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Tu parles d'une vie de chien !
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29 juin 2020

Drôle de journée

 
Aujourd'hui, nous avons quitté l'appartement un peu plus tard qu'à l'ordinaire, c'est sans doute pour ça que la promenade s'est déroulée de façon bizarre ("Vous avez dit...").

D'abord, quand nous avons entamé le circuit, un mec tout seul nous précédait de quelques mètres, mais quand nous avons débouché du fouillis de hautes herbes à mi-pente de la colline, il avait disparu ! Ou alors, il s'était transformé en une brunette avec smartphone accompagnée d'un chien.

Comme celle-ci restait immobile à consulter sa machine maudite et à obstruer le passage vers le bas de la colline, mon bipède a décidé de parcourir la boucle dans le sens inverse de celui de notre routine (quasi) quotidienne.

Là, le long du champ de maïs du haut nous avons commencé à rattraper un couple avec bébé : des chinuus comme on dit par ici (à mon avis, c'étaient plutôt des Vietnamiens, mais mon promeneur utilise toujours l'appellation générale qu'il colle  aux asiatiques). La dame portait le bébé et son binome un sac plastique où il collectait les pousses de maïs qui avaient été arrachées et qui avaient séché au sol. Je me demande bien ce qu'il comptait en faire... des cigarettes peut-être ?

Après cette rencontre, nous avons eu une accalmie. Mon bipède marchait au rythme de "Blues March" (bon, sur un tempo plus lent que l'original). Comment je le sais ? Il le fredonne à l'intérieur, mais comme sa caboche est vide, ça fait caisse de résonance.

Le long du champ de céréale (je mets pas de pluriel parce que c'est une monoculture), nous avons de nouveau vu la libellule bleue. Bon, je dis "La" libellule, mais peut-être que ce n'était pas la même, ces bestioles sont moins individualisées que nous les chiens, c'est dur de repérer un individu particulier, surtout en plein vol ! Passons...

Le long du Craetbos, nous n'avons vu personne, mais en débouchant sur le sentier central, nous sommes tombés nez à nez avec une dame accompagnée d'un grand chien beige. Mon bipède m'a empoignée par mon harnais et m'a prise dans ses bras tandis que la dame lui disait "Il n'y a pas de danger, ma chienne est très calme !".

Vous savez pas ce qu'il a répondu ? Je vous le donne en mille !

"Oui mais la mienne a un sale caractère, elle aboie sur tout ce qui bouge !"

J'ai été tellement surprise que j'ai oublié d'aboyer !

T'inquiète, il ne perd rien pour attendre, je ne voudrais pas le faire mentir !


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28 juin 2020

Une photo ?

 
Vous savez quoi ?

Mon bipède a utilisé une de mes photos comme sujet pour le blog du défi du samedi.

Sans même me demander mon avis !

Il est gonflé quand même !

Quoi ? Vous voulez la voir ?

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Évidemment, ça pouvait pas rater, il y a aussi mon père. Avec lui, c'est toujours pareil : dès que mon bipède apparaît, il veut se l'annexer et il se colle à lui !

Parfois, il m'énerve tellement que je dois intervenir et me hisser plus haut que lui.

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Non mais... c'est mon bipède à la fin ! Ou quoi ?


21 juin 2020

Vous avez dit "Bizarre" ?


Depuis jeudi, nous avons repris nos promenades (sauf vendredi parce que c'était kiné pour Madame). Aujourd'hui, nous avons croisé un peu de monde : deux nanas qui faisaient leur petite gymnastique à mi-pente de la montée, un promeneur, trois joggers, une môme et un mec avec deux chiens (deux fois parce qu'ils parcouraient le circuit en sens inverse de nous).

Maintenant, c'est le liseron qui est en pleine floraison et, grâce à la pluie, dans les fissures du fragment bétonné de l'Allée des Moutons, le plantain pousse allègrement.

Bizarrement, le long du champ de céréales qui suit la ferme urbaine, nous avons aperçu par deux fois une libellule à l'abdomen portant des triangles bleus. Elle se posait sur la sente et, quand nous approchions, elle s'envolait pour se poser un peu plus loin, toujours sur la sente plutôt que de se tirer au-dessus du champ, drôle de comportement!

La présence de cette libellule m'étonne, d'où sort-elle ? Il n'y a pas la plus petite mare dans les environs, à moins qu'il s'en cache une dans le creux du Craetbos où nous n'avons jamais pénétré à cause de la densité des broussailles qui le bordent.

Bizarre, bizarre !

Oui, j'ai dit "Bizarre !"


18 juin 2020

Gadoue et limaces


C'est meilleur comme titre ?

En tout cas, c'est parfaitement de circonstance.

Bon, je rigole mais un peu jaune. Je ne la ferai pas longue aujourd'hui : je suis vexée !

Tantôt, le long du Craetbos, là où le maïs ne réussit pas très bien à pousser, sans doute à cause de l'ombre, je me suis lancée à l'assaut d'une bande de ces volatiles noirs dont je ne sais trop ce qu'ils sont : corneilles, freux, choucas ? Je vais demander à mon bipède de se renseigner.

Je le lui demanderai quand je recommencerai à lui parler parce que pour l'instant, je lui bats froid !

Pourquoi ?!?

Parce que lorsque je suis revenue vers lui à la fin de ma poursuite, vous savez ce qu'il m'a dit ?

"Tout bien réfléchi, t'es peut-être bien de la famille des limaces, toi aussi tu cours ventre à terre !"

Attention, le premier qui esquisse l'ombre d'un sourire, je le mords !


17 juin 2020

Ça pousse !


Oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais je vais pas me fatiguer à chercher un titre accrocheur en plus...

Les promenades sont redevenues plus irrégulières : quand c'est pas la pluie ou le kiné, c'est le cœur et ses extrasystoles, quelle nunuche ce mec ! En plus, ils ont pris des rendez-vous un peu partout, question de me pourrir la prochaine semaine.

Bon, ces deux derniers jours, nous y somme allés mais il a une nouvelle pratique maintenant : quand nous arrivons au coin du champ qui suit la ferme urbaine de NOH, il fait demi-tour "Comme ça on reste à l'ombre du Craetbos !" qu'il dit. J'te jure, il fait tout de suite une vingtaine de degrés, une nunuche je vous dis.

Comment ?

Vous ne voyez pas ce qui pousse dans tout ça ?

Ben y a le maïs, les plus hautes pousses atteignent presque un mètre maintenant.

Aujourd'hui, nous sommes allés jusqu'au noyer, ça fait des semaines que nous n'étions plus passés par là. Les noix font presque trois centimètres alors que la dernière fois, elles avaient à peine la taille de groseilles rouges (sauf qu'elles étaient vertes comme maintenant d'ailleurs).

Donc, ça pousse, vous êtes contents ?


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15 juin 2020

Bonne fête papa !


Hier, en Belgique en tout cas, c'était la fête des pères, alors nous sommes allés voir le mien.

Bien sûr, nos bipèdes en ont profité pour faire un grand gueuleton dans le jardin. Nous, nous n'avons eu droit qu'à des miettes mais eux, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller :

  • à l'apéro (champagne) ils ont mangé des maatjes, du melon, de la mousse de truite aux œufs de la même bestiole,  une petite salade tomate et crevettes grises et je passe sur les saucissons, chips et autres saloperies
  • en entrée, avec un petit Chitry blanc (Chitry, c'est dans l'Auxerrois), ils ont englouti des macaronis aux ris de veau (Emilie, ma bipède préférée fabrique des pâtes fraîches mais comme elle n'a pas d'extrudeuse sur sa machine à laminer, elle fabrique les macaronis en roulant des languettes autour d'un petit bâton, tu parles d'un boulot)
  • en plat, carré de cabillaud en croûte de chorizo avec patates vapeur et coulis d'épinards, le tout arrosé d'Auxey Duresse rouge (comme après, il y avait les fromages le fils de mon promeneur en avait amené un magnum)
  • fromages variés dont un des rares Époisses encore au lait cru
  • et le dessert lui aussi réalisé par Émilie : des cylindres de glace à la noisette serrés entre deux macarons avec l'inmanquable Chantilly

Ce qui m'épate, c'est que mon promeneur patenté a refusé le petit godet de rhum agricole de la Martinique, il est pas très bien ces derniers temps (prétexte facile pour échapper à la promenade elle aussi agricole, encore que ce matin, j'y ai eu droit : il avait oublié d'être patraque).

Moi, je n'ai eu droit qu'à quelques morceaux de viande cuite froide que ma maîtresse avait apportés. C'est mieux que mon papa qui n'a droit qu'à un repas par jour (sauf quand je lui rends visite dont il profite pour me voler une partie de ma gamelle).


1 juin 2020

Enfin seuls !


Ben oui, aujourd'hui au cours de notre promenade rurale nous n'avons rencontré absolument personne (personne de la race des chiens et de leurs esclaves bipèdes).

C'était pas le cas hier où je suis tombée sur une meute (ils étaient quand même trois) de bergers malinois, l'un desquels galopait comme un fou dans tous les sens à travers le champ de maïs du haut de la promenade.

J'ai fait semblant de ne pas le voir. Lui aussi m'a snobée, c'est typique des Malinois !

Pour clore les questions sur le foin, je signale que ça fait déjà trois jours qu'il a été ramassé et a disparu de la surface de la prairie. Enfin, disparu... grâce aux techniques modernes de fenaison qui font une rapide part des choses, il en reste assez au sol que pour que ne soit pas perdue la délicieuse odeur chère à l'Adrienne.

Hier, je suis allée voir mon père (Moka qu'il s'appelle) chez lui à Jette. Il y avait toute sa smala y compris ma bipède préférée et les deux chats, Zig et Puce (il y en a une troisième : Léa mais elle vit au deuxième étage, je ne la vois jamais). Mon papa, il a un jardin derrière sa maison et comme il faisait beau on a pu y jouer tous les quatre tout en surveillant nos bipèdes (comme ils faisaient un barbecue et qu'ils mangent salement, on peut toujours espérer récupérer un bout de saucisse...)

Bon, c'est pas de tout ça, l'heure de ma sortie de midi approche, je vais commencer à me rappeler au bon souvenir de mon promeneur, il est vieux et a parfois du mal à se mettre en route, faut l'asticoter un peu.


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