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Tu parles d'une vie de chien !
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promenade
4 août 2020

Miracle !


Ce matin, mon promeneur et ma maîtresse se sont levés à 5h30 pour instiller dans l'œil du premier une dernière goutte de collyre, celui destiné à élargir la pupille ce qui vous donne un air de drogué (remarquez qu'il a pas besoin de ça pour avoir l'air "stoned").

Ensuite, après ma promenade hygiénique,  ils sont partis pour l'hosto et en sont revenus une heure plus tard : l'ophtalmo avait annulé l'intervention mais son secrétariat avait oublié d'en avertir mon bipède.

Du coup, après leur petit-déjeuner, ma maîtresse a suggéré qu'il me promène parce que la fin de la semaine est annoncée caniculaire.

Et vous savez quoi ?

Il m'a emmenée aux Trois Fontaines !

Lors du confinement, les déplacements en voiture étaient interdits et nous nous étions rabattus sur la campagne environnante. Après le confinement, le pli était pris et mon bipède s'était bien gardé de revenir à l'usage initial.

Je ne sais pas ce qui lui a pris (ici, on dit une "zinne") de le faire aujourd'hui, vaut mieux ne pas se poser trop de questions, surtout quand les choses vont dans le bon sens.

La différence entre la campagne de Koningslo et le parc des Trois Fontaines, c'est que dans l'une on en est réduit à se promener et que dans l'autre on peut galoper tout son saoul en jouant au lancer de bâton.

J'ai quand même bien senti que je manquais de pratique : je me suis essoufflée plus rapidement qu'avant !

Quoi ?

Qui qu'a dit "Mais non, tu vieillis !" ?

'tention, je vieillis peut-être mais j'ai encore toutes mes dents !


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2 août 2020

Sursis


"Bon, je vais faire pisser le chien !" s'exclame mon bipède en rassemblant les ustensiles du petit-déjeuner.

"Tu ne vas pas le promener ?" lui demande ma maîtresse.

"Si tu veux !" répond-t-il d'un ton peu convaincu.

Mais vous connaissez l'adage : Ce que femme veut...

Si bien qu'après les chats et avant les médecins, j'ai eu droit à ma promenade dans la campagne. Heureusement que la patronne est là !

Nous avons parcouru le circuit en sens inverse que d'ordinaire parce que mon promeneur est d'abord monté voir où en étaient les noix. Il a été surpris : elles n'ont guère grossi.

Pour le reste, en quelques semaines, les choses ont bien changé :

  • Comme les primeroses entourant un des poteaux d'éclairage de l'avenue que j'arrose régulièrement, les maïs dépassent les deux mètres de haut et portent leurs carottes bien formées.

    P1090814

  • Les chemins de la promenade disparaissent par endroit sous une végétation luxuriante.
  • Il ne reste que les éteules sur le champ de céréales et des nuées de pigeons qui picoraient les grains tombés au sol se sont envolés à mon approche.

Je vous parie qu'à ma prochaine sortie, les chose auront encore bien changé, si ça se trouve, il n'y aura plus de maïs !

Nous n'avons pas croisé grand monde : une promeneuse sans chien et un couple avec. Le mec s'est adressé dans l'idiome local à mon promeneur qui m'avait ramassée pour m'empêcher d'aboyer . Bien sûr mon bipède n'a rien compris bien que l'autre ait répété sa phrase, un truc du genre "Hij is fit zeker" en me montrant du menton. Ou alors, il n'a pas voulu me traduire ce que le bonhomme avait dit de moi...

Mais pourquoi l'Adrienne n'est jamais là quand on aurait besoin d'elle ? Hein, je vous le demande !


 

1 août 2020

Allez !


Mon papa rentre ce soir de Bretagne.

Ça veut dire que mon bipède n'aura plus l'excuse de sa visite aux chats pour ne pas  effectuer son job essentiel : me promener.

Excellente nouvelle, vous exclamerez-vous.

Bien essayé !

Lundi, ils ont déjà rendez-vous avec leur médicastre, mardi, il se fait opérer de la cataracte donc, pas d'efforts inconsidérés pendant quelques jours ! La semaine suivante, il remet ça pour l'autre œil.

Donc, rien à espérer avant la mi-août...

La mi-aôut ! Je subodore encore un coup de ces satanés chats...


 

12 juillet 2020

Mauvais signe


Hier, ma bipède favorite, sa sœur et ses parents sont venus souper chez nous.

Grande conversation à propos de voiture et de valises : ce matin, ils doivent être sur la route des Côtes d'Armor !

Pourquoi c'est mauvais signe ?

Parce que, comme chaque année, c'est mon promeneur qui doit aller matin et soir nourrir les chats, ouvrir et fermer les volets, arroser le jardin, les bacs à fleurs et les arbres en pots.

Du coup, mes promenades matinales vont se résumer à un petit tour hygiénique.

Maudits chats !

Ils sont trois : Zig, un mâle, Puce et Léa, deux femelles. Les deux premiers, je les connais, ils vont et viennent et je les poursuis dans le jardin. Léa ne sort jamais parce que si elle sort, Puce l'empêche de rentrer, quelle teigne ! Alors, elle vit dans les étages : elle a bien de la chance car elle partage la chambre de ma bipède favorite.

Il y en a pour trois semaines...

J'aime pas les vacances !


6 juillet 2020

T'as une adresse ?


J'habite avenue des Liserons et depuis neuf ans que j'arpente le quartier, je n'y ai jamais vu le moindre spécimen de cette plante grimpante (remarquez que dans l'avenue de la Bugrane, j'ai jamais vu de bugrane non plus!).

Mais maintenant que nous nous promenons dans la campagne, j'en rencontre à foison du liseron. Je me suis même aperçue qu'il y en a deux variétés : une à grandes fleurs toutes blanches et une autre à fleurs plus petites, blanches mais bordées et veinées de rose. Il y en a peut être même une troisième car dans la prairie j'en ai vue avec de petites fleurs blanches. Faudra que je consulte Wikisaitoutou !

Le long du champ de maïs du haut, nous avons croisé deux policiers. Ils ont poliment salué mon bipède d'un "Bonjour, Monsieur !". Bien sûr à moi, il n'ont rien dit.

Depuis, mon promeneur se pose des questions. Pourquoi diable des flics de Vilvoorde se sont-ils adressé à lui en français ? Ou se pourrait-il qu'il se soit agi d'une invasion de la police bruxelloise en Flandre ? (Avec sa cataracte, il a pas bien vu les étiquettes des mecs).

Il est parfois marrant mon humain : chaque fois que nous rentrons sur le territoire bruxellois, avant de rentrer dans la propriété, il tape violemment des pieds sur le trottoir pour détacher la terre de ses chaussures. Il ramène de la terre flamande à Bruxelles.

C'est excessivement dangereux car avec le "droit du sol" cher à nos voisins, nous pourrions finir par devoir parler flamand.

Bon, il a pas fini de transporter la Flandre à Bruxelles, mais sait-on jamais...

Comment dit-on "Wouah !" en flamand ?


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18 juin 2020

Gadoue et limaces


C'est meilleur comme titre ?

En tout cas, c'est parfaitement de circonstance.

Bon, je rigole mais un peu jaune. Je ne la ferai pas longue aujourd'hui : je suis vexée !

Tantôt, le long du Craetbos, là où le maïs ne réussit pas très bien à pousser, sans doute à cause de l'ombre, je me suis lancée à l'assaut d'une bande de ces volatiles noirs dont je ne sais trop ce qu'ils sont : corneilles, freux, choucas ? Je vais demander à mon bipède de se renseigner.

Je le lui demanderai quand je recommencerai à lui parler parce que pour l'instant, je lui bats froid !

Pourquoi ?!?

Parce que lorsque je suis revenue vers lui à la fin de ma poursuite, vous savez ce qu'il m'a dit ?

"Tout bien réfléchi, t'es peut-être bien de la famille des limaces, toi aussi tu cours ventre à terre !"

Attention, le premier qui esquisse l'ombre d'un sourire, je le mords !


17 juin 2020

Ça pousse !


Oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais je vais pas me fatiguer à chercher un titre accrocheur en plus...

Les promenades sont redevenues plus irrégulières : quand c'est pas la pluie ou le kiné, c'est le cœur et ses extrasystoles, quelle nunuche ce mec ! En plus, ils ont pris des rendez-vous un peu partout, question de me pourrir la prochaine semaine.

Bon, ces deux derniers jours, nous y somme allés mais il a une nouvelle pratique maintenant : quand nous arrivons au coin du champ qui suit la ferme urbaine de NOH, il fait demi-tour "Comme ça on reste à l'ombre du Craetbos !" qu'il dit. J'te jure, il fait tout de suite une vingtaine de degrés, une nunuche je vous dis.

Comment ?

Vous ne voyez pas ce qui pousse dans tout ça ?

Ben y a le maïs, les plus hautes pousses atteignent presque un mètre maintenant.

Aujourd'hui, nous sommes allés jusqu'au noyer, ça fait des semaines que nous n'étions plus passés par là. Les noix font presque trois centimètres alors que la dernière fois, elles avaient à peine la taille de groseilles rouges (sauf qu'elles étaient vertes comme maintenant d'ailleurs).

Donc, ça pousse, vous êtes contents ?


29 mai 2020

Ça pousse !


Aujourd'hui, nous avons de nouveau croisé Gaby, mais elle était en laisse et mon bipède m'a fait faire un grand détour dans le maïs pour éviter les problèmes. Bon, je lui ai quand même aboyé un peu dessus pour la tenir à distance. Sa comparse, Mia, elle, était en liberté et elle est venue me dire bonjour et se faire caresser par mon bipède. Je me demande si la couleur a une influence sur la caractère de ces chiens...

Je me demande comment ça va se passer dans le futur : pour l'instant les pousses de maÏs n'ont qu'une quinzaine de centimètres et mon promeneur peut facilement passer d'un interligne à l'autre, mais quand il grandira encore, ça risque de devenir compliqué.

Plus loin, le long du champ de céréales qui suit la ferme urbaine (là où je compte les limaces), entre la trace de piétinement et le fossé de drainage (dont l'utilité est toute relative par la météo actuelle), il y a une rangée de pousses qui montrent déjà leurs épis alors que dans le champ lui-même, on ne voit encore que les feuilles. Une question d'exposition au soleil sans doute.

Nous sommes passés par l'ex-prairie chevaline, le foin y a été rassemblé en andains, c'est plus facile pour y circuler que quand l'herbe fauchée y était étendue, mais ça ne crisse plus sous les pattes !


17 mai 2020

Avant l'heure etc...


Aujourd'hui, nous avons démarré notre périple un rien après neuf heures. Conclusion : nous avons juste croisé un vieux schnock avec sac à dos qui se hâtait vers la rue de la Tour Japonaise.

Il y a deux jours, nous étions partis encore un rien plus tôt et là, nous n'avons rencontré absolument personne.

Par contre hier, nous avions pris une demi-heure de retard (ma maîtresse avait dû se laver les cheveux pour la venue de sa coiffeuse à domicile) et rien que pour parvenir au même coin de rue qu'aujourd'hui, nous avions déjà croisé quatre couples bipède/chien, après quoi j'ai arrêté de compter.

Ces bipèdes n'ont aucun respect pour les horaires ! Je comprends pourquoi le mien a renoncé à faire moine !

J'ai découvert un instrument de mesure du degré hygrométrique de l'air : la trace qui longe le champ qui sépare la ferme urbaine du chemin vers le château d'eau. Il me reste à trouver l'équation qui transformerait en pourcentage d'humidité relative mon unité à moi : le nombre de limaces au mètre courant de promenade entre ces deux points précis.

Aujourd'hui il faisait particulièrement sec : j'en ai même pas vu une !


12 mai 2020

Cinquante !


Eh bien voilà, nous avons bouclé le cinquantième circuit consécutif dans les champs derrière chez nous !

C'est purement symbolique, parce que franchement, qu'est-ce que c'est que cet attachement aux chiffres des dizaines chez les bipèdes ?

Y en a qui te feraient une dépression à chaque fois que leur âge passe par un chiffre rond, comme s'ils avaient vécu pépère dix ans sans changer et que puis, tout d'un coup, Paf ! Dix ans de plus !

Qu'est-ce qu'ils peuvent être cons quand même !


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