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Tu parles d'une vie de chien !
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promenade
22 septembre 2020

Rebelote !

 
Dimanche, ils ont remis ça : ils sont retournés à Scourmont et bien sûr, j'ai été du voyage...

La voiture, moi, ça ne me dérange pas tant qu'on roule vite et en ligne droite. Après, les détours touristiques en petits chemins "bucoliques", c'est nettement moins mon genre, mais j'ai pas le choix, alors je proteste. Oui, je sais , je vous l'ai déjà dit, mais c'est pour ceux que guetterait Aloïs.

Le seul avantage de cette petite virée, c'est que j'ai eu droit à trois promenades dans le bois devant l'abbaye.

La première était  la plus longue : déjà mon promeneur m'a emmenée sur des sentiers que nous n'avions pas encore empruntés jusque là, ensuite au point le plus éloigné du trajet, il a coupé à travers une parcelle d'épicéas, abandonnant le sentier. J'ai craint qu'il ne se perde (il est loin d'avoir mon flair), mais il a fini par se retrouver (un coup de chance sans doute, pour ça, il est doué). Là, on a vu plein  de trucs : des mousses de différentes couleurs, des champignons allant d'énormes amanites tue-mouche à de minuscules trémelles orangées et même une grosse libellule.

Quand nous sommes enfin revenus près du banc où nous avions abandonné ma maîtresse (elle ne marche qu'avec beaucoup de difficultés), elle avait disparu ! Alors, nous sommes retournés vers la voiture mais elle aussi avait disparu ! Mon promeneur n'a pas eu l'air plus affolé que ça, il m'a entrainée sur un sentier qui, sous le couvert des arbres, longe la route qui mène à l'abbaye et, au bout d'un temps, nous avons débouché devant la rue du resto. Dans le parking de ce dernier, nous avons retrouvé ma maîtresse dans la voiture. Elle était venue la ranger à l'ombre de la rangée d'arbres séparant la parking du restaurant.

Parce que pendant qu'ils vont se goinfrer dans le dit resto, moi je reste dans mon "panier" (c'est plutôt une sorte de coussin avec rebords). Par bonheur, ils avaient emporté de la nourriture et j'ai pu manger avant qu'ils m'abandonnent lâchement.

À leur retour, ma maîtresse m'a ramené une petite portion de son tartare de bœuf Simmental pour me remercier d'être restée bien sagement (tu parles qu'elle sait ce que j'ai bien pu faire en leur absence) dans la voiture. Mon bipède ne m'a rien rapporté le traître ! D'un autre côté, le tartare de bar, moi je préfère éviter,  alors...

Après ça, nous sommes retournés faire un tour dans le bois, puis un circuit touristique en voiture dans le coin (quelle horreur !) enfin, retour à l'abbaye et troisième balade dans le bois.

Enfin, vers 18h30 nous avons pris le chemin du retour, mais là, je ne me rappelle rien : je me suis endormie à l'arrière de la bagnole.


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14 septembre 2020

C'est l'automne !

 
Oui, je sais, ce n'est pas tout à fait la bonne date et le météorologue de service nous promet trente degrés Celsius pour cet après-midi.

N'empêche que ça fait quelques jours déjà que l'on patauge dans les faines, les glands et les marrons (d'Inde) c'est dingue.

Aujourd'hui, nous avons fait un circuit honnête, sans doute parce que demain c'est... l'atelier peinture sur soie de ma maîtresse ! Et, pour faire bonne mesure, elle enchaîne avec le kiné!

Finalement, c'était pas si mal, le confinement !

Aujourd'hui aussi, nous avons croisé plus de promeneurs masqués que d'habitude, normal : le masque n'est plus obligatoire et nous sommes en Belgique, le royaume de l'esprit de contradiction.

Ils sont fous ces humains !


12 septembre 2020

Photo !

 
Aujourd'hui, nous sommes retournés au domaine. Hier, il avait trouvé une prétexte original pour ne pas y aller : ils avaient rendez-vous... à la banque ! Y a pas photo, c'était une première.

Il avait, une fois n'est pas coutume, emporté son appareil photo. Faut dire qu'avant, en cas d'urgence, il sortait parfois à défaut son GSM. Mais depuis que ma maîtresse a lessivé celui-ci en même temps que la chemise dans la poche de laquelle il se trouvait, il a dû en racheter un autre encore plus cheap, qui ne peut prendre que trois clichés tout à fait illisibles.

Donc, il a pris quelques photos de circonstance :

  1. Une de l'arbre abattu dont je vous ai parlé

    P1090831

  2. Une de l'entrée du sentier où s'était déroulé cet incident

    P1090829

  3. Une du fameux pont mais vu de l'arrière

    P1090841

  4. Une du même pont sous le même angle que l'Adrienne avec vue sur les lentilles d'eau

    P1090847

  5. Une où l'on peut voir que ce sont toujours les mêmes qui doivent attendre les retardataires

    P1090850

  6. Une de l'allée des hêtres pourpres juste pour vous faire voir

    P1090855

  7. Et pour faire bonne mesure, dans un but qui m'échappe, une du tettezeuger de service envahi par les lichens

    P1090858

 

Pour mieux voir ces immortels chefs d'œuvre, vous pouvez cliquer dessus.

Et, j'ai oublié de vous raconter, en début de promenade nous avons croisé un jogger qui s'est arrêté pour signaler à mon bipède (in het vlaams bien sûr) que l'obligation de porter le masque était terminée depuis mercredi. Il me semblait bien qu'on ne voyait plus de pancartes !


9 septembre 2020

Ouais !

 
Mon promeneur n'a pas fait appel aux conditions météo grises pour échapper à son devoir.

Il m'a même étonnée.

Comme la nuit a été douce, il n'y avait pas de rosée ce matin et, bien qu'il n'avait chaussé que ses molières, il a quitté le chemin en dur pour traverser un bout de prairie.

Après ça, au lieu de remonter directement vers l'orangerie, il a pris la route à gauche, celle qui passe par le dessus du versant de la vallée de la Senne (il espérait peut-être revoir son Italienne).

Au centre de la prairie en pente qui descend vers les étangs du bas, il y avait un arbre énorme. J'aurais bien voulu vous le montrer, mais il ne figure pas parmi les 1100 photos prises dans le domaine. Toujours est-il qu'aujourd'hui nous l'avons retrouvé brisé et ses débris tronçonnés encombrent la prairie.

Chose étonnante, il est tombé dans le sens opposé aux vents dominants. Mais vous connaissez les arbres, ils manifestent souvent un penchant pour une direction particulière puis, ils s'étonnent qu'ils tombent !

Après ça, nous sommes passés par le sous-bois pour franchir ensuite le fameux pont et remonter vers les jardins de l'orangerie.

Pourvu que ces bonnes dispositions persistent !


1 septembre 2020

Ergothérapie

 
Samedi, en courant comme une folle dans les allées du bois de Scourmont, je me suis un peu arraché l'ergot de la patte avant gauche. Ma maîtresse, une femme de ressource, me l'a immédiatement bloqué avec un pansement autocollant qu'elle avait dans son sac (je précise pas la marque parce qu'ils ne me sponsorisent pas).

C'est pas que ça fait un mal de chien, mais c'est embêtant.

"Un mal de chien", quelle expression idiote !

Parce que les chiennes, elles n'ont pas mal peut-être ?!

Ah, ça soulage !

Un peu...


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30 août 2020

Changement de niveau

 
Ce matin, assise sur les genoux (on dit "sur les genoux", mais en réalité ce sont les cuisses)  de mon bipède pour l'aider à manger son cramique, j'ai aperçu sur l'écran du PC de ma maîtresse une autre vue du fameux pont. (Ma maîtresse a un fond d'écran mobile qui va puiser ses images dans un répertoire qui m'est exclusivement dédié. C'est son mari qui lui a configuré la chose. Après, il devait être fatigué, parce que sur son fond d'écran à lui, c'est toujours la même bête fleur qui apparaît.)

P1060046

Sur cette photo-ci, on voit très bien que sous les arches, il y a un deuxième niveau.

Aujourd'hui, après être passés sur le pont, nous sommes descendus pour le franchir dans l'autre sens via le niveau inférieur.

C'est bizarre : le pont est constitué d'une amoncellement de pierres brutes, si bien que ce niveau inférieur ressemble furieusement à une grotte et, en dehors des ouvertures, il y fait assez sombre et pour ressortir, il y a une volée de marches qui débouche sur le sentier en pente où vous pouvez m'apercevoir en compagnie de mon esclave.

La photo est assez ancienne parce que ça fait une paie qu'il n'a plus ce blouson en "daim".

Si vous êtes sages, je vous raconterai mon voyage d'hier à Chimay.


28 août 2020

Ophtalmo

 
Aujourd'hui on nous promet de la pluie pour l'après-midi. Ça tombe bien (si j'ose dire pour une promesse de pluie), c'est le matin que mon bipède m'emmène au domaine des Trois Fontaines (soit dit en passant j'ai jamais vu la moindre fontaine dans tout le domaine, mais passons! (ben oui, puisque je le dis en passant)).

Donc, ce matin, après l'exercice avec la baballe (enfin, la demi baballe parce que je l'ai tellement mordillée qu'il n'en reste que la moitié) nous sommes partis par le bois derrière l'allée des hêtres pourpres puis nous avons marché vers le pont. Après avoir franchi celui-ci, nous sommes descendus à droite et avons longé l'étang en passant à l'endroit d'où l'Adrienne avait pris la photo où le pont se reflète dans le miroir d'eau.

Je peux vous garantir qu'aujourd'hui, elle aurait eu du mal à réitérer sa prise de vue : toute la surface de l'étang est couverte de lentilles d'eau. Il a fallu qu'une poule d'eau y nage un peu pour qu'un trait sombre déchire ce tapis vert.

Comme je m'approchais du bord, mon promeneur m'a dit "Saute pas, c'est pas de l'herbe !"

Y a des jours où il me prend vraiment pour une conne...

Le long de l'étang aussi, le sentier, jusqu'alors une trace de gadoue serpentant dans l'herbe, a été couvert de dolomie. Bientôt, ils mettront des arbres en plastique pour faire plus propre !

Quoi le titre ?

Ben lentilles - ophtalmo, z'êtes bigleux ou quoi ?


26 août 2020

Les jours se suivent

 
Lundi, la semaine avait bien commencé : non seulement mon bipède m'avait emmenée au domaine courir dans la prairie mais il avait aussi encore allongé la promenade après le jeu de balle.

Mais mardi, ça s'est gâché : le matin, ma maîtresse avait rendez-vous chez le docteur, l'après-midi mon bipède est allé faire les courses pour une semaine, le soir, il a dû récupérer Louise à son boulot pour la reconduire chez elle et en même temps déposer ma maîtresse à son conseil d'administration du centre culturel (conseil suivi d'une assemblée générale) puis il a dû aller la récupérer.

Pour la récupération, il m'a emmenée parce que quand il était rentré du voyage aller, il m'a retrouvée hurlant à la mort derrière la porte, il avait pas l'air heureux quand il a ouvert.

Mais faut me comprendre : la voisine était venue pendre quelque-chose à la poignée de la porte et j'avais cru que mes bipèdes étaient de retour.

Aujourd'hui, c'est tempête : ça a duré toute la nuit mais malgré le vent, nous sommes quand même allés courir un peu dans la prairie. Sur la fin, il est tombé deux malheureuses gouttes et il a décidé de rentrer. C'est un petit délicat ce mec!


22 août 2020

Ah, ça s'allonge un peu...

 
Ce matin, mon bipède m'a embarquée dans la voiture et m'a emmenée courir dans la grande prairie.

Quand j'en ai eu assez de la baballe, il l'a rangée (jetée sous le siège) dans la voiture et nous sommes allés promener un peu dans le domaine.

Ces derniers temps, il se contentait de descendre puis remonter l'allée des hêtres pourpres avec parfois un petit tour dans le jardin à la française devant l'orangerie.

Aujourd'hui, il est descendu par l'intérieur de la forêt puis par le chemin qui descend vers le petit pont-grotte. Après avoir franchi celui-ci, nous sommes remontés, avons contourné l'orangerie pour traverser le jardin et revenir par l'allée des hêtres.

Ça fait un moment que nous n'avions pas fait un circuit aussi long (même si c'était encore bien peu par rapport à ceux que nous parcourions quand nous allions régulièrement au domaine).

J'ai remarqué que , tout comme autour de la prairie et devant le jardin à la française, le chemin descendant vers le pont avait été rechargé en dolomie. Il était temps : je n'avais connu ces endroits que parsemés de trous et ravinés par les pluies.

Comment ?

Vous vous demandez à quoi ressemble ce pont dont je vous bassine les oreilles ?

Vous avez de la chance : ma copine Adrienne (vous savez bien, celle qui me dit des choses en flamand) l'avait photographié un jour où elle nous avait accompagnés.

Quoi ?

Y a plusieurs photos ?

Ouais, mais il n'y a qu'un pont, z'êtes bigleux ou quoi ?


5 août 2020

Routine


Bon, ben c'était pas un miracle : nous y sommes retournés aujourd'hui.

Mais j'ai peut-être été un peu vite dans ma réponse au commentaire de Madame Chapeau sous mon billet précédent : je crains fort que ça ne se reproduise pas demain (mais sait-on jamais).

Aujourd'hui, il a déjà fallu tout le soutien de ma maîtresse pour que mon promeneur se décide ! (Je parle de son soutien moral hein, pas de son soutif, qu'alliez-vous donc imaginer).

Quand mon bipède m'a embarquée dans la voiture par la portière arrière gauche (la droite est inaccessible, elle est quasiment contre le mur du box), il a balancé ma laisse du côté opposé pour ne pas me faire descendre côté rue. Comme il est maladroit, l'enrouleur est tombé du siège. Quand il l'a récupéré en arrivant à destination , il s'est aperçu que, contrairement à ses souvenirs, il avait rattaché ma balle à sa cordelette. Il a donc pu procéder au lancement de celle-ci au loin, en brillante application de la force centrifuge.

Ensuite jeu habituel : je la lui ramène à ses pieds et, quand il se penche pour la ramasser, je m'en saisis et me sauve et l'emmène dans un petit galop circulaire (toujours dans le sens trigonométrique, d'ailleurs, il m'appelle "tourne à gauche") pour la redéposer à ses pieds. Quand il finit par s'en saisir, c'est reparti pour un tour.

Mais j'ai des doutes pour demain : déjà aujourd'hui il valait mieux rester à l'ombre des hêtres pourpres qu'au beau milieu de la prairie et j'ai arrêté le jeu avec la balle après avoir parcouru une seule longueur de prairie. Enfin... lui n'a parcouru qu'une seule longueur pendant le jeu, moi, avec mon parcours chercher, rapporter, tourner, j'en ai bien parcouru quatre !


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