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Tu parles d'une vie de chien !
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19 février 2021

Briser la glace

 
Comme ça fait quelques jours que je me désintéressais de la balle (ce qui fait se poser des questions à mon promeneur patenté), aujourd'hui, mon bipède m'a emmenée promener dans la partie basse du domaine, là où il y a cet étang. Vous vous rappelez ?

Quand nous avons franchi la passerelle qui enjambe le petit bout de l'étang, un couple de bernaches s'est posé sur l'eau.

Enfin, plutôt sur la glace !

Comme ça fait déjà trois jours et trois nuits qu'il ne gèle plus, je croyais que ça serait fondu.

Eh bien bernique ! C'est vous dire si ça avait bien gelé les jours d'avant !

On se serait crus chez mon copain Shocks en Iowa...

Sauf que là, ça n'a pas l'air  que le dégel soit pour demain !


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21 février 2020

L'excuse imparable


Depuis deux semaines, ça va mieux, tout est presque redevenu normal. Sauf que j'ai définitivement déchiqueté ma balle et que mon bipède n'a pas l'air de se démener pour me la remplacer, du coup, on en est revenus aux promenades et au lancer de bâton.

Avant, j'ai été bien contrariée : mon promeneur attitré a découvert un truc qui lui procure une sorte de droit de veto sur les sorties à n'importe quel moment : les extrasystoles !

Ajoutées aux courses, aux ateliers soie, aux kinés et à la météo ça lui fait une solide collection de prétextes avec consultations, examens , analyses (non, ça il tient en réserve pour l'instant). Un jour, il m'a même fait le coup des urgences alors que ça n'en valait pas la peine : de toute manière il y avait du brouillard.

Bien sûr, en dehors de ces machins systoliques on ne lui trouve pas grand-chose, quelle chochotte !

Aujourd'hui, nous avons fait un tour un peu plus long à travers le domaine. Y en a du bois au sol après la tempête ! Il y a même des chemins où "Natuur en Bos" a déployé des rubans pour interdire leur emprunt (tu parles si c'est efficace, même mon bipède peut passer en dessous !).

J'ai aussi constaté que le service d'entretien avait replanté la petite colonne de pierre ornant l'entrée du jardin japonais, des vandales l'avaient déterrée pour des raisons obscures (à moins que ce soit pour m'empêcher de faire pipi à sa base). Y a quand même des cons sur la terre !


26 juin 2019

Encore une nouveauté !


L'imagination des bipèdes me laisse sans voix !

C'est pour ça que je n'ai rien dit depuis vingt jours (la logique des chiennes n'est pas mal non plus, hein ?).

Figurez-vous qu'après quelques jours normaux après notre retour de ces foutues vacances, mon promeneur attitré a découvert un prétexte inédit pour échapper à son devoir : la goutte il appelle ça ! J'ai tout de suite compris de mon côté que c'était celle qui faisait déborder le vase.

Selon lui, ce serait un truc qui empêche de marcher...

Et pour bien souligner son propos, lors de mes promenades hygiéniques, il se traînait en claudiquant lamentablement, quel comédien !

Au bout d'une petite semaine, les choses sont rentrées dans l'ordre et pendant trois jours j'ai eu droit à de vraies sorties dans mon lieu de prédilection.

Je me suis alors dit que c'était à nouveau bien rodé et que ça allait continuer dans le paisible ronronnement de la routine...

Tu parles, Charles ! C'est là que son inventivité a repris le dessus, il a dégoté un autre truc à deux francs cinquante. La canicule qu'il appelle ça !

Et je te restreins les parcours, même les hygiéniques, et je te sors les ventilateurs, et je te transpire à qui mieux mieux...

Est-ce que je transpire moi ?

Et c'est pas tout, mais non... aujourd'hui matin, il faisait brumeux et 20°C. Sauvée, me direz-vous ?

Eh bien non : ma maîtresse avait kiné, c'est vous dire s'il a sauté sur l'occasion...


19 février 2018

Finalement...

... je n'y suis pas allée à cette petite bouffe en famille.

Je ne vous dis pas ce qu'ils ont trouvé comme explication : y en a un qui n'aurait pas compris que l'autre lui avait dit de m'emmener, tout à fait le genre "C'est pas moi, c'est l'autre !

Et, comme prévu, ils ne m'ont rien rapporté, c'était trop bon, alors  on ne m'a rien laissé et, par voie de conséquence rien rapporté, rien, en dehors de... Louise ! Louise et une grande part du gâteau au chocolat de sa sœur, mais parraîtrait que le chocolat, c'est toxique pour moi. Si ça c'est pas juste pour me narguer...

C'est qu'aujourd'hui, la STIB était en grève partielle et comme la gamine devait commencer son stage au restaurant de la Ferme des Pilifs, pour ne pas prendre de risque, comme c'est à deux pas d'ici, elle a logé chez eux et mon boss l'y a déposée ce matin et récupérée ce soir. Autant dire que la journée a été chargée.

Je n'ai pas revu Louise, mais en rentrant ce soir ils ont dit que ça s'était bien passé pour elle.

Nouvelle semaine bouchée en perspective. Demain c'est atelier soie et mon promeneur est réquisitionné pour des courses en matinée. Puis, il y aura le kiné, et un tas de trucs, y a même une ancienne collègue de mon bipède qui les a embrigadés pour un resto vendredi midi.

Même maintenant, au lieu de m'accompagner au dodo, il raconte ma vie sur le net !

Ouais, là, c'est quand même un peu ma faute, je dois bien l'avouer...


15 février 2018

Comble

 

Alors là, c'est le comble !

Ils n'ont pas le temps de me sortir, mais ils ont trouvé celui d'emmener Louise au resto !

Vous en pensez quoi, hein ?

S'il ne m'avaient pas ramené de l'escalope de veau, je me demande ce que j'aurais dit...

Ben oui, j'ai la conscience dans l'estomac !

On ne se refait pas...


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12 février 2018

Premier jour

 

Pas de promenade ce matin, mon promeneur attitré est allé chercher Louise chez elle en passant par Delhaize et la pharmacie, donc il est rentré trop tard, je soupçonne que ça l'arrange.

L'après-midi, on n'y va jamais, se promener, mes deux bipèdes (plus un aujourd'hui) se passionnent pour les enquêtes de Vera. Ils sont jaloux de Pivoine ou quoi ? En plus, si je me rappelle bien, ils l'ont déjà vue avant cette maudite série ! Je parie que si on rerereredonnait Derrick ou Colombo, ils les regarderaient de nouveau, rien que pour avoir un prétexte pour ne pas me sortir.

Comble, ils ont dû suspendre la retransmission parce qu'Héliette, la voisine du sixième qui a des problèmes de vue est venue m'emprunter mon secrétaire pour remplir un formulaire et un virement. Bon, c'est pas ça, je l'aime bien Héliette et je manifeste tellement mon enthousiasme quand elle est là qu'ils finissent par m'enfermer dans la chambre pour avoir la paix.

Le soir, y avait Top Chef, c'est là qu'ils se découvrent subitement un irrépressible intérêt pour la cuisine de haut vol, vous vous demanderiez bien pourquoi si vous examiniez les plats qu'ils me concoctent : bouilli, gésiers ou cœurs de poulet poêlés : pas de quoi se prendre pour Robuchon non plus.

En plus, j'ai eu droit à leurs récriminations contre cette (je cite)  "saloperie de Canalblog qui est toujours en rac"!

La totale quoi, je l'avais prédit !


11 février 2018

Fin de weekend

 

Aujourd'hui, ça allait mieux, bien que le ciel ait été couvert, mon promeneur a accepté de m'emmener au domaine. Riche idée parce que dès l'après-midi, on a eu droit à la grêle !

Il a décidé d'aller revoir l'arbre abattu par le vent. Mal lui en a pris : au niveau de la pente la plus forte du raidillon y menant, il a patiné dans la glaise, commencé à glisser en arrière dans la descente et s'il n'avait pas posé les mains au sol, il se serait sans doute étalé de tout son long. Il a fini par arrêter la reculade et repartir dans le bon sens en se décalant légèrement sur la gauche, là où le sol est moins délavé et couvert d'une maigre végétation.

Il a quand même dû essuyer ses gants de chasse sur un tronc pour enlever le plus gros de l'argile tout en marmonnant des remarques à propos de godasses de foot et de "studs" (en français, c'est "crampons", je crois).

Après ça, nous sommes redescendus par la prairie de la chapelle et là il a de nouveau maudit ces chiens (entendez moi) qui vous font patauger dans la gadoue. Faut dire qu'avec ce qui a dégringolé j'entendais ses pompes faire de grands bruits de succion au fil de ses pas, cette pente herbeuse est particulièrement gorgée d'eau.

Le soir, Emilie est effectivement venue souper, seul bémol, elle aussi avait amené mon père qui était seul à la maison, le reste de la famille étant au carnaval de Binche.

Le plus dur, c'est que demain, Louise débarque pour toute la semaine : c'est congé de carnaval ! Ça va être du sport !


3 janvier 2024

Agitation

 
Vous avez dû vous en apercevoir, il y a eu les fêtes de fin d'année.

Non ? Vous en avez de la chance !

Pour la Noël, mes "patrons" m'ont embarquée dans la voiture et m'ont emmenée vers la maison de mon bipède préféré. Sur l'autoroute, je dors ! mais dès que l'itinéraire devient un peu sinueux, torturé même parfois, je manifeste ma désapprobation en aboyant. Ça ne leur plaît pas, mais je m'en fous. En plus, j'ai dû céder la moitié de ma banquette arrière personnelle à Louise et son smartphone.

Un peu après notre arrivée là-bas, voilà qu'Émilie, ma bipède femelle préférée a débarqué avec le reste de la famille et Moka, mon papa. L'est gonflé celui-là : il fait comme si mon bipède lui appartenait ! Il a même essayé de grimper dans le divan où j'étais couchée bien au chaud entre mon bipède et le popotin d'Agata, mais je l'ai remis à sa place en lui grognant dessus, non mais !

À la campagne, c'est pareil qu'à Bruxelles : il pleut sans arrêt ! (Hier, dans la grande prairie même mes pattes faisaient un bruit de succion à chacun de mes pas. D'ailleurs, aujourd'hui nous sommes allés jusqu'au parking de l'orangerie et nous n'avons pas quitté les chemins de promenade).

Le jour de l'an, y a une copine de mes "maîtres" qui est venue manger le midi. Comme je lui aboyais dessus, ils m'ont enfermée dans la chambre et ne m'ont libérée qu'une fois que la dame (Mariette qu'elle s'appelait) a été installée à table.

Le soir, rebelote : c'est la famille de mon papa qui a débarqué ! Heureusement, ils l'avaient laissé à la maison (dans la chambre de Louise parce qu'il ne supporte pas leur deuxième (et nouveau) chien : Wall-e, un berger australien). Du coup (comme tout le monde dit aujourd'hui souvent hors de propos), je n'ai pas pu m'installer à côté de mon bipède dans le fauteuil devant la télé. Tu parles d'une soirée !

Bon, espérons que ça va se calmer, parce que ça commence à bien faire !


 

10 novembre 2023

Qu'est-ce qui se trame ?

 
La STIB (Société des Transports Intercommunaux Bruxellois) a décidé de construire une nouvelle ligne de tram qui partira de l'hôpital militaire pour aller je ne sais où, je m'en fous : je ne prends pas le tram !

Mais maintenant que les travaux sont bien avancés, ils sont en train d'installer les voies sur la rue Bruyn et le tronçon de cette rue qui longe l'hôpital militaire a été éventré et la circulation détournée.

Ils font ça rien que pour m'embêter (ainsi que les habitants de Neder-over-Heembeek qui étaient contre ce tram et que ces travaux commencent à énerver vachement : "On se croirait à Liège !" qu'ils disent) parce que c'est par là que je passe pour me rendre au Domaine des 3 Fontaines.

Du coup, si nous voulons y aller malgré tout, il faut contourner tout le domaine de l'hôpital militaire, aboutir dans un rond-point qui connecte la rue dont nous sortons, celle qui contourne le "Campus" Solvay, celle qui vient du pont de Buda, la sortie du zoning industriel et les deux sens de circulation de l'avenue de Tyras (celle qui conduit à l'entrée du ring).

Mon chauffeur/promeneur a décidé que (je cite) "C'est trop le bordel !" et aujourd'hui, après qu'il a été faire le plein de croissants chez les Pilifs, il a décidé que nous irions nous balader dans le petit bois à l'arrière de cet établissement.

Ça fait des mois et des mois que nous n'y étions plus allés. En quittant le parking nous sommes donc passés devant la jardinerie, l'épicerie-boulangerie, l'Estaminet où  travaille Louise, la baraque des chevaux, l'enclos des poules, le domaine des ruches, la prairie de moutons, des parcelles de jardin avant d'arriver à l'entrée du bois.

Comme il y a eu un semblant de tempête,  il y a des  tas de bois mort un peu partout. De toute façon, sauf pour dégager vaguement le chemin, ils laissent le bois mort au sol pour favoriser la biodiversité qu'ils disent (et prévenir les lumbagos ?).

Mouarf, l'itinéraire que nous avons suivi était mi-chemin forestier mi-marécage (faut dire que les derniers jours ont été bien arrosés : on se serait crus à une fête de famille chez mon bipède favori).

Je me demande si demain on ne va pas reprendre le contournement...


 

 

9 juillet 2023

Ça faisait un moment !

 
... que j'étais passée par ici ?

Non ! Que nous n'étions plus descendus dans le chemin creux du domaine des Trois Fontaines...

Comme c'est la canicule, mon promeneur a décidé de chercher un parcours ombragé ce matin.

Comme aussi l'IRM (Institut Royal Météorologique) a mis le pays sous alerte jaune pour cet après-midi à cause des orages et du vent violent probables, mon chauffeur a arrêté la voiture avant l'entrée du domaine à l'ombre des arbres, arbustes et arbrisseaux bordant la rue, craignant que l'accès routier ait été condamné.

Nous avons alors pénétré dans l'extrémité Est de la prairie, sommes passés devant l'énorme noyer et avons rejoint l'escalier qui descend dans le chemin creux (vous savez : celui qui passe sous le ring). Il y a tellement longtemps que nous n'étions plus passés par là qu'ils ont eu le temps de refaire l'escalier. Ils ont tellement entassé de petits cailloux de dolomie derrière les rondins de bois que les marches sont en légère pente vers l'avant, étroites (la déclivité est forte) et glissantes à causes des particules mobiles de dolomie.

Mon promeneur attitré, vous connaissez sa délicatesse habituelle, s'est exclamé "Bordel, c'était mieux quand il n'y avait que de la boue et du bois pourri !" mais il est arrivé indemne au bas de la chose. Et là, effectivement, tout s'est passé comme espéré : il faisait frais à l'ombre des grands arbres bordant le fossé.

Bon, pour rentrer nous avons dû franchir la passerelle sous le soleil mais ce ne fut l'affaire que de quelques (dizaines) de mètres.


 

7 mai 2023

Changement de saison

 
Aujourd'hui, à quelques jours des Saints de glace mon bipède a décidé que c'était le moment de changer de tenue : il est passé du parka (qu'il porte obstinément pendant environ six mois) à une veste plus légère (qu'il portera tout aussi obstinément pendant six autres mois).

C'est sans doute pour cette raison que toute notre sortie à la grande prairie s'est passée sous la pluie.

Heureusement, ma maîtresse avait imperméabilisé le machin il y a deux jours.

Lui reste stoïque, il n'a pas besoin de traitement  : il est imperméable à la pluie comme à l'humour (surtout quand il en est l'objet).

Bon, je n'irai pas plus loin, on ne sait jamais de quoi  il est capable...


 

15 septembre 2022

Gagné !

 

Je vous l'avais dit : ce matin, ils étaient là !

À peine l'herbe de la grande prairie avait-elle repris un peu de couleur qu'ils sont venu tondre...

Bon, pour être honnête, je dois admettre qu'il y a une différence.

On distingue assez facilement le côté tondu : c'est celui où il y a des traces de roues !


 

21 mars 2022

Coîncidence

 
Hier, sur le blog de l'Adrienne (une copine à mon bipède) Adamo chantait "Tombe la neige".

Ben il ne pensait pas si bien dire le plus jeune petit vieux de Belgique, comme l'appelait le dit bipède au temps lointain de leur commune jeunesse.

Dans notre pays de dingues, il neige le matin et il fait pétant l'après-midi.

Derrière la Ferme Nos Pilifs, ces quelques flocons rapidement fondus ont suffi à rendre le terrain boueux et collant, même que j'ai dû prendre une douche en rentrant !

Comment ? Qu'allais-je faire chez les Pilifs ? Ben promener tiens, parce que les travaux du ring ont pris une nouvelle extension : depuis samedi la Medialaan est fermée (je me demande comment VTM va pouvoir travailler) et si nous voulons rejoindre le domaine des Trois Fontaines il nous faut faire le détour par Grimbergen ou par Vilvorde. Il y a bien une autre entrée le long du canal de Willebroek, mais là aussi, ça fait des mois qu'il y a des travaux qui la rendent inaccessible.

Dans ce pays, je crains qu'il y ait plus de travaux que de rues...


 

24 janvier 2022

La vie de château

 
Vous vous rappelez le coup des farines ?

Eh bien, jeudi, ils ont remis ça mes bipèdes ! (Sauf, bien sûr, que cette fois-ci, le magasin du moulin était ouvert)

Du coup ma maîtresse a profité de l'occasion pour rendre visite à une petite-cousine qui habite dans la région et, plus précisément, dans un des bâtiments d'une ancienne résidence comtale.

Lorsqu'on ouvre la porte dominant un perron de quatre marches, on pénètre dans un hall aux allures de salle de bal où donnent sept portes. De celle d'entrée à celle des toilettes, là-bas tout au fond, il doit bien y avoir une vingtaine de mètres. Je parie que la superficie de ce seul machin égale presque celle de mon appartement. Au moins là, t'as de quoi te dégourdir les pattes !

J'ai essayé d'aller voir à l'étage (je te dis pas le nombre de marches) si c'était pareil, mais y en a qui ont exigé que je redescende immédiatement, du coup, j'ai rien vu.

Y a quand même un truc qui m'inquiète : au prix où est le mazout, je me demande combien ça coûte de chauffer tout ça !

Rien n'est parfait ! (excepté moi, bien entendu)


 

26 septembre 2021

Scout toujours, comme dit mon bipède

 
Aujourd'hui, ma maîtresse ne nous a pas accompagnés et mon bipède avait chaussé ses godasses, du coup j'ai eu droit à une promenade un peu plus longue que d'ordinaire. Sans doute pour atténuer l'effet de l'annonce que lundi, ce sera Kiné, mardi atelier, mercredi pédicure, jeudi médecin et vendredi resto à Braine-l'Alleud, charmante perspective ! Comment je vais faire pour éliminer les "boules" que je mange ? Après, ils vont encore dire que je grossis...

En abordant le domaine, j'ai tout de suite compris que c'était un jour spécial : toutes les places de parking le long de la route qui y mène étaient occupées.

Quand nous sommes entrés dans le chemin pavé qui y pénètre, splendide spectacle : des bagnoles partout se garant ou manœvrant à qui mieux mieux. Nous avons quand même réussi à descendre jusqu'au parking de l'orangerie où il restait royalement deux places libres (sans doute inaperçues des mecs qui tournaient en rond à leur recherche.

Ça a encore été plus dur après la promenade, on a même dû faire reculer une voiture sur plusieurs dizaines de mètres pour nous sortir du piège à cons !

Tous les ans, c'est pareil : il y a une unité scoute de Laeken qui organise une grande réunion générale dans le domaine et chaque parent tient évidemment à déposer son marmot au plus près de l'endroit de rassemblement. Étrange pour des gosses qui vous cassent les oreilles en chantant (généralement faux) "La meilleure façon d'marcher, c'est encore la nôtre, c'est d'mettre un pied devant l'autre et de recommencer !".

Ces braves enfants qui iront demain manifester avec la môme Thunberg (sans oublier leurs smartphones) ignorent sans doute que le bus 47 peut les conduire de Laeken à leur lieu de réunion en une vingtaine de minutes et depuis juillet, l'abonnement scolaire à la STIB coûte 12€ par an.

Ouais, je sais, ils devraient demander des bus supplémentaires vu qu'ils sont quelques centaines...

Comment ?

Pourquoi moi j'y vais en voiture ?

Ben parce qu'on ne me demande pas mon avis, tiens !


 

 

14 avril 2021

Un truc stupide

 
Ça fait trois jours que la météorologue de service nous promet des giboulées et qu'il fait grand soleil le matin. Donc, ma maîtresse nous accompagne au domaine. Hier, nous n'avons pas pu prendre l'itinéraire habituel : il y avait une équipe de tournage qui occupait la route.

Non, je ne sais pas ce qu'ils tournaient, vous pouvez vous renseigner chez eux si vous le voulez : Productiehuis De Mensen.*

Aujourd'hui tout est rentré dans l'ordre (en dehors des panneaux leur réservant la moitié supérieure du parking de l'orangerie).

Depuis la pendaison de la dernière boule de Noël, mon bipède a sorti de son stock une petite balle et l'a montée sur une cordelette. Cette balle a une caractéristique spéciale : elle est fluorescente (et pas phosphorescente). Cette caractéristique est censée permettre de la retrouver dans l'obscurité ou la pénombre.

Cette caractéristique, dans notre cas, ne sert strictement à rien : nous ne l'utilisons que le matin, quand il fait jour ! Mieux : comme après notre promenade matinale elle reste dans la voiture et la voiture dans le garage, elle n'éclaire que le plancher de la voiture en notre absence et quand nous reprenons la route le matin, elle a épuisé depuis longtemps toute l'énergie accumulée lors de son exposition à la lumière (c'est le principe de la fluorescence).

Un truc stupide, je vous l'avais bien dit !


*Pour ceux qui, comme moi n'entraveraient rien au néerlandais, il s'agit d'un tournage d'une série dramatique, en collaboration avec Arte France,  concernant les suites des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016.

31 janvier 2021

Bientôt Pâques ?

 
Hier, il neigeait, aujourd'hui, ça caille !

Mon bipède m'a néanmoins emmenée jusqu'au domaine des Trois Fontaines les deux jours.

Hier, la prairie avait des allures de pataugeoire, aujourd'hui, l'herbe craque sous les pas.

Ce qui ne change jamais quel que soit le temps, c'est la présence des pâquerettes !

On se demande bien pourquoi on leur a donné ce nom puisqu'on en trouve en fleurs toute l'année.

Fallait que j'en parle, ça fait des années que je me fais cette réflexion suite à la même observation !


 

6 novembre 2020

À bout de souffle

 
Déjà un gros mois que je n'ai rien publié ici. Tout était normal : sorties régulières, même par temps menaçant et même quelques fois sous la pluie, mon promeneur semblait bien disposé (c'est pourtant pas son genre).

Bien sûr il y a eu quelques jours sans (je veux dire sans grande promenade) pour les motifs habituels. Depuis le reconfinement, les séances d'atelier de ma maîtresse ont disparu, mais elle les a remplacées par des activités médicales, consultations diverses , examens variés, faut bien fournir des excuses à mon bipède (et renflouer la trésorerie du Chirec).

Depuis quatre jours, changement de cap : ma maîtresse nous accompagne au domaine.

Comme elle ne peut parcourir que quelques dizaines de mètres sans s'essouffler, elle se déplace d'un banc  à l'autre sur le chemin longeant la cerisaie (là où deux Brabançons, ces énormes bestioles paisibles avec poil aux pattes, se promènent lentement). Pendant ce temps, mon bipède m'entraîne dans la prairie en cuvette. Mais dès que nous nous éloignons un peu trop, je fais demi-tour et galope rejoindre ma maîtresse. Du coup, il me rappelle, mais vous me connaissez : je n'entends rien (enfin, je fais comme si...). Alors, pour me récupérer, il est obligé de gravir la pente qu'il venait juste de descendre.  Il n'a pas l'air trop content et il souffle comme un morse, mais c'est en accord avec son pseudo, je ne vois donc pas de quoi il se plaint !


6 septembre 2020

Coucou, me revoilou !

 
J'espère que je (ne) vous ai (pas trop) manqué !

Il y a plus d'une semaine maintenant que dans la grande prairie du domaine des trois fontaines une profusion d'agarics champêtres ont fait leur apparition, bien alignés dans leurs cercles de sorcières. (Quoi ? Ben alignés, c'est le long d'une ligne et une ligne peut être courbe, non ? Non mais...)

Ce qui est étrange, c'est que dans l'autre prairie, celle en cuvette, il n'y en a pas un seul de cette sorte de champignons, à peine quelque minuscules machins beiges dont j'ignore le nom.

Depuis quelques jours, nous ne nous garons plus le long de la grande prairie, nous retournons dans le parking de nos débuts, près de la ferme (ils cherchent un repreneur avec bail emphitéotique (un mot pour le blog de jeu de mon bipède), ça vous intéresse ?).

Tout ça, parce que depuis notre voyage à Chimay, chaque fois que je me mets à galoper et sauter après la balle ou un bâton, la blessure de mon ergot se remet à saigner. Alors, mon bipède a décidé de se la jouer pépère en suivant les chemins en dur, il ne chausse même plus ses bottines.

Je me demande s'il ne vieillit pas un peu...


20 juillet 2020

Gonflé !


Hier, en rentrant de ma sortie du midi, nous entendons Nagui (oui, ma maîtresse regarde "Tout le monde veut prendre sa place". Enfin, elle l'écoute plutôt, vu qu'à cette heure elle est généralement dans la cuisine) qui parle de chouchen.

Et voilà-t-y pas que mon bipède dit à son épouse "On aurait dû appeler le chien Chouchen !"

"Et pourquoi donc ?" répond celle-ci.

"Ben ça n'aurait pas été plus à côté de la plaque que Câline !" s'esclaffe l'autre.

C'est décidé, je ne lui parle plus !

Au moins jusque demain...

 


29 juin 2020

Drôle de journée

 
Aujourd'hui, nous avons quitté l'appartement un peu plus tard qu'à l'ordinaire, c'est sans doute pour ça que la promenade s'est déroulée de façon bizarre ("Vous avez dit...").

D'abord, quand nous avons entamé le circuit, un mec tout seul nous précédait de quelques mètres, mais quand nous avons débouché du fouillis de hautes herbes à mi-pente de la colline, il avait disparu ! Ou alors, il s'était transformé en une brunette avec smartphone accompagnée d'un chien.

Comme celle-ci restait immobile à consulter sa machine maudite et à obstruer le passage vers le bas de la colline, mon bipède a décidé de parcourir la boucle dans le sens inverse de celui de notre routine (quasi) quotidienne.

Là, le long du champ de maïs du haut nous avons commencé à rattraper un couple avec bébé : des chinuus comme on dit par ici (à mon avis, c'étaient plutôt des Vietnamiens, mais mon promeneur utilise toujours l'appellation générale qu'il colle  aux asiatiques). La dame portait le bébé et son binome un sac plastique où il collectait les pousses de maïs qui avaient été arrachées et qui avaient séché au sol. Je me demande bien ce qu'il comptait en faire... des cigarettes peut-être ?

Après cette rencontre, nous avons eu une accalmie. Mon bipède marchait au rythme de "Blues March" (bon, sur un tempo plus lent que l'original). Comment je le sais ? Il le fredonne à l'intérieur, mais comme sa caboche est vide, ça fait caisse de résonance.

Le long du champ de céréale (je mets pas de pluriel parce que c'est une monoculture), nous avons de nouveau vu la libellule bleue. Bon, je dis "La" libellule, mais peut-être que ce n'était pas la même, ces bestioles sont moins individualisées que nous les chiens, c'est dur de repérer un individu particulier, surtout en plein vol ! Passons...

Le long du Craetbos, nous n'avons vu personne, mais en débouchant sur le sentier central, nous sommes tombés nez à nez avec une dame accompagnée d'un grand chien beige. Mon bipède m'a empoignée par mon harnais et m'a prise dans ses bras tandis que la dame lui disait "Il n'y a pas de danger, ma chienne est très calme !".

Vous savez pas ce qu'il a répondu ? Je vous le donne en mille !

"Oui mais la mienne a un sale caractère, elle aboie sur tout ce qui bouge !"

J'ai été tellement surprise que j'ai oublié d'aboyer !

T'inquiète, il ne perd rien pour attendre, je ne voudrais pas le faire mentir !


15 juin 2020

Bonne fête papa !


Hier, en Belgique en tout cas, c'était la fête des pères, alors nous sommes allés voir le mien.

Bien sûr, nos bipèdes en ont profité pour faire un grand gueuleton dans le jardin. Nous, nous n'avons eu droit qu'à des miettes mais eux, ils n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller :

  • à l'apéro (champagne) ils ont mangé des maatjes, du melon, de la mousse de truite aux œufs de la même bestiole,  une petite salade tomate et crevettes grises et je passe sur les saucissons, chips et autres saloperies
  • en entrée, avec un petit Chitry blanc (Chitry, c'est dans l'Auxerrois), ils ont englouti des macaronis aux ris de veau (Emilie, ma bipède préférée fabrique des pâtes fraîches mais comme elle n'a pas d'extrudeuse sur sa machine à laminer, elle fabrique les macaronis en roulant des languettes autour d'un petit bâton, tu parles d'un boulot)
  • en plat, carré de cabillaud en croûte de chorizo avec patates vapeur et coulis d'épinards, le tout arrosé d'Auxey Duresse rouge (comme après, il y avait les fromages le fils de mon promeneur en avait amené un magnum)
  • fromages variés dont un des rares Époisses encore au lait cru
  • et le dessert lui aussi réalisé par Émilie : des cylindres de glace à la noisette serrés entre deux macarons avec l'inmanquable Chantilly

Ce qui m'épate, c'est que mon promeneur patenté a refusé le petit godet de rhum agricole de la Martinique, il est pas très bien ces derniers temps (prétexte facile pour échapper à la promenade elle aussi agricole, encore que ce matin, j'y ai eu droit : il avait oublié d'être patraque).

Moi, je n'ai eu droit qu'à quelques morceaux de viande cuite froide que ma maîtresse avait apportés. C'est mieux que mon papa qui n'a droit qu'à un repas par jour (sauf quand je lui rends visite dont il profite pour me voler une partie de ma gamelle).


1 juin 2020

Enfin seuls !


Ben oui, aujourd'hui au cours de notre promenade rurale nous n'avons rencontré absolument personne (personne de la race des chiens et de leurs esclaves bipèdes).

C'était pas le cas hier où je suis tombée sur une meute (ils étaient quand même trois) de bergers malinois, l'un desquels galopait comme un fou dans tous les sens à travers le champ de maïs du haut de la promenade.

J'ai fait semblant de ne pas le voir. Lui aussi m'a snobée, c'est typique des Malinois !

Pour clore les questions sur le foin, je signale que ça fait déjà trois jours qu'il a été ramassé et a disparu de la surface de la prairie. Enfin, disparu... grâce aux techniques modernes de fenaison qui font une rapide part des choses, il en reste assez au sol que pour que ne soit pas perdue la délicieuse odeur chère à l'Adrienne.

Hier, je suis allée voir mon père (Moka qu'il s'appelle) chez lui à Jette. Il y avait toute sa smala y compris ma bipède préférée et les deux chats, Zig et Puce (il y en a une troisième : Léa mais elle vit au deuxième étage, je ne la vois jamais). Mon papa, il a un jardin derrière sa maison et comme il faisait beau on a pu y jouer tous les quatre tout en surveillant nos bipèdes (comme ils faisaient un barbecue et qu'ils mangent salement, on peut toujours espérer récupérer un bout de saucisse...)

Bon, c'est pas de tout ça, l'heure de ma sortie de midi approche, je vais commencer à me rappeler au bon souvenir de mon promeneur, il est vieux et a parfois du mal à se mettre en route, faut l'asticoter un peu.


26 mai 2020

Cherchez l'erreur

 
Pendant le confinement, chaque jour j'avais droit à mon petit tour de campagne matinal en compagnie de mon bipède et je passais mes journées dans l'appartement au sein de ma meute.

Depuis le début de déconfinement, les promenades matinales sont souvent réduites à leur version "hygiénique", vite fait, bien fait sous les prétextes les plus divers et que j'avais crus définitivement voués à l'oubli : kiné, pédicure, scanner, échographie, visite médicale, dîner chez les enfants. Et le pire dans tout ça, c'est que non seulement on me fait sauter ma promenade mais on m'abandonne seule à la maison !

Bon, aujourd'hui nous y sommes quand même allés dans la campagne. Manque de bol, j'y ai rencontré Gaby une femelle Bouledogue français et vous savez quoi ? Elle m'a pincé les fesses !

J'ai immédiatement poussé les plus  lamentables des plaintes de mon répertoire et son bipède lui a mis une bonne rammeling.

Bien fait ! Non, mais, me pincer les fesses ! Une fille !


24 mai 2020

Vous savez quoi ?


... Madame Chapeau avait (presque) raison !

Elle avait raison parce que quand nous sommes passés ce matin par la prairie ex-chevaline, les andains d'herbe fauchée avaient étés étalés et l'herbe retournée. Elle commence à sécher et mon flair légendaire y détecte effectivement un début de cette odeur de foin dont elle parlait. Mon bipède prétend la déceler lui aussi mais j'ai un doute connaissant ses piètres qualités olfactives. Le plus marrant, c'est que quand j'y galope, ça commence à crisser sous mes pas, j'adore ! C'est un peu comme courir dans les feuilles mortes.

Elle avait presque raison parce que bien que l'étalage et le premier retournement aient été accomplis, je n'ai vu aucune machine agricole. Une question de décalage horaire entre les travaux agricoles et ma promenade sans doute...


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