitaire pour mon premier petit dérouillage hygiénique. La routine, quoi !

Je l'ai emmené par le clos du Lodaal jusqu'au bas de la rue du Knijf. Là, je me suis arrêtée net car j'ai repéré dans le parc de l'autre côté de la rue de la Tour Japonaise un autre chien.

Comme vous le savez peut-être, il y a deux races de chiens : 

  • les Jack Russell
  • les pas Jack Russell

Celui-ci appartenait à la deuxième catégorie. Une bestiole brunâtre aux babines pendantes et aux oreilles de  même tendance, au point qu'il aurait pu marcher dessus s'il n'avait pas fait un bon 70 cm au garrot. Il était accompagné d'un homme, fort occupé à ramasser et à déposer dans un sac à provisions les brindilles de bois mort  jonchant la pelouse.

Contrairement à moi (et en parfaite contravention avec le règlement de police de notre bonne Ville de Bruxelles), il n'était pas tenu en laisse. Aussi, quand il m'a lui aussi repérée, s'est-il précipité vers moi dans Dieu sait quelles intentions, intentions dont je ne saurai jamais rien puisqu'au moment où il a traversé la rue, une camionnette l'a envoyé deux mètres plus loin heurter de la tête le pare-choc d'un véhicule en stationnement. Il s'est néanmoins relevé et est disparu en courant vers le haut de la rue, poursuivi par son propriétaire qui le rappelait à grands cris.

J'ignore comment les choses se sont terminées pour lui parce que dès qu'il s'était mis à courir vers moi, j'avais déjà entamé un prudent demi-tour.

Et Célestine qui trouve que les laisses sont des instruments de torture ! Je me demande... boucle-t-elle sa ceinture de sécurité en voiture ?


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27 février 2018

Un garçon dans le vent

 

Je vous ai laissés sans nouvelles, mais c'est pas ma faute, demandez à mon secrétaire :

"Grmbl, grmbl, et vive la Côte d'Opale, son climat polaire, son Wifi cacochyme, son poisson surcuit, ses établissements fermés, grmbl, grmbl !"

Bref, je crois qu'on ne retournera plus de sitôt au Cap Blanc Nez (mais il dit ça chaque année, il n'est pas très fiable : il se fâche tout rouge et puis... il oublie).

Côté promenade, ça n'a pas été la joie, faut dire que même moi je trouvais qu'il faisait un peu frais lors de mes sorties "hygiéniques".

Aujourd'hui, sur le chemin du retour, mon promeneur a fait un effort : il a garé la voiture au Cap Blanc-Nez, ma maîtresse est restée dedans, elle avait un rhume carabiné, même qu'on a dû faire une descente chez la pharmacienne locale, et nous sommes partis, lui et moi pour un petit tour du sommet de la colline au pas de charge. Déjà quand il fait beau, ça souffle, mais là, c'était le bouquet. Ça caillait tellement que j'ai à peine jeté un œil, sans ralentir ma course, sur le pays d'origine de ma race qu'on distinguait pourtant très bien en face.

Je crois qu'ils en avaient soupé du coin parce que ma maîtresse a dit "Et si au lieu de chercher un truc ici pour ce midi on rentrait par Nieuport ?". C'est là que pour la première fois en trois jours on m'a détachée de ma laisse et que j'ai pu courir volle petrol sur la plage. C'était pas trop tôt, j'en pouvais plus !


 

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25 février 2018

Des hauts et des bas

 

Bon, nous y sommes !

La fin de semaine a été agitée. Vous vous rappelez que jeudi, avec l'aide de ma maîtresse, j'avais pu aller me promener.

Le vendredi, elle ne m'a pas vraiment aidé : elle avait pris rendez-vous chez le médecin (qui est une médecine, mon bipède adore les médecines). Ils y sont allés tous les deux, puis, dans la foulée ils sont repassés par la pharmacie (mon bipède adore les pharmaciennes, surtout Marlies), du coup la promenade m'est passée sous le nez.

Compatissante, ma maîtresse a décidé qu'elle n'avait pas besoin de mon promeneur le samedi matin (contrairement à la soirée où il devait la conduire au théâtre avec Emilie voir un truc avec un certain Berléand que je ne connais ni des lèvres ni des dents, comme dirait cette Folle dont ils parlent parfois) et il a bien été obligé de me sortir.

Aujourd'hui, ils m'ont trompée outrageusement : vers huit heures trente, ils m'ont embarquée dans la voiture et vers onze heures après que j'aie poussé bien des lamentations, ils m'ont débarquée à Wissant, par un froid de canard et un vent d'enfer (ce dont je me fous pas mal soit dit entre nous), un patelin du Pas-de-Calais ou la plage est interdite aux chiens, même tenus en laisse. Si, si, c'est écrit en toutes lettres en français, anglais et allemand.

Le petit séjour commence bien ! Je hais les vacances ! (mon bipède promeneur aussi, je dois le reconnaître).


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23 février 2018

Ouf !

 

Hier, je suis enfin allée courir aux Trois Fontaines... grâce à ma maîtresse !

Pas que ce soit elle qui m'y ait emmenée, non, simplement, mon promeneur attitré après un lundi courses, un mardi atelier, un mercredi kiné avait encore réussi à dégoter une bonne raison de s'abstenir le jeudi : Héliette, la voisine du sixième atteinte de macula, devait descendre vers dix heures faire des photocopies, remplir un virement et envoyer des documents par courrier postal.

C'est là que ma bipède a déclaré à son conjoint qu'elle pourrait s'en occuper elle-même.

Du coup, il n'avait plus d'excuse pour échapper à son devoir et il m'a embarquée pour la promenade. En grommelant comme à son habitude, mais je m'en fous, je couvre ses bruits de fond par mes petits cris d'impatience, ça lui fait les pieds !


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20 février 2018

Pour Berthoise

 

Bon, comme Berthoise n'a pas accès à Facebook (on croit rêver), je lui montre les photos des plats.

Vous n'êtes pas obligés de regarder, hein !

Mais bon...

emi1

emi2

emi3

emi4

emi5


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19 février 2018

Finalement...

... je n'y suis pas allée à cette petite bouffe en famille.

Je ne vous dis pas ce qu'ils ont trouvé comme explication : y en a un qui n'aurait pas compris que l'autre lui avait dit de m'emmener, tout à fait le genre "C'est pas moi, c'est l'autre !

Et, comme prévu, ils ne m'ont rien rapporté, c'était trop bon, alors  on ne m'a rien laissé et, par voie de conséquence rien rapporté, rien, en dehors de... Louise ! Louise et une grande part du gâteau au chocolat de sa sœur, mais parraîtrait que le chocolat, c'est toxique pour moi. Si ça c'est pas juste pour me narguer...

C'est qu'aujourd'hui, la STIB était en grève partielle et comme la gamine devait commencer son stage au restaurant de la Ferme des Pilifs, pour ne pas prendre de risque, comme c'est à deux pas d'ici, elle a logé chez eux et mon boss l'y a déposée ce matin et récupérée ce soir. Autant dire que la journée a été chargée.

Je n'ai pas revu Louise, mais en rentrant ce soir ils ont dit que ça s'était bien passé pour elle.

Nouvelle semaine bouchée en perspective. Demain c'est atelier soie et mon promeneur est réquisitionné pour des courses en matinée. Puis, il y aura le kiné, et un tas de trucs, y a même une ancienne collègue de mon bipède qui les a embrigadés pour un resto vendredi midi.

Même maintenant, au lieu de m'accompagner au dodo, il raconte ma vie sur le net !

Ouais, là, c'est quand même un peu ma faute, je dois bien l'avouer...


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18 février 2018

Comment tu t'appelles ?

 

Il y a une chose que nous partageons avec les humains : nous ne choisissons pas nous-même notre nom !

(Oui, je sais que je l'ai déjà signalé le 28 décembre de l'an dernier, c'est pour étoffer un peu...)

Et la conséquence n'est pas toujours très réjouissante, pour nous en tout cas.

Ainsi, un de mes frères, le spécialiste de l'attaque au mollet, s'appelle Pilou, comme le tissu de la chemise de William Sheller !

 Mais il y a pire, si, si !

Ma mère, la pauvre, ils l'ont appelée comme Heinrich Ignaz Franz von :

Biber !

Quand on sait qu'ici, avoir le bibber c'est trembler comme une feuille de peuplier et que la danse de Saint Guy c'est la bibberdanns, y a de quoi avoir peur. Et n'essayez pas de me dire que ses proprios n'en savaient rien : mon œil ! Ce sont des Flamands !


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