À bout de souffle
Déjà un gros mois que je n'ai rien publié ici. Tout était normal : sorties régulières, même par temps menaçant et même quelques fois sous la pluie, mon promeneur semblait bien disposé (c'est pourtant pas son genre).
Bien sûr il y a eu quelques jours sans (je veux dire sans grande promenade) pour les motifs habituels. Depuis le reconfinement, les séances d'atelier de ma maîtresse ont disparu, mais elle les a remplacées par des activités médicales, consultations diverses , examens variés, faut bien fournir des excuses à mon bipède (et renflouer la trésorerie du Chirec).
Depuis quatre jours, changement de cap : ma maîtresse nous accompagne au domaine.
Comme elle ne peut parcourir que quelques dizaines de mètres sans s'essouffler, elle se déplace d'un banc à l'autre sur le chemin longeant la cerisaie (là où deux Brabançons, ces énormes bestioles paisibles avec poil aux pattes, se promènent lentement). Pendant ce temps, mon bipède m'entraîne dans la prairie en cuvette. Mais dès que nous nous éloignons un peu trop, je fais demi-tour et galope rejoindre ma maîtresse. Du coup, il me rappelle, mais vous me connaissez : je n'entends rien (enfin, je fais comme si...). Alors, pour me récupérer, il est obligé de gravir la pente qu'il venait juste de descendre. Il n'a pas l'air trop content et il souffle comme un morse, mais c'est en accord avec son pseudo, je ne vois donc pas de quoi il se plaint !








