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Tu parles d'une vie de chien !
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23 mai 2020

Il suffit d'un rien


Voilà : soixante-deux jours de surveillance sans faille et hier, on n'y va pas !

Moralité : aujourd'hui, quand on arrive dans l'ex-prairie à chevaux, elle a été fauchée !

C'est-y pas scandaleux ? Pour un seul jour d'absence. On n'a rien vu venir !

Bon, on va pas en faire tout un foin non plus...

Du coup, on constate que les prédictions  de l'Adrienne se sont révélées exactes : mon bipède a repris ses rogations, et cela en dépit de l'avertissement de son épouse (ma maîtresse, donc) comme quoi la météo annonçait 95% de chances de pluie.

Bon, il a fait gris mais il n'est pas tombé une goutte. Normal d'ailleurs car, pour faire plaisir à Madame Chapeau, nous n'avons pas rencontré la moindre limace dans le cadran de notre hygromètre. Mon promeneur a bien cru en apercevoir une mais en y regardant de plus près, ce petit trait noirâtre se déplaçait un peu vite pour être une limace : c'était un petit myriapode !

Quoi ? Non pas un iule, il n'était pas brillant (un peu comme mon bipède, mouarf !).

Allez, à plus !


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22 mai 2020

Fin de série


Après soixante-deux jours consécutifs de promenade dans la campagne de Koningslo, la série s'est arrêtée : aujourd'hui ma maîtresse a repris ses visites chez son kiné !

Je crains fort que mon promeneur en profite (tu penses si je le connais)  pour installer immédiatement un certain laisser aller dans la régularité de mes sorties matinales et campagnardes !

De toute façon, le temps était maussade.

Il n'a pas plu, mais presque. Bien  sûr, ça ne fait pas l'affaire de nos voisins flamands qui commencent à demander de ne pas gaspiller l'eau en raison de cette sécheresse prolongée.

C'est vrai qu'ici, autour des immeubles, les pelouses commencent à jaunir. Faut dire que côté gestion de la chose ils ne sont pas très futés les administrateurs locaux : ils ont un contrat avec une société qui vient tondre les pelouses à intervalles réguliers. C'est un peu léger : ils devraient augmenter un peu la hauteur de coupe et espacer les tontes en cas de sécheresse, ça aiderait l'herbe à survivre. Mais bon, ce ne sont que des humains, faut pas trop  leur en demander...


26 avril 2020

C'est aujourd'hui dimanche (tais-toi Berthe !)


 Je ne sais pas si c'est parce que c'est dimanche ou parce que nous avons entamé notre circuit vingt minutes plus tard qu'à l'ordinaire, mais ce matin la promenade avait des allures de ring aux heures de pointe avant le confinement.

Y avait des bipèdes et des chiens partout.

Y avait même plus de chiens que de bipèdes parce que dès le démarrage, nous sommes tombés sur une dame blonde à queue de cheval qui en sortait trois en même temps.

C'était particulièrement encombré dans la fraction nord du circuit, si bien que pendant une grande partie de la promenade j'ai dû rester attachée à ma laisse. Tu parles d'une sortie !

Bon, on verra, ça ira (peut-être) mieux demain, comme chante la baronne Leonia Cooreman.


12 avril 2020

Si tu y mets la patte, tu auras du bâton !


Aujourd'hui, j'en suis certaine, nous sommes partis plus tard qu'hier pour notre promenade quotidienne.

En débouchant de la propriété, j'ai aperçu Max plus bas dans l'avenue de la Bugrane mais il était à l'arrêt : sa promeneuse discutait le bout de gras avec une autre bipède, elle aussi accompagnée  d'un chien.

Devant nous, sur la droite, il y avait un monsieur et un gamin. Quand ils ont été suffisamment éloignés dans l'allée des Moutons, mon "maître" m'a détachée et j'ai pu aller flairer le champ de colza : il venait d'être récolté la veille. J'ai expliqué à Célestine sous son commentaire d'hier que parallèlement, le bulldozer avait également utilisé sa "pelle" pour arracher les branches des arbres bordant le champ et débordant par-dessus celui-ci. Quand l'engin se mettait à tirer sauvagement sur les branches, ça faisait un nuage doré : le pollen des floraisons , je suppose.

Après ça, en entamant la montée, nous avons croisé ce chien roux et blanc qui se promène souvent avec Max. Celui-là, il m'a sciée : sa maîtresse lui a dit "Couché Indi !" et il s'est plaqué instantanément au sol et n'a même pas soulevé un sourcil quand je suis passée à côté, un pauvre esclave !

Nous sommes descendus vers le champ, là nous avons vu passer un jogger qui regagnait  le complexe de logements sociaux de l'avenue de la Tour Japonaise (laquelle, contrairement à ce que son nom semble indiquer ne passe pas devant la dite tour, loin s'en faut !).

Nous avons alors entamé le tour du champ de graminées qui jouxte le Craetbos. Surprise : lui aussi avait été retourné ou à tout le moins hersé. Là nous avons croisé un autre promeneur accompagné d'un chien noir à grandes oreilles pendantes, nous avons dû faire un crochet dans le champ pour l'éviter. C'est là que j'ai trouvé le bâton du titre et que pour la première fois depuis vingt-cinq jours j'ai pu galoper à sa poursuite, mon bipède ayant accepté de le jeter plusieurs fois au loin (enfin loin... aussi loin que le lui permettaient ses forces déclinantes et la légèreté du petit bout de bois). Bien sûr, il s'est lassé avant moi, comme d'habitude.

Presque au point le plus éloigné du circuit, nous avons vu passer sur le sentier médian une des personnes de couleur de l'autre fois et son chien, elle se dirigeait vers le château d'eau. Là nous avons dû bifurquer à gauche et rentrer par ce fameux sentier parce qu'en face arrivaient à nouveau un mec et un grand chien !

Faudra revoir nos horaires de promenade si on veut avoir un peu la paix !

Sinon, les flics de Vilvoorde vont finir par devoir envoyer une patrouille pour régler la circulation !


8 septembre 2019

Rencontre


Depuis quelque temps, en dehors de ceux d'atelier et de kiné de ma maîtresse, nous allons tous les jours courir aux trois fontaines (enfin, je me comprends : moi je cours et lui, il se traîne).

Comme nous y allons assez tôt, j'ai toute la prairie pour moi toute seule.

Aujourd'hui, nous devions être un peu plus tard que d'ordinaire (et en plus c'est dimanche, le jour de grande sortie des autres chiens) si bien qu'au moment où nous allions repartir, mon copain Jack Russell est arrivé. Son promeneur doit être journaliste : il tient une tribune (à deux mains).

Dès qu'il m'a vue, il est accouru vers moi. Il a une drôle de dégaine : ses pattes arrières sont très courtes et son popotin plutôt charnu, si bien que quand il court, il est loin d'avoir mon élégance, pauvre chou !

Quand il est arrivé, je me promenais encore avec mon bâton  dans la gueule et vous savez quoi ?

Il a voulu me le prendre !

Quel sans gêne dis donc !

Du coup, j'ai lâché le bâton et je l'ai poursuivi en aboyant.

Mon bipède a échangé quelques mots avec le journaliste et puis nous sommes remontés en voiture. Et bien sûr, je l'ai vu par la fenêtre, le copain s'est emparé du bâton que j'avais laissé dans l'herbe et il est parti le tendre à d'autres chiens pour jouer avec eux.

Quel amelaiken dojker c'ui-là ! Moi quand j'ai un bâton, je le donne à personne, même mon promeneur ne peut me l'arracher que de haute lutte. Nomého !


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31 juillet 2019

Finalement


Finalement, ça se passe moins mal que prévu. Dès que mon promeneur attitré rentre de sa visite chez ces maudits chats, il m'emmène au domaine malgré l'heure déjà bien avancée. Bien sûr, la plupart du temps j'ai juste le temps de me payer une petite galopade dans la grande prairie avant de retourner à la voiture.

Aujourd'hui, nous sommes même descendus jusque devant l'orangerie par l'allée des hêtres pourpres. Il y en a un qui a perdu un morceau, sans doute à cause du vent, une brindille d'environ trois cent kilos. J'ai toujours dit qu'on devrait s'en tenir aux espaces découverts où je peux galoper à l'aise plutôt que de risquer sa peau sous le couvert des arbres. Ça peut devenir dangereux le boulot de promeneur de chien quand on s'entête à préférer les chemins forestiers aux grandes prairies.

Remarquez que, personnellement, je ne risque pas grand chose avec mes sens aiguisés et mon agilité proverbiale, mais lui, perclu de rhumatismes comme il est, le pauvre vieux, je le vois mal esquiver lestement une branche arrachée. Mais bon, il est têtu !

Plus loin, en bordure de bois près de la ceriseraie, nous avons vu un pin aux aiguilles toutes brunes. Et pas un rikiki comme ceux du jardin japonais de la grande prairie, non un beau grand pin, ça va en faire du bois mort !

À bien réfléchir d'ailleurs, je me demande si les hêtres ne souffrent pas eux aussi de ces vagues de chaleur et de sécheresse à répétition, ils ne sont plus adaptés au climat changeant.

C'est bien triste tout ça !

Remarquez que moi, tant qu'il reste de l'herbe...

Ben non, je ne mange pas d'herbe ! (Encore que...)


 

12 juillet 2019

Et voilà !


Oui, voilà, c'est reparti pour les interruptions et les prétextes à la mords-moi le nœud !

Mercredi, c'était kiné (le mâle aux mains puissantes cette fois-ci).

Jeudi, c'était la pire de toutes : ils sont allés voir à quoi ressemblait une épicerie de proximité de la coopérative FÄRM à Wemmel. Ils auraient mieux fait de jeter un œil sur le net : le jeudi... c'est fermé, tu parles d'une excuse !

Aujourd'hui, ma maîtresse a réquisitionné la voiture pour aller visiter l'hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines avec ses copines de la peinture sur soie (est-ce que je peins sur moi, moi ?).  Je me demande si elle ne prend pas un gros risque :  à voir comme elle tousse, je crains fort qu'ils la gardent !

Et demain, ce sera quoi ?

Hein ?

Déposez vos suggestions dans les commentaires, je vous dirai qui a tapé dans le mille.

Bon, je vais bouder sur leur lit, ça leur fera les pieds !


7 juillet 2019

Éclipse


Ce matin, lorsque nous arrivons à la grande prairie, surprise, il est à nouveau là !

Qui ?

Ben le lion jaune !

Il se trouve sur le parking de l'hôtel de l'Eurovolley Center, voisinant avec un cycliste en plastique en tenue de recherche de vitesse, encore plus grand et encore plus jaune que lui et frappé, lui aussi, du sigle de la (célèbre) banque lyonnaise.

Mon promeneur avait de nouveau tout faux ! Ou alors, ce lion est d'une race supersonique et il a bouclé son tour de France en un jour, mouarf !

Pour tenter de faire oublier son erreur et noyer le  lion  poisson, mon bipède se lance dans des considérations oiseuses style "C'est Bruxelles qui paie des millions pour s'offrir le départ du tour et, côté retombées, ce sont les patelins voisins qui encaissent les nuitées d'hôtel !".

Remarquez que quand nous sommes repartis, il n'y avait plus sur le parking que quelques voitures, elles aussi jaunes, où achevaient d'embarquer quelques gusses.

À quelques minutes près, comme dans un contre la montre, je n'aurais pas eu l'occasion de me payer la tête de mon chauffeur !

Elle est pas bien faite la vie ?


19 mai 2019

Bilan de la première semaine d'exil


Le train-train habituel s'est installé : mes bipèdes s'arrangent pour me laisser faire une galopade quotidienne. Si ce n'est pas le matin dans les fossés entourant Kientzheim, c'est l'après-midi dans une des forêts du Massif des Vosges.

Ce qui ne rate pas par contre, c'est que chaque midi, j'en ai pour deux heures à attendre sous leur table qu'ils se décident à quitter le restaurant. Et j'ai beau me manifester, tout ce que je reçois, ce sont des menaces : "Si tu continues, je vais aller t'enfermer dans la voiture !"

Pour le reste, c'est le même appartement que l'an passé (et même que l'année encore avant) : mon bipède est comme moi : il aime la routine (au grand dam de son binôme qui aurait l'âme plus aventureuse, elle).

Ah ! Faut que je vous dise, lors d'un de nos passages à Kientzheim, j'ai assisté à un truc étonnant : y a pas que nous les chiens qui avons un comportement de meute. J'en ai vu une d'humains passer. (J'ai bien été obligée de la voir : j'avais ma laisse et ma maîtresse ne m'a pas lâchée durant tout le défilé).

Y en avait certainement quelques centaines, la tête de la colonne escaladait déjà la colline derrière le vignoble que la queue n'était pas encore visible au bout de la rue venant de Kaysersberg.

Et alors, je vous dis pas : une meute, c'est joyeux, vif, ça va et vient, mais là... des mœurs de chenille processionnaire du pin ! Un·e à la fois et chacun·e sa gamelle !

Sont bêtes ces humains !


7 avril 2019

Un jour n'est pas l'autre


Ces deux derniers jours, mon bipède a repris son boulot avec sérieux, il était temps !

Hier, bien qu'il ait garé la voiture au plus près, il a quand même fini par se laisser entraîner dans une promenade plus longue que celles de ces derniers temps. Après ma galopade dans la prairie et l'enfilade de l'allée de hêtres pourpres (c'est bon que je le sais à force d'y circuler en toutes saisons parce que pour l'instant, ils n'ont pas une seule feuille), nous avons pris à droite, avons franchi la passerelle, sommes descendus le long de l'étang du jardin anglais (non, le héron cendré n'était pas là, je n'ai pu courser qu'une bête oie du Nil), sommes remontés jusqu'à l'embranchement donnant dans le sous-bois, avons traversé celui-ci jusqu'au croisement où l'Adrienne avait trouvé son mystérieux fruit, sommes remontés vers la grande cuvette herbeuse (ouais, y a du relief dans le plat pays), avons traversé cette dernière sur toute sa longueur, avons fait le tour de la ferme (hoeve, ils disent) et repris à travers bois le chemin de la grande prairie pour retrouver la bagnole.

Aujourd'hui, miracle, il a roulé jusque derrière l'orangerie pour garer la voiture. Je me suis dit que les grands jours étaient de retour...

Effectivement nous avons parcouru la grande dépression en jouant aux majorettes avec lancer du bâton et tout puis nous sommes grimpés jusqu'à l'entrée de la sente menant vers la chapelle à travers bois, à mi-chemin de celle-ci, j'ai même réussi à l'entraîner dans la pente menant vers le chemin inférieur avec franchissement de l'arbre abattu par le vent et descente de la pente argileuse à 45 degrés. Retour dans la cuvette, re-jeu du bâton puis sortie par le chemin longeant la cerisaie (ou la prairie aux chevaux si vous voyez mieux).

C'est là que j'ai cru déceler des signes de lassitude chez mon promeneur, faut dire que le sentier que je souhaitais prendre était lui aussi barré par un arbre abattu récemment, ça ne m'a pas aidée et il a décidé de rentrer directement au parking. Je me demande ce que ça augure pour la semaine prochaine...


18 novembre 2018

Ça caille !

 

Deux jours de sortie par 2°C, j'ai craint le pire.

Le premier jour, mon promeneur discutait avec son épouse en prenant le petit-déjeuner. Il disait qu'il allait m'emmener aux 3 Fontaines et elle s'inquiétait de la température et c'est là que j'ai entendu le mot maudit : "chaussette"!

Mon sang n'a fait qu'un tour.

Heureusement, mon bipède attitré a eu la bonne réaction "Le chien se démène sans arrêt comme un beau diable, il ne risque pas d'avoir froid, ses parties les plus exposées sont ses pattes dans l'herbe givrée, tu vas lui mettre des bottes ?"

Je l'ai échappé belle !

Pourvu que la température ne baisse pas encore plus...


9 novembre 2018

J'ai eu peur !

 

Mardi : atelier de peinture sur soie de Madame

Mercredi : librairie Filigranes avec Louise qui cherche un cadeau pour sa sœur

Jeudi : Kiné et pédicure de Madame

Noméo, et vendredi, les courses chez Colruyt peut-être ?

Ben non, mon promeneur n'est peut-être pas aussi con que ce que j'en dis. Enfin, pas toujours. Il a profité du temps d'attente de la séance combinée kiné/pédicure pour se taper le Colruyt et la pharmacie (mais non pas la pharmacienne, vous avez vu son âge ?), si bien qu'aujourd'hui, nous avons enfin pu nous rendre au domaine. C'était pas trop tôt !

Remarquez que j'ai eu des craintes : bien que m'ayant passé mon harnais de compétition, voilà-t-y pas que sur le chemin du parc, il quitte l'avenue de Versailles pour entrer dans le parking de la ferme Nos Pilifs. Il ne va quand même pas aller boire un pot à l'Estaminet ? C'est qu'il est capable de tout !

Mais, fausse alerte : il est juste passé embarquer un sac de vêtements dont Louise aura besoin demain au sortir de la douche qu'elle prendra entre sa séance d'équitation et son modelage de pingouins en pâte Fimo (ouais, c'est pour la table de Noël).

Ce qui veut quand même dire que demain c'est bernique : il devra aller pêcher la gamine au manège, mais c'est pas trop grave : la météo nous annonce un week-end pourri.

Et ne me demandez pas pourquoi il y a une avenue de Versailles à Bruxelles, je ne suis pas historienne, même si de temps en temps je fais des histoires selon mon bipède, mais si vous croyez tout ce qu'il dit...


31 décembre 2018

Moi et ma grande g.....

 

Ce matin, comme chaque matin, quand mon bipède entre dans le séjour et frôle mon fauteuil pour atteindre les interrupteurs, je roule sur moi-même pour lui offrir mon ventre à caresser.

Il s'exécute et qu'est-ce-t-y donc qu'il s'exclame ?!?

"Tu es de plus en plus grosse, va falloir te mettre au régime..."

Non mais là, il est gonflé ! Vous verriez son ventre à lui... c'est bon que je ne sais pas utiliser l'appareil photo, j'vous montrerais qui qu'est gros, moi !

Bien sûr, il n'envisage jamais que la mauvaise solution au (prétendu) problème : le régime !

C'est évidemment pas lui qui va me conseiller de faire plus de sport, c'est plus facile de rogner sur ma pitance que de m'emmener courir dans la nature, feignasse va !

Mais voilà-t-y pas que vers dix heures, à son retour de chez Colruyt, il demande à son binôme "Je ne devrais pas sortir le chien ?"

Parfois, je me demande s'il ne m'entend pas penser, il a des côtés inquiétants.

Toujours est-il que nous nous sommes équipés et qu'il m'a emmenée courir.

À la fin de chaque promenade, quand je remonte dans la voiture, il sort quelques friandises de sa poche (plus exactement d'un sac qu'il a en poche). Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'il me fait ? Il me balance le sac vide sous le nez et une phrase dont j'ai horreur : "J'ai pas de bonbons aujourd'hui !"

Merde ! Il a employé les deux méthodes combinées, je ferais peut-être mieux d'arrêter de penser.


4 septembre 2018

Rebelote

 

Contrairement à ce que j'avais pressenti, hier j'ai quand même eu droit à un petit tour dans la grande prairie du domaine des trois fontaines (celle juste derrière les studios de VTM).

Mais il ne m'a pas fallu attendre longtemps pour voir mes prévisions se réaliser : aujourd'hui, dès la fin de ma sortie hygiénique matinale, ils m'ont laissée seule dans l'appartement et ils ne sont réapparus que vers 13h30.

Avec l'année scolaire, les séances de l'atelier de peinture sur soie de ma maîtresse reprennent aussi, mais habituellement, mon bipède attitré est de retour après avoir déposé sa moitié, mais aujourd'hui : bernique ! Il semble qu'il est allé au musée des costumes de Manneken-pis chercher des places de théâtre. Il semble surtout qu'il en est revenu gonflé à bloc. Si si, même qu'il a dit à sa coéquipière : "Deux heures dix de file pour apprendre que ces c... n'avaient plus les places que tu voulais, ça me gonfle !"


2 septembre 2018

Surprise

 

Ça fait deux jours que mon promeneur attitré s'est décidé à reprendre son rôle avec sérieux. Et là, quand je dis surprise, au vu du dernier mois, je devrais dire miracle !

C'est que ça a été un brin bousculé : des cartons dans tous les coins, des escabelles et escabeaux (pour pas faire de jaloux, vous savez comment c'est aujourd'hui avec la guerre des genres et le politiquement correct), des tournevis, des clefs, des marteaux, des pinceaux. L'ambiance ! Je ne savais plus où me mettre pour ne pas me faire marcher dessus. Et côté promenade : bernique !

Donc depuis deux jours, tout semble rentré dans l'ordre. Ou presque, parce que maintenant qu'on habite au quatrième, je ne vois plus personne passer devant les fenêtres pour me permettre d'étaler tous mes talents d'aboyeuse et il faut se farcir l'ascenseur (vous savez : "Assis ! Pas bouger ! Pas aboyer !") de nombreuses fois par jour.

Mais l'essentiel semble sauf, pourvu que ça dure !

Mais j'ai comme un doute, il est à nouveau question de kiné ardéchoise, de courses, de banque, d'admistration communale etc


23 mars 2018

Le gendarme de Signy-le-Petit

 

Lorsque nous débarquons dans ce patelin, ma maîtresse prise d'un besoin urgent se précipite dans le premier bar-tabac qui se présente à sa vue.

Quand elle y entre, les conversations vont bon train : des gendarmes en grand uniforme ont envahi la salle d'honneur (c'est comme ça qu'elle s'appelle) à l'arrière de la mairie.

Personne ne sait ce qui peut bien se passer et ça jase, ça jase !

Nous, nous aurons la solution plus tard dans la soirée : dans le restaurant de l'hôtel une table pour treize est dressée et les convives attendus prennent l'apéro au salon puis ils débarquent et s'installent. Le plan de table est sommaire : les mecs (six) à un bout de la table, les femmes à l'autre.

On attend avec intérêt leur choix de menu. Mais bernique : ils reprennent un apéro et quand ils l'ont terminé, le plus fort en gueule des mâles décide qu'il se fend d'une tournée supplémentaire, si bien que le gaillard qui est plus proche de nous et qui carbure à la bière en est à sa troisième Chimay bleue. Même mon promeneur attitré, qui a pourtant eu une bonne descente à sa grande époque, commence à devenir admiratif.

La serveuse réussit enfin à leur faire choisir leur menu et un des mecs commande deux bouteilles de Sancerre blanc et deux de rouge "pour commencer".

Leur conversation est des plus intéressantes on y apprend en vrac qu'ils sont d'anciens gendarmes et qu'ils ont assisté à une cérémonie d'hommage à je ne sais trop qui et qu'il y avait même un général présent, qu'un des gusses entraîne une équipe de foot, que le buveur de Chimay est un grand amateur de poules et ses copains décident qu'ils iront au marché de Chimay lui en acheter quelques unes, mais ils ont un peu de mal à choisir la race.

Je n'ai pas assisté à la fin de cette cène à treize parce que mes patrons avaient terminé leur repas et que même quand nous sommes redescendus mon promeneur et moi pour ma sortie d'avant minuit, ils menaient toujours grand tapage dans le resto.

Mon boss, toujours philosophe, a déclaré "J'espère qu'ils rentreront à pied !"

On n'a rien vu dans le journal du lendemain (sans doute parce qu'on ne l'a pas acheté).


4 mars 2018

Ouais !

 

Il pleut maintenant...

Mais ce matin, il faisait soleil, aussi ai-je décidé de faire le grand jeu : lamentations avec tremolos, yeux de cocker (la honte), course autour de la table, grattage de son genou... et ça n'a pas raté, il s'est levé en maugréant et a transféré ses semelles de ses chaussures vers ses godasses, c'était gagné !

Il m'a donc embarquée dans la voiture pour ma destination favorite (après Aldeburgh dans le Suffolk).

Au domaine, la neige avait presque totalement disparu, mais le sol était encore gelé.

J'ai tout de suite compris au début de la promenade qu'il n'avait pas son entrain habituel : il ne quittait pas les chemins balisés et avait le pas un brin hésitant, mais il sait là-contre comme ils disent par ici : quand il a les pieds de plomb il utilise une méthode personnelle que je reconnais au rythme de son souffle, pour s'obliger à prendre une cadence, il se fredonne en dedans une marche militaire. 

Comment ? Non, il n'a pas fait l'école militaire, il était planchette au premier régiment d'artillerie et vous allez comprendre pourquoi il n'utilise pas la marche de son propre régiment : trop difficile à mémoriser !

De toute manière, il a le choix il a fait six mois à l'artillerie et six autres dans le labo du service de réception de l'armée dans les locaux de l'école militaire.


 

15 janvier 2025

Del berdouye djusqu'aux...

 

Comme par bonheur je suis une femelle, je n'ai pas à aller jusqu'à la rime !


Bon, si on ne peut plus rigoler !...
 

... Ah oui : pour ceux qui ne comprendraient pas le langage originel de mon bipède (le wallon de Charleroi "Tcharlerwè" pour les locaux) "el'berdouye", c'est comme qui dirait "la gadoue" chère à Birkin et aujourd'hui, avec le dégel, on patauge grave dedans ! C'est pas demain que mon bipède va abandonner ses bottes...

 


 

11 janvier 2025

Ça caille !

 

Lundi, j'ai entendu mon bipèdes dire à ma maîtresse "Comme je dois te conduire chez le kiné, je n'irai pas faire courir le chien au domaine...".

Heureusement, elle a répondu "Ce n'est qu'à 10 h 30, tu as largement le temps !", donc, il s'est exécuté. Parce que le lendemain, elle avait atelier de peinture sur soie comme tous les mardis en dehors des vacances et là c'est vraiment trop tôt : je peux faire une croix sur ma course dans la prairie.

Depuis, il marche droit le mec et même, il exagère : neige, verglas, brouillard givrant, rien ne l'arrête, pourtant ces derniers jours, ça caille !

En rentrant hier, nous avons croisé dans le couloir des caves un gaillard qui a suggéré de... me mettre des bottes !

Mais de quoi il se mêle ce mec, pourquoi pas mon pull-chaussette rouge tant qu'il y est ?

Bon, je crie pas trop fort des fois que ça inspire mon bipède...

 


 

31 décembre 2024

Zoom Express

 

Contrairement à ce que j'avais craint hier, aujourd'hui mon bipède m'a quand même emmenée au Domaine des Trois Fontaines. Il faisait un froid de canard, bien qu'il n'y ait pas eu le moindre canard en vue.

Pas la moindre mouette non plus d'ailleurs, si bien que mon bipède n'a pas eu à faire la démonstration de sa maîtrise tactile. Le seul volatile que nous ayons aperçu, c'était une pie. Ça nous a étonnés parce que généralement elles sont en groupe ces bestioles.

Bref, on s'est gelés pour rien, il y avait pourtant 3°C, mais avec le vent on avait encore plus froid que le jour où il n'y avait eu que 0°C.

Bon, ben, pour le zoom, faudra attendre le jour où les mouettes (ce ne sont pas des goélands : elles n'ont pas le bec jaune) seront de retour !

 


 

23 novembre 2025

Nouvelles du Nooord...

 

Réchauffement climatique qu'ils disent à la COP (oui, j'entends la radio dans la bagnole quand mon chauffeur personnel me conduit vers mon site de promenade).


Tu parles ! Ici, à Bruxelles, l'hiver a commencé  le 21 novembre. Il fait tellement froid que j'ai même rien dit quand ils m'ont enfilé mon pull-chaussette rouge.

Heureusement, du coup (faut parler "à la mode"), mon bipède n'a pas sorti les mains de ses poches pour me prendre en photo. 🐶

Il a pas non plus pris de photos des toits du quartier. Comme il a neigé cette nuit, on voit bien ceux qui ont isolé leur toiture (la neige a tenu) et les autres (elle a fondu).

 


 

9 novembre 2025

Rupture

 

Ce matin en arrivant à la prairie, mon bipède me libère de mon attache et je descends de la voiture. Il me donne une friandise et se dirige vers l'entrée de la prairie. Moi, je fais un petit pipi puis j'entame le circuit habituel.
 

Au bout de quelques dizaines de mètres, je me retourne et... je l'aperçois qui se dirige nonchalamment... vers le pont qui enjambe le chemin creux, celui qui passe sous le ring !
 

Ça fait des mois et des mois qu'il s'esquinte à tracer une sente dans la prairie en passant obstinément par les mêmes endroits, et là, paf, il se tire dans l'autre  sens !
 

Il avait remarqué qu'un peu avant le jardin japonais, un schnock presque aussi vieux que lui jouait au ballon avec un "ket" de trois ou quatre ans. Il a peut-être cru que j'allais me précipiter sur le ballon, alors que moi, le seul jouet que j'aie jamais accepté d'utiliser, c'est un chiffon coloré !
 

Bon, je galope jusque chez lui (c'est lui qui a mes friandises dans sa poche, alors, j'évite de le paumer...) et je l'accompagne. Voilà-t-y pas qu'au moment d'entrer sur la passerelle, il oblique à droite et se met à longer le bord de la tranchée du chemin creux sous le couvert des arbres. Ça fait des années qu'on n'est plus passés par là.
 

Chose nouvelle : la trace est régulièrement obstruée par des arbres morts. Vous pourriez penser que les gestionnaires de l'endroit ont décidé d'adopter le retour à une forêt plus "naturelle" (ouais, forêt c'est un bien grand mot, en Flandre ils ont plutôt des bois que des forêts, d'ailleurs l'organisme qui s'en occupe s'appelle "Natuur en Bos") et laissent le bois mort sur place.

Mais c'est pas tout-à-fait vrai parce qu'il y a quelques endroits où l'on a l'impression que ces arbres morts on été déposés en vue de barrer le passage aux promeneurs (et aux VTT et autres motos de trial). En effet, il n'est guère naturel que des arbres tombent justement en travers des sentes et surtout que deux arbres de 40 cm de diamètre tombent côte à côte en travers d'un même sentier ! Des arbres de ce calibre ne poussent pas à une coudée l'un de l'autre !


Révélation donc : mon bipède peut marcher plus de 400m et bourlinguer à travers les sous-bois et même les broussailles !

Alors, pour quoi il ne le fait plus jamais ?  Et ne me dites pas que c'est pour épargner mes pattes !

 


 


 

 

12 octobre 2025

Distance accrue

  

Cette semaine, lundi ma maîtresse avait kiné et mardi peinture sur soie. C'est donc mercredi que nous sommes retournés au domaine. Rien n'a changé sauf qu'on a mis à jour les panneaux sous les signaux d'interdiction de stationner : c'est reparti jusqu'au 18/10.
 

Remarquez que ça n'a pas l'air d'inquiéter les personnes dont les véhicules sont garés malgré tout, mais, une fois n'est pas coutume, mon bipède s'est conformé aux instructions et nous avons continué notre route et nous sommes entrés dans le domaine et avons rejoint le parking derrière l'orangerie en rebondissant sur des pavés dignes de l'enfer du nord et en slalomant entre les arbres entourés d'un peu de terre et de petits rails protecteurs en acier ainsi qu'entre les engins des petits hommes verts de chez Krinkels occupés à entretenir les massifs d'hydrangeas.
 

Si bien que depuis cinq jours j'ai repris des promenades dans les prairies et les chemins du domaine (et il me semble que mon bipède en rajoute une petite couche chaque jour, mais je m'en tape si je peux me permettre...).
 

En rentrant sur la route qui se signale, par les peintures sur son sol, une "Fietszone" (zone vélo) qui est donc partagée entre les voitures et les bicyclettes avec priorité à ces dernières, j'ai remarqué qu'après avoir bitumé la grosse ligne blanche délimitant l'ancienne zone de stationnement, on a tracé un pointillé au badigeon blanc entre deux des bacs nouvellement créés (dans lesquels on n'a toujours rien planté et qui sont maintenant gagné par l'herbe de la prairie) dans quel but ? Qui vivra (jusque là) verra !
 

En attendant, notre trajet a été allongé d'un bon kilomètre. Mauvais pour la planète ça !

 


 

15 août 2025

Au nord-est rien de nouveau

  

Enfin, jusque hier...
 

Comme il ne se passait rien à la prairie (laquelle se situe au nord-est d'ici), je me disais qu'ils étaient peut-être en train de faire fabriquer un panneau qui annoncerait "Emplacement réservé à Jackie".


Oui, c'était improbable d'autant que la mention aurait dû être écrite en néerlandais, mais on peut rêver hein ?


Mais j'ai définitivement perdu mes illusions quand en sautant hors de la voiture, je suis tombé nez à nez avec un tas de matériel de signalisation de chantier où ne figurait pas le panneau évoqué ci-dessus.
 

Aujourd'hui, le tas est toujours là, mais rien n'a changé, faut le temps qu'ils se mettent en route, je suppose, nous verrons bien la semaine prochaine !

 


 

30 juin 2025

Tally Ho !

  

Oui, je sais, en français on dit "Taïaut", mais dans le pays d'origine de ma race, on dit "Tally Oh", c'est ce qu'on crie lors de la chasse à courre quand on repère le gibier. Bon, ça ne me concerne pas fort puisque je suis d'une race de terriers, pas de chiens de meute.

D'ailleurs à Southwold (Suffolk) chez Adnams, ils brassent (uniquement en hiver), une bière qui porte ce nom : Tally Ho. Un truc extrastrong qu'on appelle "barley wine", un truc rougeâtre qu'il n'y a que mon bipède pour boire ça avec délectation.

Nous sommes allés plusieurs fois en East Anglia : c'est très chouette comme contrée ! Mais nous n'y allons plus, vous connaissez la tête de mule de mon bipède : il refuse de devoir demander un passeport pour pouvoir se rendre depuis le Brexit dans ce pays ingrat qu'il a honoré de sa présence pendant des années !

N'empêche qu'hier, bien que n'étant qu'un terrier, j'ai quand même poursuivi deux pigeons, mais les pigeons, c'est pas intéressant : ça s'envole en un clin d'œil !

Tandis qu'avant hier, il y avait un couple d'ouettes d'Égypte (ça va toujours par deux ces bestioles-là).  Là, c'est beaucoup plus drôle : quand tu galopes dans leur direction, elles commencent par marcher en rouspétant puis à courir pour finir par s'envoler... pour se poser quelques mètres plus loin. Et là, on peut recommencer. Parfois on fait tout le tour de la prairie comme ça.

Évidemment mon bipède intervient en me criant "Arrête de courir après les ouettes!".

Je ne l'écoute pas bien sûr et j'ai une excuse : il fait la liaison entre "les" et "ouettes", si bien que j'entends "les Zwette" et ça, dans le langage local c'est "les noir(e)s" (comme dans la chanson "Ma lief dat es en zwette, ze komt oët de Kongo" un truc du temps des colonies que mon bipède a bien connu) et comme les bestioles ne le sont pas, noires, je continue ma poursuite.
 

Comment ? Vous ne comprenez pas le brusseleir ? Vous en avez de la chance !

 


 

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