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Tu parles d'une vie de chien !
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10 novembre 2018

Ils sont fous, ces bipèdes !

 

Malgré les annonces météo pessimistes, ce matin nous sommes allés courir (enfin, entendez courir pour moi, lui il marche, faut pas trop lui en demander). Quant à Louise qu'il fallait récupérer au manège, c'était pour l'après-midi.

Donc, je suis allée courir, fouiller quelques taupinières, tout s'est bien passé, merci !

Nous sommes rentrés au parking tandis que d'autres voitures y arrivaient. Le temps que mon promeneur enlève son coupe-vent et me file mes friandises, les occupants des autres voitures s'étaient rassemblés, congratulés, embrassés puis disposés en cercle au beau milieu de l'allée du parking.

Belle unanimité, ils étaient tous équipés d'une paire de bâtons et pourtant, ils n'avaient même pas de chiens pour les leur rapporter.

Non, je crois que ces bipèdes conscients de leur inféroirité faisaient une tentative pour compenser leur manque de pattes.

Ils avaient un chef et, contrairement à moi, ils semblaient lui obéir : dès qu'elle faisait un mouvement avec ses bâtons, ils faisaint tous le même geste mais leurs temps de réaction étant largement distribués, leur danse n'était pas très synchrone.

Comme nous étions garés tout au fond du parking, quand nous sommes repartis, ils ont dû se ranger en file des deux côtés du passage et quand nous sommes passés entre eux, sur un geste de leur chef ils ont levé leurs bâtons vers le ciel, nous faisant une haie d'honneur.

Je n'ai pas pu leur répondre en leur faisant le salut royal traditionnel : j'ai pas de main.


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25 novembre 2018

Râpé !

 

Hier, étonnamment, j'ai eu droit à ma promenade malgré la pluie. Mais aujourd'hui, je peux vous dire que ce ne sera pas le cas.

Non seulement il fait vachement brumeux mais en plus, on fête l'anniversaire de ma bipède préférée. Du coup mon promeneur attitré a enfilé ses vêtements de circonstance dès son lever, même pour aller chez le boulanger chercher mes tortillons.

Et parraîtrait que comme pendant ma balade je lui saute dessus en posant mes pattes avant sur son pantalon, ça va faire des taches !

N'importe quoi, si on ne peut même plus manifester sa bonne humeur !

Et il aurait pu enfiler son jean crado pour m'emmener et se changer après, mais non, ça le fatigue de s'habiller deux fois, quel lamme kak !


23 novembre 2018

Histoire diabolique

 

Ce matin, mon promeneur a décidé d'y aller après avoir quitté ses toilettes chaudes.

Non,  y a pas de radiateur dans son WC, c'est que ça fait deux fois cette semaine qu'il s'y débarrasse de sa radioactivité. Hier il m'a impressionnée, il a avalé trois litres d'eau en quatre heures (et comme il prend un diurétique...)

Donc ce matin, nous y sommes allés. Remarquez qu'au vu de la fréquentation du domaine à neuf heures du matin, il ne risquait pas de croiser de femme enceinte ni de bébé.

Quand il m'a ouvert la portière arrière et que j'ai bondi dans la voiture, je suis tombée truffe à nez avec... un diable !

Il ne sentait pas le soufre, il était seulement pliable, raison pour laquelle on avait pu le glisser derrière le dossier du siège avant. N'empêche, ça m'a quand même surprise. Heureusement, je n'ai pas dû partager l'espace longtemps avec lui, mon chauffeur l'a transféré dans le coffre.

Si j'ai bien compris, mon papa souffre de problèmes intestinaux et sa maîtresse a fait livrer un carton de boîtes de bouffe spéciale à  notre adresse et mon chauffeur a appelé le diable pour les trinque-baller jusqu'à la voiture.

Je ne sais pas s'il a dû donner son âme en échange.


 

20 novembre 2018

N'importe quoi !

 

Habituellement, le lundi y a pas trop d'obstacle à ma séance de défoulement.

Mais hier, mon promeneur et son binôme se sont levés tôt et m'ont abandonnée à mon triste sort après une rapide sortie hygiénique.

Il allait faire du vélo soi-disant.

Déjà, ça fait bien deux ans qu'on lui a volé sa bicyclette et le vélo d'appartement qui est dans sa chambre sert de porte-manteau, je ne me rappelle même pas l'y avoir vu pédaler de toute ma vie.

Alors où diable pouvait-il bien aller faire du vélo ?

D'autant qu'il ne s'est même pas comparé à l'un ou l'autre grand nom de la petite reine, non, il a juste dit à sa comparse "Appelle-moi Goscinny !"


14 septembre 2018

Mais qui voilà !

 

Lundi, mon bipède s'est rendu à sa dernière séance de tripotage du genou par de délicates mains ardéchoises. J'ai donc pensé que dès mardi, tout rentrerait dans l'ordre.

Bernique ! J'avais oublié que l'atelier soie du mardi avait repris et que le mercredi il y aurait des courses (sans compter la venue de Louise qui est en congé tous les mercredis, vu qu'elle récupère de son boulot à l'Estaminet un weekend sur deux).

Je recommençais donc à me morfondre quand jeudi, dès la fin du petit-déjeuner, on m'a embarquée en compagnie de sacs tintinnabulants. Nous sommes passés par les bulles à verre et puis, direct vers les Trois Fontaines. On y était avant neuf heures, je n'y étais jamais allée aussi tôt !

Promenade classique avec courses et creusements de taupinières, nonobstant quelques interruptions dues à la présence du tondeur de gazon local chevauchant sa machine pétaradante, cliquetante et brinqueballante.

C'est au retour que j'ai compris pourquoi nous étions partis si tôt : il y avait une étrangère à la maison. Ce traître de patron m'avait emmenée pour éviter les salves d'aboiements que je ne manque jamais d'exécuter au moindre coup de sonnette.

Ils ont repris une nettoyeuse technicienne de surface pour l'entretien de l'appartement. Fallait que je me rattrape, je lui ai réservé l'accueil qu'elle méritait : double ration d'aboiements. On n'est vraiment plus chez soi !

Remarquez qu'on finit par s'y faire. Celle-ci est une Portugaise pur jus : plutôt petite, le cheveu noir, pleine d'énergie et de bonne humeur. Maria (prononcez "Mèrîîia") qu'elle s'appelle. La précédente s'appelait Bouchra, elle aussi était sympathique, elle également savait où se trouvaient mes friandises, mais un jour, après s'être mariée, elle a disparu.


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13 septembre 2018

Cause toujours!

 

Quand mon promeneur attitré me sort, pour lui exprimer ma satisfaction, je fais des bonds autour de lui en lui mordillant les avant-bras.

Je crois qu'il apprécie mon enthousiasme parce qu'à cette occasion, il utilise une expression que je pense amicale. "Saloperie de chien !" qu'il dit.

Et parfois, il ajoute même "Je vais t'emmener à Veeweyde !". Ce vocable aux consonances étranges m'est tout-à-fait inconnu. J'imagine qu'il s'agit d'un endroit sympathique réservé aux chiens.

Bien sûr, comme souvent avec lui, ce sont des promesses fallacieuses, il ne m'y a encore jamais emmenée.

Mais je ne désespère pas, demain je mettrai encore plus de cœur à sauter !


 

30 juillet 2018

Erreur

 

Aujourd'hui, j'étais sûre qu'il n'y aurait pas de sortie en dehors des "hygiéniques" habituelles : dans la matinée, mon bipède devait passer par un distributeur de billets, aller chez sa fille s'occuper de ces maudits chats, faire sa séance de kiné ardéchoise, passer par le garage et à midi, assister à l'état des lieux du nouvel appartement.

C'est à cause de cette séance qu'ils ont dû reporter le repas chaud à ce soir. Ils ont décidé de faire des pâtes jambon fromage au gratin, un truc tout à fait adapté aux 30° ambiants.

Mais, malgré les apparences, l'erreur n'est pas dans ce choix, non, l'erreur c'est moi qui l'ai commise.

Quand mon promeneur est rentré de sa visite vespérale aux chats précités, c'était l'heure de ma quatrième sortie pipi. Il m'a donc emmenée dehors au moment précis où sa moitié commençait à déchiqueter le jambon. Du coup, à peine arrivée sur (ce que les travaux et la canicule ont laissé de) la pelouse, j'ai laissé tomber deux gouttes vite fait sur le gazon et j'ai repris ventre à terre le chemin de la maison et du jambon.

Je me demande si mon promeneur ne va pas avoir un gros doute sur l'absolue nécessité de mes cinq sorties quotidiennes.

Mon estomac me predra !


29 juillet 2018

Abandonnée !

 

Parfaitement !

Vendredi, ils m'ont laissée seule à la maison pendant plus de huit heures (Remarquez que je tiens facilement plus de dix, mais je préfère ne pas m'en vanter pour ne pas leur donner d'idées).

C'est assez rare, mais ça arrive quand ils doivent se rendre dans ces endroits qui n'acceptent pas les chiens (on devrait interdire les endroits interdits aux chiens !). Parfois, s'il fait assez frais, ils m'emmeènent malgré tout et me laissent un heure ou deux dans la voiture, mais vendredi, il faisait 38°, alors...

Alors ?

Ils ont été vachement punis : la clim de la voiture a rendu l'âme pendant le trajet de leur retour, ils étaient mauve quand ils sont rentrés et, ô joie, mon bipède en nage a quand même dû me sortir immédiatement sous un soleil d'enfer.

Bien fait pour sa pomme, na !


27 juin 2018

Rencontre

 

Hier, je n'ai à nouveau eu droit qu'à mes sorties hygiéniques.

Mon promeneur avait encore kiné (je le sais parce qu'il est rentré en maugréant "Cette Ardéchoise finira par avoir ma peau !", mais quelle idée aussi de choisir une kiné exotique, qu'est-ce qu'il espère, qu'elle ait le cœur fidèle ?) et sa partenaire atelier soie.

Lors de ma promenade du soir, j'ai rencontré un pic-épeiche. De toute mon existence, je n'en avais jamais aperçu. C'est bariolé comme bestiole.

J'ai eu tout le loisir de le détailler : il gisait sur le sol du chemin.

Mon boss qui n'en rate pas une a dit : "Il est mort, c'est la vie !"


20 juin 2018

Ça s'est mal goupillé

 

Hier, quand mon promeneur a enfin décidé de me faire faire ma dernière sortie vespérale, il aurait mieux valu la qualifier de nocturne, il était près de minuit !

Comme souvent, des habitants d'un des étages supérieurs avaient balancé par la fenêtre (au grand dam de ma maîtresse qui aimerait bien savoir de qui il s'agit) des restes de repas. Oui, je sais, c'est pas bien, mais moi, parfois ça m'arrange : y a des trucs comestibles.

L'ennui, c'est qu'il me faut faire vite : les repérer grâce à mon flair proverbial et me ruer dessus pour en saisir l'un ou l'autre morceau avant que mon binôme, alerté par ma précipitation, ne m'extraie de la zone intéressante d'une vigoureuse traction sur ma (saloperie de) laisse.

Donc, hier ça n'a pas raté : à peine m'étais-je saisie d'un morceau intéressant que je me retrouvais déjà hors de portée d'un autre. Comptant sur la mémoire défaillante de mon vieillard de promeneur, je comptais bien m'en payer une deuxième portion au retour. Je ne l'ai donc pas faite trop longue, ma promenade.

Bon, nous voilà sur le retour et je pars discrètement en biais vers la zone d'intérêt...

Une ombre alors se détache du fond herbeux, traverse la route de sa dégaine furtive et va s'asseoir tranquille au milieu de la pelouse interdite aux chiens, juste sous le faisceau du spot question de me narguer : un renard !

Mon "maître" n'a pas eu besoin de tirer sur la laisse, cette bestiole du diable avait tout boulotté !


12 juin 2018

Prétextes

 

Je vous l'avais dit que mon promeneur ne serait jamais à court de prétextes pour échapper à son devoir.

Figurez-vous qu'il vient de s'en trouver un supplémentaire : il va chez le kiné maintenant !

Et, plus précisément, chez une kiné, comme de bien entendu ! Charlotte qu'elle s'appelle. Je parierais bien que c'est encore une de ces gamines qui ramène sa fraise à la moindre occasion. Comble, elle lui tripote le genou ! (Pourvu qu'elle ne confonde pas avec son crâne, mouarf mouarfff !)

Et c'est pas tout !

Cet après-midi, une voisine amie de ma maîtresse appelle au téléphone. Je n'entends pas ce qu'elle demande (pourtant, j'ai l'oreille fine), j'ouis par contre parfaitement ce que ma maîtresse répond :

"Mais ne t'en fais pas, il n'y a pas de problème, mon mari va t'accompagner, il t'attendra dans le hall d'entrée !"

Et voilà mon promeneur qui enfile sa veste et quitte l'appartement, sans moi !

Et, regardant par la fenêtre de la cuisine, qu'est-ce que je vois défiler sous mes yeux écarquillés ?

MON esclave personnel ! Il tient ferme la laisse d'un épagneul breton et est accompagné d'une créature à la démarche hésitante, une demoiselle Parkinson ou quelque-chose du genre si j'ai bien compris...

Je me demande si j'ai vraiment bien réussi mon dressage, va falloir resserrer les boulons, nom d'un chien !


11 juin 2018

Ça va les filles ?

 

Depuis que je n'écris plus rien sur mon blog, il y a plein de gens qui en parlent. Même le neveu de mon bipède y met du chsien (sur le blog de l'Adrienne) !

Du coup, je me sens (un tout petit peu) obligée d'y revenir, faut profiter de la vague portante.

Je suis inquiète : ça fait deux jours consécutifs que mon promeneur dédicacé effectue sa tâche sans que je doive trop faire de cinéma. Bon, dimanche c'était assez normal : le samedi ils m'avaient lâchement abandonnée toute la journée (visite chez l'ophtalmo avec Louise le matin, grande bouffe chez leurs amis à chats à cent kilomètres d'ici le midi, le soir, rebelote avec Émilie à la Brasserie de l'Expo. Je me demande s'ils ne sont pas encore plus gourmands que moi...)

Par contre pour la promenade de ce matin, je crains que ça n'annonce une période sans : y a des bruits qui courent sur une détérioration de la météo locale. Et dès que mon préposé flaire le moindre prétexte, moi je peux faire tintin...


1 avril 2018

Faites vos jeux !

 

Vous connaissez la phrase qui précède cette exclamation, je suppose...

Ben icit(t)e, comme dit la maîtresse de Schocks (bien qu'elle ne soit pas québecquoise à ma connaissance), c'est tout à fait ça : après le séjour en Thiérache par un temps pourri de chez pourri que même moi je ne voulais pas quitter la chambre, nous sommes rentrés pour voir mon promeneur qui mérite de moins en moins sa dénomination (deux promenades en une semaine), s'exciter sur sa bécane qui refusait de le brancher sur l'éditeur de Canalblog, j'en ai appris de nouveaux noms d'oiseauX !

Et depuis vendredi et ma brillante intervention au coup de sonnette du facteur, les choses ont encore empiré : le képi-boy des postes a déposé un recommandé signifiant officiellement dans le délai prescrit par la loi, la fin du bail de location de notre appartement.

Je vous dis pas l'ambiance...

Je me demande même si je ne devrais pas mettre un (petit) bémol à mes pitreries habituelles : mes patrons n'ont pas l'air de les apprécier autant que d'ordinaire.

Dure dure la vie de chien !

... Enfin, pas tous les jours : jeudi leur fils leur a fait découvrir une nouvelle brasserie "La Brasserie de l'Expo". Hier ils y sont allés avec Emilie (ma bipède préférée) en sortant du théâtre (qui porte un nom engageant : "des Martyrs"). Mon boss m'a ramené deux gros morceaux de son vol au vent à la poularde de Bresse (celle qui aurait les pattes bleues).


9 mars 2018

Rude semaine !

 

Vous l'aurez constaté, l'heure n'est pas à la joie...

C'est que, comme chaque année à pareille époque, ma maîtresse organise avec deux autres ateliers créatifs, une exposition commune au Centre Culturel.

Bien sûr, comme chaque année, elle est à la bourre. Le truc démarre aujourd'hui et hier,donc, ça a été le branle-bas de combat habituel : pour bien démarrer, elle est passée chez son coiffeur, puis ils ont dû passer au magasin chercher des lattes et des agrafes pour l'encadrement de l'échiquier (et de la colle Loctite parce que les pièces du jeu avaient tendance à se décoller). En sortant de là, ils ont dû passer par la plus grosse quincaillerie du patelin (Clabots pour ne pas la nommer) pour acheter de la chaîne et des crochets de montage. Le reste de la journée s'est passée en troçonnage de chaîne et encadrement, sans parler de Louise qu'il a fallu conduire au manège...

Pendant ce temps-là, moi je ronge mon frein roulée en boule dans mon fauteuil

Et y en a pour toute la semaine...

VDM !


6 mars 2018

Profil bas

 

Hier, comme prévu, mon promeneur est allé déposer la voiture au garage pour un entretien. Pour rentrer du garage et y retourner, il a emprunté la ligne de bus 53 sur trois arrêts dans les deux sens, combiné avec un petit trajet sur le tram 7.

Quand il a été définitivement de retour, il faisait une drôle de tête et a déclaré "La prochaine fois j'irai à pied jusqu'à l'arrêt de tram, c'est aussi rapide qu'en bus et je serai moins secoué".

"Pourquoi, le conducteur se prenait pour Schumacher ?" a demandé ma maîtresse.

"Non, rien que sur ce trajet, il y a trois jeunes femmes qui ont voulu me céder leur place assise !"

Mouarf ! Ça prouve qu'il a bien l'air de ce qu'il est : un vieux décrépit !

Mais à mon avis, je ferais mieux ne pas trop rire, il va encore me priver de sortie !


3 mars 2018

Rien ne va plus !

 

Tout se ligue contre mes promenades : il vente, il neige , il gèle, il pleut (et ça fait du verglas).

Et comme si ça ne suffisait pas, vendredi mes bipèdes sont retournés chez leur médecin(e) moralité : trachéite, laryngite, etc... L'alibi idéal pour ne pas sortir.

Aujourd'hui, le temps a commencé à se réchauffer, du coup je m'étais dit que peut-être l'après-midi...

Mais bernique ! Depuis onze heures, mon promeneur parcourt l'agglomération à la recherche de polyphane destiné à la réalisation du jeu d'échec de ma maîtresse. Il a fini par en dégoter à Woluwé-Saint-Lambert.

Pour lundi, ils m'ont déjà avertie que la bagnole devait aller à l'entretien.

Pour demain, ils n'ont encore rien trouvé, mais je leur fais confiance !


28 février 2018

Laisse aller, c'est une valse !

 

Nous sommes rentrés et j'ai repris mon petit train train quotidien. Aussi, ce matin, après le petit-déjeuner suis-je sortie avec mon promeneur solitaire pour mon premier petit dérouillage hygiénique. La routine, quoi !

Je l'ai emmené par le clos du Lodaal jusqu'au bas de la rue du Knijf. Là, je me suis arrêtée net car j'ai repéré dans le parc de l'autre côté de la rue de la Tour Japonaise un autre chien.

Comme vous le savez peut-être, il y a deux races de chiens : 

  • les Jack Russell
  • les pas Jack Russell

Celui-ci appartenait à la deuxième catégorie. Une bestiole brunâtre aux babines pendantes et aux oreilles de  même tendance, au point qu'il aurait pu marcher dessus s'il n'avait pas fait un bon 70 cm au garrot. Il était accompagné d'un homme, fort occupé à ramasser et à déposer dans un sac à provisions les brindilles de bois mort  jonchant la pelouse.

Contrairement à moi (et en parfaite contravention avec le règlement de police de notre bonne Ville de Bruxelles), il n'était pas tenu en laisse. Aussi, quand il m'a lui aussi repérée, s'est-il précipité vers moi dans Dieu sait quelles intentions, intentions dont je ne saurai jamais rien puisqu'au moment où il a traversé la rue, une camionnette l'a envoyé deux mètres plus loin heurter de la tête le pare-choc d'un véhicule en stationnement. Il s'est néanmoins relevé et est disparu en courant vers le haut de la rue, poursuivi par son propriétaire qui le rappelait à grands cris.

J'ignore comment les choses se sont terminées pour lui parce que dès qu'il s'était mis à courir vers moi, j'avais déjà entamé un prudent demi-tour.

Et Célestine qui trouve que les laisses sont des instruments de torture ! Je me demande... boucle-t-elle sa ceinture de sécurité en voiture ?


29 janvier 2018

Scié !

 

Je suis toujours attentive à leur conversation du petit-déjeuner.

Parce que si le mot "promener" s'y présente, c'est généralement bon signe, comme hier matin.

Nous sommes donc partis pour le domaine des trois fontaines. 

L'ennui, c'est que les deux dernières fois où il m'y a emmené, après la traversée de la grande prairie, il a emprunté le chemin classique des promeneurs au lieu de le traverser et d'affronter la montée à travers bois. Je suppose que son aventure avec l'arbre l'a un brin refroidi. Moi, ça ne m'arrange pas parce que, traditionnellement, une fois franchie la partie la plus raide de la pente, je reçois une petite friandise en forme de cœur (il en a toujours plein sa poche gauche).

Aussi, cette fois-ci, au lieu de le suivre bêtement, j'ai traversé le dit chemin, je suis entré dans le sous-bois et j'ai regardé dans sa direction avec mon petit air "Suivez-moi, jeune-homme" (même si côté jeune-homme, y aurait beaucoup à redire).

Et ça a marché !

Une fois reçu mon "bonbon" comme ils disent, j'ai attendu avec intérêt (et sourire aux lèvres) de voir comment il allait s'y prendre pour le franchissement de l'arbre.

Eh bien, vous ne me croirez pas : il a marché quelques mètres vers la droite à travers le taillis jusqu'au premier embranchement du tronc, s'est servi de la branche latérale comme d'un escalier pour grimper sur le tronc et est redescendu calmement de l'autre côté. J'étais scié : les humains pensent ! N'est-ce pas extraordinaire ?


23 février 2018

Ouf !

 

Hier, je suis enfin allée courir aux Trois Fontaines... grâce à ma maîtresse !

Pas que ce soit elle qui m'y ait emmenée, non, simplement, mon promeneur attitré après un lundi courses, un mardi atelier, un mercredi kiné avait encore réussi à dégoter une bonne raison de s'abstenir le jeudi : Héliette, la voisine du sixième atteinte de macula, devait descendre vers dix heures faire des photocopies, remplir un virement et envoyer des documents par courrier postal.

C'est là que ma bipède a déclaré à son conjoint qu'elle pourrait s'en occuper elle-même.

Du coup, il n'avait plus d'excuse pour échapper à son devoir et il m'a embarquée pour la promenade. En grommelant comme à son habitude, mais je m'en fous, je couvre ses bruits de fond par mes petits cris d'impatience, ça lui fait les pieds !


21 juin 2020

Vous avez dit "Bizarre" ?


Depuis jeudi, nous avons repris nos promenades (sauf vendredi parce que c'était kiné pour Madame). Aujourd'hui, nous avons croisé un peu de monde : deux nanas qui faisaient leur petite gymnastique à mi-pente de la montée, un promeneur, trois joggers, une môme et un mec avec deux chiens (deux fois parce qu'ils parcouraient le circuit en sens inverse de nous).

Maintenant, c'est le liseron qui est en pleine floraison et, grâce à la pluie, dans les fissures du fragment bétonné de l'Allée des Moutons, le plantain pousse allègrement.

Bizarrement, le long du champ de céréales qui suit la ferme urbaine, nous avons aperçu par deux fois une libellule à l'abdomen portant des triangles bleus. Elle se posait sur la sente et, quand nous approchions, elle s'envolait pour se poser un peu plus loin, toujours sur la sente plutôt que de se tirer au-dessus du champ, drôle de comportement!

La présence de cette libellule m'étonne, d'où sort-elle ? Il n'y a pas la plus petite mare dans les environs, à moins qu'il s'en cache une dans le creux du Craetbos où nous n'avons jamais pénétré à cause de la densité des broussailles qui le bordent.

Bizarre, bizarre !

Oui, j'ai dit "Bizarre !"


19 mai 2023

Douche écossaise

 
Dans le fossé entourant Kientzheim (Kientza en idiome local) au pied de la Tour des Fripons, il y a une sorte de grosse rigole où s'écoule une sorte de ruisseau (quand il y a assez d'eau).

Cette année, aucun courant et, par endroits il est même à sec... mais pas là où hier, en allant renifler pour tenter de trouver la raison de ce phénomène, j'ai glissé et me suis retrouvée dedans !

La honte ! Surtout quand mon bipède a cru bon d'en avertir ma maîtresse qui se trouvait à quelques encâblures de là en hurlant : "Françoise ! Y a le chien qu'est volé à la baille !"

Il a encore un bel organe pour son âge ! Du coup on devait l'entendre jusqu'à Kaisersberg... la honte, je vous dis !

Et la douche dans tout ça? Me direz-vous... ben en rentrant à la maison ! What else ?


 

 

14 mai 2023

Vous connaissez le flamand ?

 
Moi non plus ! Mais j'ai une chouette copine qui me parle souvent dans cette langue.

Je vous demandais ça parce que ça fait des années que presque chaque jour en nous rendant au Domaine des Trois Fontaines nous passons devant les studios de la VTM, Medialaan à Vilvoorde.

Devant ces studios, il y a un petit espace où aboutissent des entrées de garages et de parkings qu'ils ont pompeusement érigé en place, bien qu'elle ne soit pas accessible au public. Et vous savez comment ils l'ont baptisée ?

"Kleurt je dag plein"

Ce qui signifie (le flamand de mon bipède bien que minimaliste va quand même jusque là) "place Colore ton jour", sympa, non? Ils y ont même planté un mât avec un drapeau multicolore, mais je ne suis pas sûre qu'il soit LGBTQIA(et plus si affinités)-compatible.

Et à la prairie, il y a du neuf : il y a deux jours on la tondait donc nous sommes allés promener autour de l'orangerie. Hier, nous avons constaté qu'il n'y avait pas de résidus de tonte. Ils les ont embarqués dans une benne! Sans doute pour les"valoriser" (un mot à la mode) par méthanisation.

Sage initiative : ça évitera à mon bipède de ramener à la voiture la moitié de la prairie collée à ses godasses :-)

... mais qui va nourrir le terrain de cette pauvre prairie ?


 

5 septembre 2021

Mouvement perpétuel

 
Ce matin, nous sommes allés faire notre petite promenade au domaine des trois fontaines. Ma maîtresse nous accompagnait.

Nous avons croisé le petit camion jaune de la commune de Vilvoorde : comme chaque dimanche matin il effectuait sa tournée de vidange des poubelles du parc, certainement en prévision de l'affluence de promeneurs par cet après-midi ensoleillé.

Je crains fort, malgré cette précaution, que demain matin nous n'assistions, comme chaque lendemain de beau jour, au désolant spectacle des détritus jonchant le sol sur l'entièreté du domaine.

Ces envahisseurs sont d'une désinvolture crasse (c'est le cas de le dire) !


 

7 juillet 2021

À vue de nez

 
Ça fait une dizaine de jours maintenant que dans les haies, les troènes ont commencé leur floraison.

Au début, tu trouves ça agréable, ce petit parfum de miel.

Mais avec le temps, il s'amplifie, devient entêtant et même limite écœurant.

C'est que j'ai l'odorat sensible moi et ce machin s'insinue partout, si bien que même le nez au ras du sol, j'ai du mal à suivre la piste du chien de la voisine !

Pourraient pas tailler leur haies, les voisins, qu'on puisse flairer en paix !


6 juin 2021

TOC

 
Ça fait maintenant plus d'un an qu'aussitôt qu'il s'apprête à quitter l'appartement, mon bipède enfile un masque. Je crois qu'il se prend pour Zorro, bien que son masque soit bleu.

Et il ne le quitte qu'une fois de retour, il l'a sur le pif en permanence, même dans la voiture et même pendant notre promenade au domaine des Trois Fontaines.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est prudent. C'est vrai qu'hier, au cours de notre promenade dans ce parc, nous avons quand même aperçu une jogueuse et deux promeneurs de chiens !

Il prétend que ça ne le gène pas pour respirer et que même s'il chausse ses lunettes, il n'a pas de problèmes de buée. Ce type est fou ! Mais bon, je ne vais pas trop en rajouter, tu vois pas qu'il lui prenne la zinne de m'en coller un à moi aussi ?

Restons prudente !


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