Aujourd'hui, en arrivant au pied du tertre du petit jardin japonais, au lieu de le contourner comme d'ordinaire, mon bipède en a franchi la clôture. Il m'a étonnée, je n'imaginais pas qu'il pouvait encore lever la jambe jusque quarante centimètres. Je l'ai donc suivi (moi, je passe en dessous de cette petite rambarde métallique).
Ça faisait un moment que je n'y avais plus mis les pattes et lui non plus (ben oui, il a des pattes, c'est pas un cheval quand même!). Après quelques mètres sur le petit sentier qui grimpe vers le sommet, nous avons croisé un terrier, un fameux terrier, je vous montre :

Oui, je me suis mise sur la photo, pas pour faire de mon Jan, mais juste pour mieux vous permettre d'appréhender les dimensions de la chose.
En l'apercevant, mon bipède s'est exclamé : "Ou c'est un fameux lapin, un géant des Flandres peut-être, ou c'est un blaireau !"
Du coup, contrairement à ce que semble laisser entendre le nom complet de ma race (voyez le titre) je ne m'y suis pas précipitée : les lapins, ça va, mais les blaireaux, c'est que des grosses brutes au caractère ombrageux ces machins-là !
En arrivant au sommet du monticule, nous avons vu qu'on avait démonté un des petits monuments en pierre, une bande de blaireaux d'un autre genre sans doute (des buveurs de Corona, si j'en juge par la bouteille abandonnée au pied)...

Sur le chemin du retour vers la voiture, nous avons pu constater l'influence néfaste du Tour de France sur les esprits locaux : un peloton serré de Flamands à deux roues se prenant tous pour Wout van Aert (un pédaleur forcené ayant fait ses classes dans le cyclo-cross) a dévalé le sentier. Je n'ai eu que le temps de me jeter dans les buissons pour leur échapper.
Tous des blaireaux, je vous dis !