27 février 2018

Un garçon dans le vent

 

Je vous ai laissés sans nouvelles, mais c'est pas ma faute, demandez à mon secrétaire :

"Grmbl, grmbl, et vive la Côte d'Opale, son climat polaire, son Wifi cacochyme, son poisson surcuit, ses établissements fermés, grmbl, grmbl !"

Bref, je crois qu'on ne retournera plus de sitôt au Cap Blanc Nez (mais il dit ça chaque année, il n'est pas très fiable : il se fâche tout rouge et puis... il oublie).

Côté promenade, ça n'a pas été la joie, faut dire que même moi je trouvais qu'il faisait un peu frais lors de mes sorties "hygiéniques".

Aujourd'hui, sur le chemin du retour, mon promeneur a fait un effort : il a garé la voiture au Cap Blanc-Nez, ma maîtresse est restée dedans, elle avait un rhume carabiné, même qu'on a dû faire une descente chez la pharmacienne locale, et nous sommes partis, lui et moi pour un petit tour du sommet de la colline au pas de charge. Déjà quand il fait beau, ça souffle, mais là, c'était le bouquet. Ça caillait tellement que j'ai à peine jeté un œil, sans ralentir ma course, sur le pays d'origine de ma race qu'on distinguait pourtant très bien en face.

Je crois qu'ils en avaient soupé du coin parce que ma maîtresse a dit "Et si au lieu de chercher un truc ici pour ce midi on rentrait par Nieuport ?". C'est là que pour la première fois en trois jours on m'a détachée de ma laisse et que j'ai pu courir volle petrol sur la plage. C'était pas trop tôt, j'en pouvais plus !


 

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25 février 2018

Des hauts et des bas

 

Bon, nous y sommes !

La fin de semaine a été agitée. Vous vous rappelez que jeudi, avec l'aide de ma maîtresse, j'avais pu aller me promener.

Le vendredi, elle ne m'a pas vraiment aidé : elle avait pris rendez-vous chez le médecin (qui est une médecine, mon bipède adore les médecines). Ils y sont allés tous les deux, puis, dans la foulée ils sont repassés par la pharmacie (mon bipède adore les pharmaciennes, surtout Marlies), du coup la promenade m'est passée sous le nez.

Compatissante, ma maîtresse a décidé qu'elle n'avait pas besoin de mon promeneur le samedi matin (contrairement à la soirée où il devait la conduire au théâtre avec Emilie voir un truc avec un certain Berléand que je ne connais ni des lèvres ni des dents, comme dirait cette Folle dont ils parlent parfois) et il a bien été obligé de me sortir.

Aujourd'hui, ils m'ont trompée outrageusement : vers huit heures trente, ils m'ont embarquée dans la voiture et vers onze heures après que j'aie poussé bien des lamentations, ils m'ont débarquée à Wissant, par un froid de canard et un vent d'enfer (ce dont je me fous pas mal soit dit entre nous), un patelin du Pas-de-Calais ou la plage est interdite aux chiens, même tenus en laisse. Si, si, c'est écrit en toutes lettres en français, anglais et allemand.

Le petit séjour commence bien ! Je hais les vacances ! (mon bipède promeneur aussi, je dois le reconnaître).


Posté par Walrus à 15:19 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
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