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Tu parles d'une vie de chien !

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12 octobre 2025

Distance accrue

  

Cette semaine, lundi ma maîtresse avait kiné et mardi peinture sur soie. C'est donc mercredi que nous sommes retournés au domaine. Rien n'a changé sauf qu'on a mis à jour les panneaux sous les signaux d'interdiction de stationner : c'est reparti jusqu'au 18/10.
 

Remarquez que ça n'a pas l'air d'inquiéter les personnes dont les véhicules sont garés malgré tout, mais, une fois n'est pas coutume, mon bipède s'est conformé aux instructions et nous avons continué notre route et nous sommes entrés dans le domaine et avons rejoint le parking derrière l'orangerie en rebondissant sur des pavés dignes de l'enfer du nord et en slalomant entre les arbres entourés d'un peu de terre et de petits rails protecteurs en acier ainsi qu'entre les engins des petits hommes verts de chez Krinkels occupés à entretenir les massifs d'hydrangeas.
 

Si bien que depuis cinq jours j'ai repris des promenades dans les prairies et les chemins du domaine (et il me semble que mon bipède en rajoute une petite couche chaque jour, mais je m'en tape si je peux me permettre...).
 

En rentrant sur la route qui se signale, par les peintures sur son sol, une "Fietszone" (zone vélo) qui est donc partagée entre les voitures et les bicyclettes avec priorité à ces dernières, j'ai remarqué qu'après avoir bitumé la grosse ligne blanche délimitant l'ancienne zone de stationnement, on a tracé un pointillé au badigeon blanc entre deux des bacs nouvellement créés (dans lesquels on n'a toujours rien planté et qui sont maintenant gagné par l'herbe de la prairie) dans quel but ? Qui vivra (jusque là) verra !
 

En attendant, notre trajet a été allongé d'un bon kilomètre. Mauvais pour la planète ça !

 


 

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19 septembre 2025

Ça rebouge !

  

Hier, quand nous sommes arrivés au domaine, le côté de la prairie était agrémenté de signaux d'interdiction de stationner et des gugusses vaporisaient de la peinture sur des pochoirs disposés sur la chaussée.
 

On va bientôt savoir, j'espère.
 

En attendant, j'ai dû aller gambader dans un autre espace herbu, mais comme c'était une grande parcelle située entre deux routes, j'ai dû garder ma laisse.
 

En arrivant au bout de la chose, nous avons traversé la route et je suis tombée nez à nez avec un collègue :

Ouais, il était un peu bouffé aux mites, et taiseux de surcroît, j'ai eu beau lui aboyer dessus, il est restè de marbre (si j'ose dire). Marrant hein ?
 

Autre conséquence, aujourd'hui nous ne sommes pas allés jusque là, nous nous sommes rendus directement chez les Pilifs (enfin, directement... nous avons d'abord dû dégager la route en marche arrière (le Trassersweg elle s'appelle) parce qu'elle était obstruée par un pelleteuse qui chargeait de la terre dans un camion. Oui là aussi il ont entamé des travaux (tout comme dans le clos du Lodal, juste à gauche en sortant de la propriété, et dans l'avenue de Versailles, ce qui nous oblige à faire un grand détour en partant de chez nous).
 

Chez ces Pilifs (où Louise travaille à l'Estaminet), il y a une épicerie - boulangerie où mon bipède achète un cramique le vendredi. Il y a aussi à l'arrière en contrebas un petit bois. Nous y allions souvent quand mon bipède pouvait encore marcher plus longtemps. Et dans ce petit bois, savez-vous quoi qu'y a ?
 

D'étranges assemblages de branches mortes :

Je dois vous dire que les weekends, les Pilifs organisent des tas d'activités pour les enfants (ceux que mon bipède salue d'un aimable "Salut les nains !" et qui répondent poliment "Bonjour Monsieur !").


Demain, on ira peut-être voir ce que les ouvriers ont peint sur la Beneluxlaan (oui, c'est le nom de la route qui longe ma prairie). Je vous dirai tout !

 


 

6 septembre 2025

Ça bouge !

 

La semaine dernière, ils se sont mis au boulot.

Ils ont commencé par creuser à l'intérieur des traits de disqueuse puis à évacuer les débris de macadam et une couche du sol sous-jacent. Puis ils ont posé des bordures en béton et rempli les creux de terre.

Si bien qu'aujourd'hui c'est dans cet état :

Je me demande quand même pourquoi ils ont construit se machin crénelé en rognant sur la largeur de la route déjà étroite juste en face de l'endroit où une rue latérale y débouche !

Y aurait un carrossier dans le conseil communal que ça ne m'étonnerait pas plus que ça !

 


 

 

15 août 2025

Au nord-est rien de nouveau

  

Enfin, jusque hier...
 

Comme il ne se passait rien à la prairie (laquelle se situe au nord-est d'ici), je me disais qu'ils étaient peut-être en train de faire fabriquer un panneau qui annoncerait "Emplacement réservé à Jackie".


Oui, c'était improbable d'autant que la mention aurait dû être écrite en néerlandais, mais on peut rêver hein ?


Mais j'ai définitivement perdu mes illusions quand en sautant hors de la voiture, je suis tombé nez à nez avec un tas de matériel de signalisation de chantier où ne figurait pas le panneau évoqué ci-dessus.
 

Aujourd'hui, le tas est toujours là, mais rien n'a changé, faut le temps qu'ils se mettent en route, je suppose, nous verrons bien la semaine prochaine !

 


 

10 août 2025

Qu'ont-ils encore inventé ?

 

Quand nous avons quitté la prairie il y a trois jours, j'ai aperçu un gugusse muni d'une sorte de jalon surmonté d'un assiette (mon bipède il dit que c'est un localisateur GPS). Il le déplaçait d'endroit en endroit et marquait certains points d'un coup de spray orange fluo, points qui reliés entr'eux formaient une sorte d'entonnoir aboutissant à l'entrée de la prairie dont ils ouvrent la barrière quand ils utilisent la dite prairie comme parking lors de certaines manifestations.
 

Hier, j'ai constaté qu'ils étaient venus entamer le macadam avec une disqueuse et vous savez quoi : le tracé entoure justement l'endroit où nous garons la voiture :
 

Tout ça pour qu'on doive aller stationner ailleurs ?

Ben dis donc, ils ne lésinent pas sur les moyens pour bannir les Bruxellois, à Vilvoorde !

 


 

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30 juin 2025

Tally Ho !

  

Oui, je sais, en français on dit "Taïaut", mais dans le pays d'origine de ma race, on dit "Tally Oh", c'est ce qu'on crie lors de la chasse à courre quand on repère le gibier. Bon, ça ne me concerne pas fort puisque je suis d'une race de terriers, pas de chiens de meute.

D'ailleurs à Southwold (Suffolk) chez Adnams, ils brassent (uniquement en hiver), une bière qui porte ce nom : Tally Ho. Un truc extrastrong qu'on appelle "barley wine", un truc rougeâtre qu'il n'y a que mon bipède pour boire ça avec délectation.

Nous sommes allés plusieurs fois en East Anglia : c'est très chouette comme contrée ! Mais nous n'y allons plus, vous connaissez la tête de mule de mon bipède : il refuse de devoir demander un passeport pour pouvoir se rendre depuis le Brexit dans ce pays ingrat qu'il a honoré de sa présence pendant des années !

N'empêche qu'hier, bien que n'étant qu'un terrier, j'ai quand même poursuivi deux pigeons, mais les pigeons, c'est pas intéressant : ça s'envole en un clin d'œil !

Tandis qu'avant hier, il y avait un couple d'ouettes d'Égypte (ça va toujours par deux ces bestioles-là).  Là, c'est beaucoup plus drôle : quand tu galopes dans leur direction, elles commencent par marcher en rouspétant puis à courir pour finir par s'envoler... pour se poser quelques mètres plus loin. Et là, on peut recommencer. Parfois on fait tout le tour de la prairie comme ça.

Évidemment mon bipède intervient en me criant "Arrête de courir après les ouettes!".

Je ne l'écoute pas bien sûr et j'ai une excuse : il fait la liaison entre "les" et "ouettes", si bien que j'entends "les Zwette" et ça, dans le langage local c'est "les noir(e)s" (comme dans la chanson "Ma lief dat es en zwette, ze komt oët de Kongo" un truc du temps des colonies que mon bipède a bien connu) et comme les bestioles ne le sont pas, noires, je continue ma poursuite.
 

Comment ? Vous ne comprenez pas le brusseleir ? Vous en avez de la chance !

 


 

26 juin 2025

Bizarre

Aujourd'hui, journée bizarre : mon bipède m'a fait sortir tôt pour un petit pipi puis un peu après, ils m'ont enfermée dans leur chambre et j'ai entendu un coup de sonnette puis des voix et des bruits bizarres. Faut dire j'avais déjà trouvé bizarre que mon bipède sorte tout seul comme un grand le lave-vaisselle de son emplacement "pour voir les raccordements" qu'il a dit. Eh bien, tout ce raffut c'était pour remplacer le lave-vaisselle par un nouveau !

Pendant l'opération, j'ai même entendu ma copine Maria (la femme à journée qui vient tous les jeudis matins) arriver et parler portugais avec un des intrus ! On n'est plus chez soi !

Quand les choses se sont calmées, ils m'ont libérée et j'ai pu réclamer des caresses et des "bonbons" à Maria.

C'est alors que mon bipède m'a emmenée un peu plus tard qu'à l'ordinaire galoper dans ma prairie. Mais j'ai pas pu suivre mon parcours habituel : les petits hommes verts de la bande à Krinkels étaient en train de raser la pelouse. Je dis raser parce que c'était pas tondre, la preuve : les bottes de mon bipède n'étaient couvertes que de bouts d'herbe ne dépassant pas quelques millimètres !


En fait de bizarre, j'avais vu un autre truc deux ou trois jours plus tôt : tandis que nous promenions à l'ombre des hêtres pourpres (excepté aujourd'hui, le soleil tapait dur), j'ai vu une dame pénétrer dans la prairie un panier d'osier à la main. Elle s'est accroupie et a sorti du panier trois plumes de pie qu'elle a fichées verticalement dans le sol ! Puis, elle s'est relevée et a continué tranquillement sa route ! Une chamane peut-être ? Ou alors, elle croit qu'on peut bouturer les pies ?


Franchement, le mien n'est déjà pas triste mais y a vraiment des bipèdes bizarres, je vous le dis !

 


 

 

13 juin 2025

C'est pas trop tôt !

  

Figurez-vous que mon bipède avait complètement disparu pendant quatre jours ! Je ne sais pas où il était mais il a refait surface, avec une béquille, comme avant qu'il se tire sauf qu'elle a changé de couleur.

Pendant son absence, c'est ma maîtresse et Louise qui se chargeaient de mes promenades. D'ailleurs Louise a logé ici depuis sa disparition et ça a duré deux semaines avant qu'il commence à m'emmener lui-même pour une sortie un brin raccourcie.

Mais hier après quelques palabres avec sa moitié, il a décidé qu'il pouvait conduire à nouveau et il m'a enfin emmené à nouveau galoper dans la prairie mais ma maîtresse l'avait accompagné "par prudence" qu'elle a dit.

Aujourd'hui, nous y sommes allés rien que nous deux. Ça n'a pas duré très longtemps mais faut dire qu'il faisait "pétant" sous le soleil, même à neuf heures !

En revenant, on est passés chez les Pilifs acheter un cramique et là, je l'ai retrouvé : il râlait parce qu'il n'avait que deux mains pour tenir ma laisse, sa béquille, le cramique et ouvrir avec sa clef la porte qui sépare le garage des caves! Il a même dû pousser le battant avec sa tête à cause du ferme-porte !

Je passe sur les imprécations qu'il a proférées avec son entrain coutumier parce que du côté sa grande g..., y a rien qui coince , je vous le garantis !

 


 

22 mai 2025

Le temps des cerises

 

Eh oui, le weekend dernier, j'ai découvert des cerises sur le sol de la prairie... normal, me direz-vous puisque au bord du sentier qui la sépare du jardin japonais, il y a quelques cerisiers.

Parmi ces ces cerises, j'ai aussi vu plusieurs bâtons qu'on a sans doute jetés dans les arbres pour faire tomber les fruits.

Mon promeneur a ramassé une cerise et il l'a goûtée : "C'est pas des bigarreaux blancs !" qu'il a dit. J'en ai conclu qu'elle ne doivent pas être terribles et je n'ai donc pas insisté pour qu'il m'en donne un fragment.


Je me demande si mes bipèdes ne préparent pas un coup tordu, parce qu'ils ont préparé un sac de voyage, mais on ne part pas en vacances puisqu'ils n'ont pas emballé mon matériel à moi. Bizarre !

 


 

 

19 avril 2025

Intéressant ! (qu'il dit)

 

Ce matin nous sommes enfin retournés au domaine pour mon galop (prétendument) quotidien. Ma maîtresse a été fort occupée ces derniers temps et les jours de presse, j'ai dû me contenter d'une sortie hygiénique vite faite autour de l'immeuble, tu parles d'un exercice !
 

Donc, ce matin tandis que je courais pour me dégourdir les pattes, voilà t'y-pas qu'il tombe en admiration devant un des arbres (des hêtres pourpres) qui jalonnent la trace qu'il tente obstinément d'imprimer sur le sol en parcourant exactement le même trajet à chaque visite de l'endroit.
 

Il a même sorti son téléphone pour photographier un détail :

 

Selon lui, ces pousses apparues là où une partie de l'écorce a été arrachée seraient la preuve éclatante que la vie de l'arbre se passerait précisément là, à la jonction de l'écorce et du bois.
 

Qu'est-ce qu'il veut bien que ça me fasse ? 
 

Moi les arbres, je me contente de les arroser après les avoir soigneusement reniflés pour être certaine que c'est le bon endroit pour distribuer mon liquide nourricier !
 

T'en foutrai de l'aubier, moi...

 


 

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