Hier, j'ai aperçu mon frère !
Mardi, Louise est venue loger à la maison parce que mon bipède devait la conduire le lendemain matin au manège (une ancienne ferme brabançonne recyclée) prendre un cours d'équitation avant de s'envoler pour quatre jours à Venise avec son tonton et Agata !
Moi, bien sûr, j'ai pas de tonton, ni personne d'autre d'ailleurs, pour m'emmener me gondoler à Venise, mais passons...
Du coup, je n'ai pas pu aller courir au domaine.
Donc, comme mon bipède devait attendre Louise pour la conduire chez elle après sa cavalcade, il m'a emmenée faire un petit tour dans le bois en contrebas. Il m'a dit : "Viens, on va dans le petit bois, petit bois derrière chez moi !" ce Charlot.
En descendant de voiture j'ai aperçu dans la cour du manège un cabot qui ressemblait un peu à papa. Comme je l'examinais de loin, "C'est un de tes frères..." m'a dit mon promeneur. Ça fait des années que je ne l'avais pas vu dis donc. Mais nous ne nous sommes pas approchés, parait qu'il aurait mauvais caractère. Ben zut alors ! Ils sont sûrs que c'est vraiment mon frère, moi qui suis d'un abord tellement agréable...
Donc, nous sommes descendus vers le bois et nous y avons pénétré. Ce bois est situé dans une cuvette qui est un terrain inondable en cas d'urgence pluviométrique. La région flamande signale ce fait en apposant des panneaux d'information à l'orée du bois.
Je me demande si ces panneaux étaient vraiment utiles, on devine facilement la chose en voyant l'état du chemin forestier qui ressemble plus à une rivière de gadoue qu'à un chemin. Je vous dis pas la gymnastique que mon bipède a dû faire pour essayer (en vain) de ne pas s'embourber jusqu'aux chevilles. Et bien sûr, il n'avait pas jugé bon de chausser ses godasses, c'est pas le champion de l'anticipation le mec !
En avant, marche !
Aujourd'hui, pas de domaine des trois fontaines : à Bruxelles, c'est dimanche sans voiture et pour la toute première fois, mon bipède n'a pas quitté Bruxelles pour aller en signe de protestation se promener dans les Cantons de l'Est (faut dire que ses amis restaurateurs à Saint Vith ont fermé l'an dernier).
Alors, il m'a emmenée dans les champs, de l'autre côté de la frontière de la région flamande. Vous vous rappelez les circuits que nous y faisions lors de la crise du COVID ? Non ? C'est ici.
Les choses ont changé là derrière : les traces piétinées qui traversaient les herbes ont disparu faute d'usage et nous avons dû descendre jusqu'au bout de l'allée des Moutons pour rejoindre l'ancien itinéraire. Là, au lieu de prendre à droite pour longer le Craetbos, nous sommes partis tout droit entre les deux champs et nous avons marché jusqu'à un bouquet d'arbres sur la gauche du sentier.
C'est là que nous avons été rejoints par un boxer d'une vingtaine de kilos, sans laisse, évidemment. On apercevait ses promeneurs de l'autre côté du champ avec d'autres chiens. Quand la bestiole s'est intéressée à moi d'un peu trop près, je lui ai aboyé dessus en faisant mine de m'en prendre à ses pattes arrières et il est parti rejoindre son groupe.
Là dessus, mon promeneur à moi a décidé de faire demi-tour "par sécurité" et nous sommes rentrés par la rue de la Tour Japonaise et le clos du Lodal.
Vous pouvez comparer les itinéraires sur l'image (sauf qu'il manque un petit bout au sud sur le trajet retour et que mon secrétaire n'allait quand même pas se fatiguer à refaire une vue).
Moi, ma conclusion de l'affaire, c'est que depuis 2020, mon bipède s'est vachement rouillé les genoux. Mais faut surtout pas le lui dire, c'est que c'est susceptible ces bestioles !
Mon bipède, ce fainéant...
... n'a pas voulu chausser ce matin ses godasses de marche sous prétexte qu'à cause du festival de cuisine asiatique, je ne pourrais pas aller courir dans la prairie habituelle. (En fait, en début de matinée, cette prairie est tout-à-fait accessible et déserte, elle sert de parking pour les visiteurs de la fiesta, visiteurs dont les premiers n'arriveront qu'un brin avant midi).
Tout ça bien sûr pour ne pas devoir changer de chaussures en rentrant.
Nous avons donc garé la voiture derrière l'orangerie et entrepris de faire un petit tour en ne quittant pas les chemins de la propriété.
Mais au moment de boucler le tour en traversant le jardin français devant l'orangerie, nous avons constaté que le mur de grillages bâchés entourant la foire asiatique en obstruait totalement l'entrée.
Comme ce jardin n'est ceint que d'une clôture basse, mon promeneur aurait pu se hisser dessus et redescendre de l'autre côté. Il a prétexté qu'il ne saurait que faire de moi pendant l'opération (alors qu'il aurait pu attacher ma laisse à un des balustres). En réalité, ce vieillard cacochyme a les genoux rouillés, les muscles flapis et le mal des hauteurs à partir de soixante centimètres !
Nous avons donc dû pour rentrer à la voiture sans refaire dans l'autre sens le circuit déjà parcouru, traverser la prairie ceignant l'endroit.
Je vous dis pas l'état de ses chaussures, mouarf !
Un endroit dangereux en plus d'humide cette prairie, mine de rien...
Vous le saviez vous que les lions grimpent aux arbres pour mieux vous tomber dessus ?
Et mon parking ?
Aujourd'hui, en arrivant au domaine des Trois Fontaines, l'endroit où nous garons la voiture le long de la Beneluxlaan est occupé par d'énormes remorques chargées de matériel. On y voit même un grand panneau portant l'inscription "Nooduitgang" (Sortie de secours en néerlandais).
Mon bipède en rentrant de la promenade après s'être débarrassé du kilo de tonte de pelouse collée à ses godasses est allé consulter le calendrier des festivités vilvordiennes. Résultat : le weekend prochain, c'est festival de la cuisine asiatique au parc des Trois Fontaines.
On va encore ne pas pouvoir se balader en paix !
D'autant qu'il y en a qui racontent que par là, ils mangent du chien... le prochain chinûs (comme dit mon bipède) que je croise, je lui mords le mollet, tiens !
PS (comme dit Di Ruppo) : le 26 août, c'était la journée mondiale du chien et devinez quoi ? Mes bipèdes se sont bien gardés de me le dire! À la prochaine journée de l'homme, je leur ferai la gueule, tiens !



