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Tu parles d'une vie de chien !
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25 juillet 2021

Au rapport !

 
Comme promis, j'ai délaissé un moment les taupinières pour aller me faire ma propre opinion plutôt que de faire confiance aux témoignages de témoins du style de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours.

En arrivant, un groupe de promeneurs donnait des trucs à manger aux bestioles et j'ai pu les observer de près. Au retour de ma course dans la prairie, les promeneurs avaient disparu et les chevaux commençaient à descendre vers le fond de la cerisaie d'un pas nonchalant et en broutant par ci par là.

Voici mes conclusions :

  1. Tout le monde avait raison
  2. Le mystère s'approfondit

Dans ce groupe de trois individus de race chevaline, le seul de sexe mâle,

... c'est le poulain !

Mon bipède a refusé de prendre de nouvelles photos sous prétexte qu'après je me fous de sa g... et, encore plus débile, que si jamais il les mettait sut Fesse de Bouc il allait se faire savonner la tête.  Il n'a jamais posté la moindre photo sur ce réseau en dehors de sa photo de profil (où il est de face).

Revenons à nos chevaux !

Avec toutes ces histoires de transgenres on n'est plus sûr de rien de nos jours !

Et bien sûr, vous vous posez comme Boris Vian la question à deux francs cinquante : si ce sont deux femelles, laquelle est la mère ?

Moi je ne veux pas intervenir mais j'ai vu le poulain téter celle qui a la même robe que lui, mais c'est peut-être une nourrice, on voit de tout aujourd'hui !


 

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24 juillet 2021

Photos !

 
Bon, nous y sommes retournés !

Aujourd'hui comme il n'y avait pas de soleil, ces braves chevaux avaient repris leur place favorite le long du mur d'enceinte de la cerisaie.

Pourquoi favorite ? Parce qu'à cet endroit ils peuvent se faire caresser par les promeneurs, surtout les enfants, et que certains matins quand nous sommes là vers 9h30 (ce qui ne risque pas pour l'instant grâce à ces maudits chats) il y a parfois un gusse qui traverse à pied la cuvette pour venir leur apporter des carottes.

Quoi ? Non, ce n'est pas leur propriétaire, leur propriétaire je l'ai déjà vu, c'est un bon vieux gros fermier digne membre du boerenbond qui les attèle parfois non pas à une carriole mais à une sorte de gros traîneau qu'ils promènent ensuite à travers les prairies (et en amochant les chemins).

Bref, nous avons de nouvelles photos, je vous en montre deux :

Vue arrière, la favorite de Madame Chapeau

IMG_20210724_104124

Vue avant, plus classique

IMG_20210724_104242

Voilà, j'espère que vous êtes satisfaits parce que pendant que mon bipède essaie de maîtriser la prise de vue via smartphone (il ne sait pas très bien par où le tenir si bien que si son doigt n'est pas devant l'objectif, il est sur un des boutons, de préférence celui qui éteint la machine ou quelque part sur l'écran, ce qui lance une autre application, bref, ça prend du temps), moi je poireaute ! Bon, aujourd'hui, près du mur il y avait une taupinière toute fraîche, alors j'ai pu creuser pour tuer le temps, mais après, je me suis fait engueuler parce que j'avais de la terre jusque derrière les oreilles !


23 juillet 2021

Rapport de visite

 
"Bon !", avait dit mon promeneur toujours en quête d'une nouvelle raison de râler," allons voir le cul des chevaux ! Et je ne mets pas mes bottines, tu n'auras qu'à ne pas courir dans l'herbe !"

Je signale que c'est pas moi qui ai posé la question et celle sur la photo non plus !

(Vous saviez, vous, qu'à Pâturages, un patelin borain, il y a un quartier du Cul du Qu'Vau ? Ben mon bipède oui : ma maîtresse y avait une copine quand ils étaient jeunes)

Quand nous sommes arrivés au domaine, nous sommes directement allés voir ce qu'il en était à l'entrée de l'enclos des chevaux qui était... vide ! Enfin en apparence parce qu'en regardant bien, nous avons fini par les apercevoir tout au fond de la cerisaie à la lisière du bois. Les chevaux ont beau être stupides, ils arrivent malgré tout à faire la différence entre l'ombre d'un cerisier chétif et celle des grands arbres bordant le fond de leur prairie.

Du coup, pour la photo, c'était un peu râpé, surtout connaissant les performances de la caméra intégrée au smartphone antédiluvien de mon bipède.

Nous avons tenté de nous rapprocher en contournant la cerisaie mais même de derrière le bouquet d'ifs, c'était encore un peu loin. À l'œil nous avons quand même pu constater que ces braves brabançons flamand étaient pourvu d'une queue entière. Sur la photo, c'est moins évident, je vous laisse juge (en cliquant, vous devinerez peut-être le poulain contre le flanc de sa mère dont vous distinguerez la queue avec un peu de bonne volonté) :

IMG_20210723_103053

Nous avons continué la promenade (sans entrer dans la prairie donc) mais à la jonction avec le chemin qui fait le tour du domaine,  nous sommes tombés sur une meute de chiens de races diverses. Pris d'une inspiration subite, mon promeneur a décidé de s'engager dans la trace qui traverse le bois et débouche dans le coin de la prairie qui jouxte le fond de la cerisaie, trace obstruée par quelques troncs d'arbre et des orties aussi grandes que mon bipède.

Une fois là, il a pris une autre photo, mais elle n'est pas beaucoup plus convaincante :

IMG_20210723_103923

Et du coup, il a encore pu râler un peu parce que pour ce faire, il a quand même dû pénétrer dans la prairie et, comme elle venait d'être fauchée, rentrer à la voiture avec des brins d'herbe collés à ses godasses !


22 juillet 2021

Ouf !

 
Aujourd'hui, j'ai bien cru que mon promeneur allait se défiler : en rentrant de chez les chats il s'était débarrassé de son attirail !

Mais c'était simplement pour remplacer ses molières par ses bottines de marche ! Il aurait déjà pu le faire les jours précédents mais il faut le temps que les idées migrent de ses pieds mouillés à son cerveau, il fait un peu diplodocus, si vous voyez ce que je veux dire...

Donc, nous sommes quand même allés au domaine (et comme il avait ses bottines, il a même poussé jusqu'en haut de l'autre prairie de l'autre côté du chemin, là où se trouve la chapelle désaffectée).

En passant le long de la cerisaie nous avons compris le pourquoi de l'absence prolongée du deuxième cheval : ce n'est pas un cheval, c'est une jument et, je ne l'avais pas vu hier mais aujourd'hui si : elle était flanquée d'un poulain.

Mon promeneur attitré n'avait même pas pensé à faire cette hypothèse pour expliquer l'absence d'une des bêtes !

Un diplodocus, je vous dis !


21 juillet 2021

Soulagement

 
Eh bien, ça se passe mieux que prévu : presque chaque jour, quand il rentre de sa visite à ces maudits chats (aujourd'hui, Zig lui a mordu le gras du bras), mon promeneur m'emmène au domaine, malgré que j'aie déjà effectué une sortie "hygiénique" après ma tartine au miel.

Après nous être garés dans le parking derrière l'orangerie, nous empruntons l'allée de hêtres séparant le parking de l'aire de jeux puis, nous tournons à droite pour longer le mur de la cerisaie (le deuxième brabançon, le plus clair et le plus gros des deux, qui avait disparu, a fait sa réapparition).

Arrivés au niveau du bouquet d'ifs, j'entraîne mon bipède dans la prairie en cuvette : il n'y a rien que j'aime autant que courir dans l'herbe !

Lui, il m'y suit en traînant des pieds et en marmonnant. Si, si, je l'entends quand je viens lui faire un petit saut contre la cuisse pour lui montrer ma satisfaction : "Ça me fatigue de marcher dans l'herbe, surtout que j'ai mal au genou... et avec la rosée, je vais encore avoir les pieds trempés !".

On ne peut pas dire que son enthousiasme soit délirant, mais je le connais : ce qu'il aime en réalité, c'est ronchonner et là, il est servi !

Et tandis que je galope, il y va pas à pas en ronchonnant donc.

L'autre jour, il y a même un vulcain (il y a de gros massifs d'orties à l'orée du sous-bois) qui s'est posé sur sa jambe, c'est vous dire la vitesse du mec !


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11 juillet 2021

Bon voyage !

 
Hier soir, ma bipède préférée a débarqué avec toute sa famille : mère, père, sœur et même mon papa qui fait rien qu'à m'embêter en volant mon chiffon et en voulant que mon bipède personnel lui file à lui aussi des bouts de saucisson pendant l'apéro !

Ils sont tous venus souper (ouais, les Français disent dîner, mais je m'en fous, je vis en Belgique) avant leur départ en vacances en Bretagne.

À l'heure qu'il est, ils devraient déjà être du côté du pont de Normandie...

Ce qui est embêtant, c'est que s'ils ont emmené papa, ils ont par contre laissé ces maudits chats à la maison (leur maison, hein, pas ici, manquerait plus que ça, qu'on soit envahis par ces foutues bestioles !). Et que donc, c'est mon promeneur personnel qui doit aller ouvrir et fermer les volets, nourrir les chats, arroser les plantes intérieures et extérieures, si bien que pour mes excursions matinales au domaine des Trois Fontaines, c'est foutu pour au moins trois semaines !

J'ai horreur des vacances, surtout de celles des autres !


7 juillet 2021

À vue de nez

 
Ça fait une dizaine de jours maintenant que dans les haies, les troènes ont commencé leur floraison.

Au début, tu trouves ça agréable, ce petit parfum de miel.

Mais avec le temps, il s'amplifie, devient entêtant et même limite écœurant.

C'est que j'ai l'odorat sensible moi et ce machin s'insinue partout, si bien que même le nez au ras du sol, j'ai du mal à suivre la piste du chien de la voisine !

Pourraient pas tailler leur haies, les voisins, qu'on puisse flairer en paix !


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