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Tu parles d'une vie de chien !

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17 juin 2020

Ça pousse !


Oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais je vais pas me fatiguer à chercher un titre accrocheur en plus...

Les promenades sont redevenues plus irrégulières : quand c'est pas la pluie ou le kiné, c'est le cœur et ses extrasystoles, quelle nunuche ce mec ! En plus, ils ont pris des rendez-vous un peu partout, question de me pourrir la prochaine semaine.

Bon, ces deux derniers jours, nous y somme allés mais il a une nouvelle pratique maintenant : quand nous arrivons au coin du champ qui suit la ferme urbaine de NOH, il fait demi-tour "Comme ça on reste à l'ombre du Craetbos !" qu'il dit. J'te jure, il fait tout de suite une vingtaine de degrés, une nunuche je vous dis.

Comment ?

Vous ne voyez pas ce qui pousse dans tout ça ?

Ben y a le maïs, les plus hautes pousses atteignent presque un mètre maintenant.

Aujourd'hui, nous sommes allés jusqu'au noyer, ça fait des semaines que nous n'étions plus passés par là. Les noix font presque trois centimètres alors que la dernière fois, elles avaient à peine la taille de groseilles rouges (sauf qu'elles étaient vertes comme maintenant d'ailleurs).

Donc, ça pousse, vous êtes contents ?


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15 juin 2020

Bonne fête papa !


Hier, en Belgique en tout cas, c'était la fête des pères, alors nous sommes allés voir le mien.

Bien sûr, nos bipèdes en ont profité pour faire un grand gueuleton dans le jardin. Nous, nous n'avons eu droit qu'à des miettes mais eux, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller :

  • à l'apéro (champagne) ils ont mangé des maatjes, du melon, de la mousse de truite aux œufs de la même bestiole,  une petite salade tomate et crevettes grises et je passe sur les saucissons, chips et autres saloperies
  • en entrée, avec un petit Chitry blanc (Chitry, c'est dans l'Auxerrois), ils ont englouti des macaronis aux ris de veau (Emilie, ma bipède préférée fabrique des pâtes fraîches mais comme elle n'a pas d'extrudeuse sur sa machine à laminer, elle fabrique les macaronis en roulant des languettes autour d'un petit bâton, tu parles d'un boulot)
  • en plat, carré de cabillaud en croûte de chorizo avec patates vapeur et coulis d'épinards, le tout arrosé d'Auxey Duresse rouge (comme après, il y avait les fromages le fils de mon promeneur en avait amené un magnum)
  • fromages variés dont un des rares Époisses encore au lait cru
  • et le dessert lui aussi réalisé par Émilie : des cylindres de glace à la noisette serrés entre deux macarons avec l'inmanquable Chantilly

Ce qui m'épate, c'est que mon promeneur patenté a refusé le petit godet de rhum agricole de la Martinique, il est pas très bien ces derniers temps (prétexte facile pour échapper à la promenade elle aussi agricole, encore que ce matin, j'y ai eu droit : il avait oublié d'être patraque).

Moi, je n'ai eu droit qu'à quelques morceaux de viande cuite froide que ma maîtresse avait apportés. C'est mieux que mon papa qui n'a droit qu'à un repas par jour (sauf quand je lui rends visite dont il profite pour me voler une partie de ma gamelle).


1 juin 2020

Enfin seuls !


Ben oui, aujourd'hui au cours de notre promenade rurale nous n'avons rencontré absolument personne (personne de la race des chiens et de leurs esclaves bipèdes).

C'était pas le cas hier où je suis tombée sur une meute (ils étaient quand même trois) de bergers malinois, l'un desquels galopait comme un fou dans tous les sens à travers le champ de maïs du haut de la promenade.

J'ai fait semblant de ne pas le voir. Lui aussi m'a snobée, c'est typique des Malinois !

Pour clore les questions sur le foin, je signale que ça fait déjà trois jours qu'il a été ramassé et a disparu de la surface de la prairie. Enfin, disparu... grâce aux techniques modernes de fenaison qui font une rapide part des choses, il en reste assez au sol que pour que ne soit pas perdue la délicieuse odeur chère à l'Adrienne.

Hier, je suis allée voir mon père (Moka qu'il s'appelle) chez lui à Jette. Il y avait toute sa smala y compris ma bipède préférée et les deux chats, Zig et Puce (il y en a une troisième : Léa mais elle vit au deuxième étage, je ne la vois jamais). Mon papa, il a un jardin derrière sa maison et comme il faisait beau on a pu y jouer tous les quatre tout en surveillant nos bipèdes (comme ils faisaient un barbecue et qu'ils mangent salement, on peut toujours espérer récupérer un bout de saucisse...)

Bon, c'est pas de tout ça, l'heure de ma sortie de midi approche, je vais commencer à me rappeler au bon souvenir de mon promeneur, il est vieux et a parfois du mal à se mettre en route, faut l'asticoter un peu.


29 mai 2020

Ça pousse !


Aujourd'hui, nous avons de nouveau croisé Gaby, mais elle était en laisse et mon bipède m'a fait faire un grand détour dans le maïs pour éviter les problèmes. Bon, je lui ai quand même aboyé un peu dessus pour la tenir à distance. Sa comparse, Mia, elle, était en liberté et elle est venue me dire bonjour et se faire caresser par mon bipède. Je me demande si la couleur a une influence sur la caractère de ces chiens...

Je me demande comment ça va se passer dans le futur : pour l'instant les pousses de maÏs n'ont qu'une quinzaine de centimètres et mon promeneur peut facilement passer d'un interligne à l'autre, mais quand il grandira encore, ça risque de devenir compliqué.

Plus loin, le long du champ de céréales qui suit la ferme urbaine (là où je compte les limaces), entre la trace de piétinement et le fossé de drainage (dont l'utilité est toute relative par la météo actuelle), il y a une rangée de pousses qui montrent déjà leurs épis alors que dans le champ lui-même, on ne voit encore que les feuilles. Une question d'exposition au soleil sans doute.

Nous sommes passés par l'ex-prairie chevaline, le foin y a été rassemblé en andains, c'est plus facile pour y circuler que quand l'herbe fauchée y était étendue, mais ça ne crisse plus sous les pattes !


26 mai 2020

Cherchez l'erreur

 
Pendant le confinement, chaque jour j'avais droit à mon petit tour de campagne matinal en compagnie de mon bipède et je passais mes journées dans l'appartement au sein de ma meute.

Depuis le début de déconfinement, les promenades matinales sont souvent réduites à leur version "hygiénique", vite fait, bien fait sous les prétextes les plus divers et que j'avais crus définitivement voués à l'oubli : kiné, pédicure, scanner, échographie, visite médicale, dîner chez les enfants. Et le pire dans tout ça, c'est que non seulement on me fait sauter ma promenade mais on m'abandonne seule à la maison !

Bon, aujourd'hui nous y sommes quand même allés dans la campagne. Manque de bol, j'y ai rencontré Gaby une femelle Bouledogue français et vous savez quoi ? Elle m'a pincé les fesses !

J'ai immédiatement poussé les plus  lamentables des plaintes de mon répertoire et son bipède lui a mis une bonne rammeling.

Bien fait ! Non, mais, me pincer les fesses ! Une fille !


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24 mai 2020

Vous savez quoi ?


... Madame Chapeau avait (presque) raison !

Elle avait raison parce que quand nous sommes passés ce matin par la prairie ex-chevaline, les andains d'herbe fauchée avaient étés étalés et l'herbe retournée. Elle commence à sécher et mon flair légendaire y détecte effectivement un début de cette odeur de foin dont elle parlait. Mon bipède prétend la déceler lui aussi mais j'ai un doute connaissant ses piètres qualités olfactives. Le plus marrant, c'est que quand j'y galope, ça commence à crisser sous mes pas, j'adore ! C'est un peu comme courir dans les feuilles mortes.

Elle avait presque raison parce que bien que l'étalage et le premier retournement aient été accomplis, je n'ai vu aucune machine agricole. Une question de décalage horaire entre les travaux agricoles et ma promenade sans doute...


23 mai 2020

Il suffit d'un rien


Voilà : soixante-deux jours de surveillance sans faille et hier, on n'y va pas !

Moralité : aujourd'hui, quand on arrive dans l'ex-prairie à chevaux, elle a été fauchée !

C'est-y pas scandaleux ? Pour un seul jour d'absence. On n'a rien vu venir !

Bon, on va pas en faire tout un foin non plus...

Du coup, on constate que les prédictions  de l'Adrienne se sont révélées exactes : mon bipède a repris ses rogations, et cela en dépit de l'avertissement de son épouse (ma maîtresse, donc) comme quoi la météo annonçait 95% de chances de pluie.

Bon, il a fait gris mais il n'est pas tombé une goutte. Normal d'ailleurs car, pour faire plaisir à Madame Chapeau, nous n'avons pas rencontré la moindre limace dans le cadran de notre hygromètre. Mon promeneur a bien cru en apercevoir une mais en y regardant de plus près, ce petit trait noirâtre se déplaçait un peu vite pour être une limace : c'était un petit myriapode !

Quoi ? Non pas un iule, il n'était pas brillant (un peu comme mon bipède, mouarf !).

Allez, à plus !


22 mai 2020

Fin de série


Après soixante-deux jours consécutifs de promenade dans la campagne de Koningslo, la série s'est arrêtée : aujourd'hui ma maîtresse a repris ses visites chez son kiné !

Je crains fort que mon promeneur en profite (tu penses si je le connais)  pour installer immédiatement un certain laisser aller dans la régularité de mes sorties matinales et campagnardes !

De toute façon, le temps était maussade.

Il n'a pas plu, mais presque. Bien  sûr, ça ne fait pas l'affaire de nos voisins flamands qui commencent à demander de ne pas gaspiller l'eau en raison de cette sécheresse prolongée.

C'est vrai qu'ici, autour des immeubles, les pelouses commencent à jaunir. Faut dire que côté gestion de la chose ils ne sont pas très futés les administrateurs locaux : ils ont un contrat avec une société qui vient tondre les pelouses à intervalles réguliers. C'est un peu léger : ils devraient augmenter un peu la hauteur de coupe et espacer les tontes en cas de sécheresse, ça aiderait l'herbe à survivre. Mais bon, ce ne sont que des humains, faut pas trop  leur en demander...


17 mai 2020

Avant l'heure etc...


Aujourd'hui, nous avons démarré notre périple un rien après neuf heures. Conclusion : nous avons juste croisé un vieux schnock avec sac à dos qui se hâtait vers la rue de la Tour Japonaise.

Il y a deux jours, nous étions partis encore un rien plus tôt et là, nous n'avons rencontré absolument personne.

Par contre hier, nous avions pris une demi-heure de retard (ma maîtresse avait dû se laver les cheveux pour la venue de sa coiffeuse à domicile) et rien que pour parvenir au même coin de rue qu'aujourd'hui, nous avions déjà croisé quatre couples bipède/chien, après quoi j'ai arrêté de compter.

Ces bipèdes n'ont aucun respect pour les horaires ! Je comprends pourquoi le mien a renoncé à faire moine !

J'ai découvert un instrument de mesure du degré hygrométrique de l'air : la trace qui longe le champ qui sépare la ferme urbaine du chemin vers le château d'eau. Il me reste à trouver l'équation qui transformerait en pourcentage d'humidité relative mon unité à moi : le nombre de limaces au mètre courant de promenade entre ces deux points précis.

Aujourd'hui il faisait particulièrement sec : j'en ai même pas vu une !


12 mai 2020

Cinquante !


Eh bien voilà, nous avons bouclé le cinquantième circuit consécutif dans les champs derrière chez nous !

C'est purement symbolique, parce que franchement, qu'est-ce que c'est que cet attachement aux chiffres des dizaines chez les bipèdes ?

Y en a qui te feraient une dépression à chaque fois que leur âge passe par un chiffre rond, comme s'ils avaient vécu pépère dix ans sans changer et que puis, tout d'un coup, Paf ! Dix ans de plus !

Qu'est-ce qu'ils peuvent être cons quand même !


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