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Tu parles d'une vie de chien !
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26 juin 2025

Bizarre

Aujourd'hui, journée bizarre : mon bipède m'a fait sortir tôt pour un petit pipi puis un peu après, ils m'ont enfermée dans leur chambre et j'ai entendu un coup de sonnette puis des voix et des bruits bizarres. Faut dire j'avais déjà trouvé bizarre que mon bipède sorte tout seul comme un grand le lave-vaisselle de son emplacement "pour voir les raccordements" qu'il a dit. Eh bien, tout ce raffut c'était pour remplacer le lave-vaisselle par un nouveau !

Pendant l'opération, j'ai même entendu ma copine Maria (la femme à journée qui vient tous les jeudis matins) arriver et parler portugais avec un des intrus ! On n'est plus chez soi !

Quand les choses se sont calmées, ils m'ont libérée et j'ai pu réclamer des caresses et des "bonbons" à Maria.

C'est alors que mon bipède m'a emmenée un peu plus tard qu'à l'ordinaire galoper dans ma prairie. Mais j'ai pas pu suivre mon parcours habituel : les petits hommes verts de la bande à Krinkels étaient en train de raser la pelouse. Je dis raser parce que c'était pas tondre, la preuve : les bottes de mon bipède n'étaient couvertes que de bouts d'herbe ne dépassant pas quelques millimètres !


En fait de bizarre, j'avais vu un autre truc deux ou trois jours plus tôt : tandis que nous promenions à l'ombre des hêtres pourpres (excepté aujourd'hui, le soleil tapait dur), j'ai vu une dame pénétrer dans la prairie un panier d'osier à la main. Elle s'est accroupie et a sorti du panier trois plumes de pie qu'elle a fichées verticalement dans le sol ! Puis, elle s'est relevée et a continué tranquillement sa route ! Une chamane peut-être ? Ou alors, elle croit qu'on peut bouturer les pies ?


Franchement, le mien n'est déjà pas triste mais y a vraiment des bipèdes bizarres, je vous le dis !

 


 

 

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29 décembre 2024

Bizarre

 

Hier, quand nous sommes arrivés à la prairie mon chauffeur et moi, il n'y avait plus une seule mouette !

J'en étais à me demander si ces volatiles n'étaient pas des migrateurs qui auraient fait escale quelques jours, mais ce matin, elles étaient de retour !

À vue de nez, il y en a bien une grosse centaine (si pas deux). Mais lorsque je m'approche pour les dénombrer, ces bêtes bêtes s'envolent, certaines en criant, rendant le décompte impossible.

Tant pis, je ne saurai jamais combien elles sont...

 


 

22 mai 2025

Le temps des cerises

 

Eh oui, le weekend dernier, j'ai découvert des cerises sur le sol de la prairie... normal, me direz-vous puisque au bord du sentier qui la sépare du jardin japonais, il y a quelques cerisiers.

Parmi ces ces cerises, j'ai aussi vu plusieurs bâtons qu'on a sans doute jetés dans les arbres pour faire tomber les fruits.

Mon promeneur a ramassé une cerise et il l'a goûtée : "C'est pas des bigarreaux blancs !" qu'il a dit. J'en ai conclu qu'elle ne doivent pas être terribles et je n'ai donc pas insisté pour qu'il m'en donne un fragment.


Je me demande si mes bipèdes ne préparent pas un coup tordu, parce qu'ils ont préparé un sac de voyage, mais on ne part pas en vacances puisqu'ils n'ont pas emballé mon matériel à moi. Bizarre !

 


 

 

13 juin 2025

C'est pas trop tôt !

  

Figurez-vous que mon bipède avait complètement disparu pendant quatre jours ! Je ne sais pas où il était mais il a refait surface, avec une béquille, comme avant qu'il se tire sauf qu'elle a changé de couleur.

Pendant son absence, c'est ma maîtresse et Louise qui se chargeaient de mes promenades. D'ailleurs Louise a logé ici depuis sa disparition et ça a duré deux semaines avant qu'il commence à m'emmener lui-même pour une sortie un brin raccourcie.

Mais hier après quelques palabres avec sa moitié, il a décidé qu'il pouvait conduire à nouveau et il m'a enfin emmené à nouveau galoper dans la prairie mais ma maîtresse l'avait accompagné "par prudence" qu'elle a dit.

Aujourd'hui, nous y sommes allés rien que nous deux. Ça n'a pas duré très longtemps mais faut dire qu'il faisait "pétant" sous le soleil, même à neuf heures !

En revenant, on est passés chez les Pilifs acheter un cramique et là, je l'ai retrouvé : il râlait parce qu'il n'avait que deux mains pour tenir ma laisse, sa béquille, le cramique et ouvrir avec sa clef la porte qui sépare le garage des caves! Il a même dû pousser le battant avec sa tête à cause du ferme-porte !

Je passe sur les imprécations qu'il a proférées avec son entrain coutumier parce que du côté sa grande g..., y a rien qui coince , je vous le garantis !

 


 

22 décembre 2024

Ah, les "App" !

 

Ce matin, tandis que mes bipèdes déjeunent (oui, ici, on déjeune le matin, on ne petit-déjeune pas pour permettre aux aristos de déjeuner à midi quand ils sortent du lit comme dans la France des Louis numérotés), le smartphone de la  part féminine du couple émet un signal sonore léger.

La propriétaire de l'engin y jette un œil, ne voit rien et conclut "Ce doit être quelqu'un qui a joué" (oui, elle joue à des jeux de mots avec quelques copines, y en a même une en Bretagne !) et elle en profite pour consulter l'App météo du machin. Ce petit programme détermine l'emplacement où se trouve le téléphone grâce à la puce GPS de celui-ci et vous annonce fièrement le temps qu'il va y faire.

"Vent 10km/h maximum" lit ma maîtresse.

Pendant ce temps-là, dans la cuisine, le défaut de fermeture du châssis de la fenêtre basculante chante sa mélopée des jours de tempête, la rambarde en alu du balcon crépite sous le choc des gouttes de pluie et une bourrasque jette au sol une des ellébores posées sur une des jardinières à roulettes.

Son déjeuner terminé, mon promeneur enfile sa tenue de sortie et m'emmène... sur le pas de la porte du hall. La pluie tombe sec (si j'ose dire), aussi, je me dépêche de faire pipi sur le bout de pelouse le plus proche et je cours me réfugier à l'abri du porche d'entrée. Mon bipède ouvre les portes et nous remontons à l'appartement.

Au bout d'un moment, les choses semblent se calmer dehors et je lance ma sérénade sur le ton d' "a little walk outside". Je suis immédiatement obéie (manquerait plus qu'une rébellion pour parfaire la journée...) et mon "maître" (mouarf) réenfile sa tenue. Nous descendons au garage, il m'embarque dans la bagnole, remplace ses chaussures par ses bottes et nous voilà partis pour le domaine.

Là, tout se passe bien : petit pipi par-ci par-là sur le sol détrempé, sauts pour obtenir des friandises, course derrière ces intruses de mouettes et quelques pigeons locaux tandis que mon bipède entretient sa trace.

Quoi, "Pas caca ?"  Restez discrets voyons !

Au moment où nous rejoignons la voiture, quelques gouttes recommencent à tomber, je grimpe sur le siège arrière et mon promeneur m'attache puis me balance une (trop petite) poignée de "boules" (c'est comme ça que cet ex-Wallon appelle les friandises) plutôt que de me les présenter une à une, parce que sur son dos, le tambourinement de la pluie s'accélère. Il n'a que le temps de grimper dans l'auto (il n'a même pas pu remplacer se bottes par ses souliers) et nous redémarrons. C'est LA bourrasque : vent, pluie, neige fondante et grésil. En progressant sur la Beneluxlaan, nous devons faire un écart pour éviter la branche plutôt touffue d'un de arbres du parking du hall de volley qui a été à moitié arrachée par le vent et pend lamentablement. Nous rentrons alors chez nous à la vitesse incroyable de 10 km/h.

C'est ça ! L'annonce météo avait utilisé un raccourci... audacieux !

 


 

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6 avril 2025

Raté !

 

Jeudi, je pensais vous raconter qu'en voyant que l'herbe commençait à repousser dans ma prairie favorite, j'avais pensé "La bande à Krinkels va bientôt sévir!".
 

J'aurais dû le faire immédiatement parce qu'hier en débarquant dans la prairie : elle avait été tondue (facile à constater : après notre circuit habituel y avait de l'herbe coupée jusque dans les bottes de mon bipède). Ils avaient profité de notre absence (vendredi c'était l'installation de l'expo de ma maîtresse alors, promenade : bernique!) pour faucher discrètement !

On va recommencer à semer partout des brins d'herbe, c'est Fatima (Fatima, c'est le prénom de la concierge, celle qui a peur quand j'aboie joyeusement pour la saluer) qui va être contente !

 


 

21 mars 2025

Rappel à l'ordre

 

À peine était-elle redescendue des neiges du Kilimandjaro qu'une de mes lectrices (Célestine pour ne pas la citer, une belle grande femme comme celles que craint mon bipède parce qu'il ne sait trop par quel bout les entreprendre) me rappelle à l'ordre.

Bien sûr elle y met des formes, mais j'ai bien compris son reproche.

Et donc je m'y colle !


Il y a quelques jours, le couple d'ouettes (on les appelle aussi "oies du Nil") est réapparu et a repris possession des pelouses de la copropriété. Et bien que ces bestioles sèment partout leurs excréments verdasses et gluants et ce, tout particulièrement devant l'entrée de notre immeuble. Je n'ai pas vu apparaitre parallèlement d'affichage les incitant à les ramasser sous peine d'amende ! Discrimination !


Moi, je verrais bien une solution à ce nouveau problème aussi me suis-je enquise auprès de mon bipède de la comestibilité de ces immigrés en provenance des berges du Nil.

Comme toujours, il n'en savait strictement rien et il a fait appel au moteur de recherche de son ordi, lequel moteur (silencieux ce moteur, quelques motards du coin feraient bien de s'en inspirer) lui a juste trouvé que dans certaines régions, on empoisonnait ces volatiles invasifs pour s'en défaire, une réponse un peu à côté de la plaque.

Mais comme ce moteur est plein de ressources et essaie d'aider, il tente de s'assurer qu'il n'y a pas eu de faute de frappe dans la question et a proposé une variante qui a fait se tordre de rire mon bipède :

Vous voulez peut-être demander "Les couettes sont-elles comestibles ?"

 


 

 

 

16 décembre 2024

Soupçons...

 

Je me demande si mon bipède ne lit pas mon blog !

Parce qu'hier, comme par hasard, en entrant dans la prairie, au lieu de prendre à droite comme à l'ordinaire, il est parti vers la gauche,  question de montrer qu'il pouvait s'extraire de sa routine sans doute...

C'est con parce qu'il sait très bien que ce bout-là du terrain est plus boueux que l'autre. Alors, en revenant à la voiture, il a eu plus de boulot pour nettoyer ses bottillons (si, il a une brosse ad hoc dans le coffre de la bagnole et il change de chaussures avant de repartir).

Aujourd'hui, il a repris le sens habituel, mais après quelques dizaines de mètres, je lui ai fait faire demi-tour parce que le crachin ambiant commençait à se densifier et moi, la pluie, c'est pas mon temps préféré !

Du coup, je ne sais pas s'il allait changer d'itinéraire pour me faire mentir.

On verra demain !

Ah non, demain c'est l'atelier de sa moitié et pendant ce temps-là, il va chez le cardiologue. Chez le cardiologue, je vous demande un peu... comme s'il avait un cœur ce mec qui fait rien que me contrarier...

 


 

14 décembre 2024

Pélerinage

 

Les temps ont été difficiles ces derniers jours.

Ma maîtresse avait atelier de peinture sur soie, puis kiné, puis pédicure, puis marché de Noël. Bref, on n'est pas allés courir tous les jours.

Ça s'est un peu calmé et ce matin, j'ai retrouvé ma prairie et mon chauffeur sa trace.

Ben oui : depuis que ses possibilités de déplacement ont été réduites par ses problèmes d'articulations, mon "promeneur" aurait tendance à s'enfermer dans la routine. Tandis que je galope un peu partout, lui, il s'en tient à son circuit. C'est à un point tel que quand on débarque dans la prairie on peut voir son itinéraire dessiné à force de fouler les mêmes herbes !

Je vous ferais bien voir, mais il refuse de prendre sa trace en photo !

N'empêche, si ça ne change pas, on va finir par le voir sur Google Earth son circuit !

 


 

21 avril 2024

Y a d'la joie !

 
D'après mon bipède, y aurait eu un mec qui se traînait en chantant ça... (Il se serait appelé Charles, comme le général...)
 

En fait de mecs qui se traînent, y a le mien qui traîne un peu la patte (arrière droite). Je me suis toujours demandé pourquoi cette race bizarre n'utilise que deux de ses pattes pour marcher. Moi, si j'essaie, je peux, mais je trouve ça un brin fatigant. Du coup, je comprends pourquoi il est allé se faire radiographier les hanches cette semaine.
 

Le radiologue lui a dit qu'à gauche, tout allait bien, mais que pour la droite il faudrait sans doute opérer parce qu'il n'y a plus de cartilage du tout dans l'articulation.


Moi les articulations et les cartilages, ça me parle parce que parfois (plutôt rarement) ma "patronne" m'en donne une à ronger. Paraîtrait que c'est bon pour les dents... (Je me demande bien à qui mon bipède a donné la sienne à ronger pour que son cartilage  ait disparu, mais rien ne m'étonne de la part de cette race : ils ont souvent des comportements incompréhensibles, alors...)


C'est pas tout ça, moi je me demande qui c'est qui va m'emmener courir si mon promeneur attitré ne peut plus marcher, hein ?
En tout cas, aujourd'hui, il l'a fait, malgré qu'il ne faisait que 6°C et qu'il pleuvait un (tout petit) peu.
Tout espoir n'est pas perdu... il est têtu quand il s'y met.

 


 

20 septembre 2024

Ben v'là aut'chose !

 

Maintenant, mon bipède va chez le kiné.

Bon, il fait ce qu'il veut, ce sont ses guibolles après tout.
 

Tant qu'il avait ses séances en toute fin de matinée ou dans l'après-midi, y avait pas de mal. Mais voilà-t-y pas que cette semaine il a pris des rendez-vous à 10:30. Comme il va chez le kiné que ma maîtresse fréquente depuis qu'ils habitaient Jette, il doit se farcir 5 km en voiture (dans la direction opposée à celle du domaine) puis quelques centaines de mètres à pattes parce que dans le quartier du kiné, y a jamais de places de parking.
 

Donc : lundi kiné, mardi atelier soie, mercredi kiné et moi , pas de défoulement au programme et après ça, ils s'étonnent que je deviens nerveuse !
 

Nerveuse.......
 

Ça c'est une idée ! Je me demande si je ne vais pas leur faire une grossesse nerveuse (une autre, je peux pas évidemment), juste pour leur apprendre...

T'en foutrai des kinés, moi !

 


 

22 septembre 2024

Manquait plus que ça !

 

Alors, non seulement lundi c'était kiné, mardi c'était atelier, mercredi c'était kiné, voilà-t-y pas qu'aujourd'hui à Bruxelles, c'est dimanche sans voiture !
 

Je vous demande un peu à quoi ça peut bien servir d'autre qu'à m'emm...  un dimanche sans voiture. Un dimanche ! S'ils veulent montrer la différence entre avec et sans, z'ont qu'à faire ça en semaine, quand la grande smala des navetteurs envahit le patelin !
 

Et l'ancêtre qui me sert de taxi driver au point de se prendre pour De Niro, s'il s'y était pris un poil plus tôt, il aurait pu accomplir son office, la clôture du patelin ne commence qu'à neuf heures trente. Mais voilà : c'est dur de les sortir de leur routine ces vieillards cacochymes...

Quand je lui fais la remarque, il me répond que c'est facile de me plaindre mais que lui, dans les années septante il a connu l'interdiction de rouler en voiture tous les dimanches, dans tout le pays pendant plus d'un an, alors... pouet pouet !

J'ai rien répondu de peur qu'il remonte jusqu'à la guerre 40 !

 


 

7 septembre 2024

Occupé !

 

Aujourd'hui, en approchant de la prairie, j'ai tout de suite vu qu'il y avait quelque chose d'anormal : y avait des voitures garées partout le long de la route.

Et, effectivement, en longeant l'endroit, j'ai vu que mon champ de course était envahi d'un tas de gosses accompagnés de leur(s) parent(s).

Je ne sais pas ce qu'ils faisaient (ou allaient faire parce qu'il en arrivait encore d'autres) mais ils encombraient vachement mon espace réservé.

Mon bipède a continué sa route et nous sommes allés nous garer derrière l'orangerie où il n'y avait personne.

Dommage, j'aurais bien goûté à quelques mollets, mais paraîtrait que "Ça ne se fait pas...". Pfff, on ne peut même plus rire un peu...

 


 

1 septembre 2024

Le temps, le temps, le temps et rien d'autre...

 

Ouah, je sais ! Moi je parle de la météo et la chanson de tout autre chose, mais je ne suis qu'une chienne n'est-ce pas. Même si mon bipède m'appelle "Le chien" (parfois, il se prend pour Noiret sans doute, lui, un bafouilleur de première!).
 

Mais revenons au temps !
 

L'autre matin, il faisait splendide, ciel sans nuage,  grand soleil. Mon promeneur chausse ses molières pour ma promenade (je crois qu'il a de plus en plus de mal à lacer ses bottines : il se fait vieux !).

Arrivés sur place, l'herbe est toute mouillée et ses chaussures ont été détrempées (et je parle pas du bas de son pantalon !).
 

Le lendemain, le vent se lève, le ciel gris et noir est menaçant et il met donc ses godasses malgré ses difficultés et nous voilà partis !

La prairie, elle, est parfaitement sèche, pas la moindre goutte de rosée, le seul endroit humide, c'est là où je fais pipi ! :-)


Il a encore des choses à apprendre ce boy-scout de mes deux !
 

"Inapproprié !" vous exclamez-vous sur l'entêtante et répétitive mélodie de l'air du temps...
 

Et vous avez parfaitement raison : je suis une femelle, stérilisée de surcroît....

 


 

29 septembre 2024

Sauvons les arbres !

 

Ce matin nous sommes allés au Domaine des Trois Fontaines. L'endroit était désert et j'ai donc pu galoper jusqu'à ne plus pouvoir dire "ouf !" (de toute façon, je ne dis jamais "ouf" mais plutôt "ouaf"), mais passons...


La seule chose qui troublait un peu le calme, c'est un hélicoptère qui tournoyait en permanence au-dessus de nous (il surveillait les abords du Heysel because la présence du  Pape, je suppose...).


Au moment où nous revenions vers la voiture, une autre s'est garée juste dernière la nôtre et un mec en est sorti et s'est dirigé vers l'arbre le plus proche. Il y a posé les mains et s'est arc-bouté en poussant sur ses jambes et en piétinant sur place.

J'ai bien vu qu'il surestimait un peu sa force (vous connaissez les mâles, n'est-ce pas ?) et qu'il n'allait pas réussir à déraciner le hêtre, mais comme on dit toujours que c'est l'intention qui compte, je suis allée me planter devant lui au pied de l'arbre.

Mon bipède m'a crié de revenir près de lui, mais j'ai fait semblant de ne pas l'entendre. Alors, il est venu sur place me sommer de foutre la paix au Monsieur !

Le mec, lui, il a ri et il a dit "C'est son arbre !"

Évidemment  que c'est mon arbre, puisqu'il est dans mon domaine, non mais !
 


 

27 juillet 2024

Invasion

 

Avant, on croisait des oies du Nil autour de l'étang du domaine des Trois Fontaines.

(Ouais, mon bipède qui doit toujours faire de son jan (ne wo ?) dit que ce ne sont pas des oies mais des ouettes.)

Mais depuis deux mois environ, y en a deux qui squattent les pelouses autour de notre immeuble. Elles sont d'une outrecuidance avec leurs yeux maquillés comme ceux de Liz Taylor quand elle se prenait pour Cléopâtre.

Aux Trois Fontaines, je leur cours après et elles détalent comme des lapins (sauf que les lapins, eux, ne s'envolent pas et que des lapins, il n'y en a presque plus, une sombre histoire d'étroitesse de territoire et de consanguinité), ce qui ne les empêche pas de protester à grands cris.

Ici, comme elles voient que j'ai une laisse, elles s'écartent un peu et me considèrent d'un air narquois, j'irais même jusqu'à méprisant.  Je m'en vais ronger discrètement ma laisse et leur voler dans les plumes à ces représentantes d'une espèce invasive !
 


 

30 juin 2024

C'est l'été ! (bis)

Oui, je sais, on croirait pas à voir la météo, mais c'est l'été quand même !

Et y a pas que l'été : c'est aussi le Tour de France ! Facile à constater : ce matin sur le trajet de mon terrain de course favori nous avons croisé deux pelotons de Flamands à deux roues, tous les membres équipés pareil : mêmes maillots, même casques etc. Maillot noir pour les premiers, orange pour les seconds. Le problème c'est qu'il  y en a qui avaient dû se tromper d'itinéraire : ils pédalaient sur la même route mais dans deux sens opposés (à moins qu'il n'y ait une boucle sur le trajet : faut penser à toutes les possibilités).

À la maison, c'est pareil : à la télé si tu tombes pas sur le tour, c'est sur la coupe européenne de foot. Seule échappatoire : "Joséphine Ange Gardien"! J'ose même pas imaginer ce que ce sera pour les JO !

Bon, mon bipède s'en fout : il a pas le temps : il est débordé par la mise en ligne des participations au  Défi du Samedi, Mouarf arf arf !


 


 

28 juin 2024

C'est l'été !

 

Je sais : vous êtes au courant ! Mais c'est juste une constatation suite à mes promenades : aujourd'hui, comme il faisait plus frais, mon bipède a garé son véhicule le long de la prairie et j'ai pu galoper tout mon saoul. Mais il y a deux jours, comme il faisait "pétant", il m'avait emmenée derrière l'orangerie pour profiter des allées ombragées par des hêtres.

Nous avions à peine débarqué à cet endroit d'ordinaire paisible qu'un troupeau de "snotneus" a débarqué. Ils se sont répandus dans la zone de jeux et se sont mis à faire un de ces chahuts !

Je suppose qu'ils étaient néerlandophones, mais en vrai, ils s'exprimaient surtout sous forme de hurlements divers, tu parles d'un endroit paisible...

Hier, nous y sommes retournés et ô joie, il n'y avait personne !

... jusqu'à ce que nous sortions de la voiture, traversions le parking et entrions sous le couvert des hêtres et qu'un cycliste (un gilet jaune casqué) se pointe au bout de l'allée. L'ennui c'est qu'il a immédiatement été suivi par un peloton d'une bonne cinquantaine d'autres qui échangeaient entre eux de la même façon que ceux de la veille !

C'est quoi ce binz ? Ils ont jamais école à Vilvoorde ou quoi ?

C'est l'été je vous dis !

Comment ? Ils vont partir en vacances ? Pas tous : tout l'été il y a "colonie de jour" au domaine. Ça c'était un avant-goût, un coup de semonce...
 


 

13 juin 2024

Coup de frein

 

Aujourd'hui, quand nous sommes arrivés (non sans peine : ils ont profité de mon absence pour reprendre des travaux au bout de la rue Bruyn et y installer un feu provisoire parce que sur quelque mètres il ne reste qu'une seule bande de circulation pour les deux sens) y avait la bande à Krinkels qui achevait de tondre la prairie.


Alors, mon bipède a continué pour aller se garer derrière l'orangerie. C'est au cours de ce supplément de trajet sur un chemin pavé qu'il a brusquement freiné. Tellement brutalement que je suis dégringolée du siège arrière (heureusement mon lien de sécurité est assez long pour que je n'y reste pas suspendue).

Je suis immédiatement remontée sur le siège et qu'est-ce que j'ai aperçu détalant dans le sous-bois ?

Un écureuil !

Ce chauffeur de mes bottes m'a flanquée par terre pour un écureuil !

Attendez que je le croise celui-là, je m'en vais lui apprendre à traverser n'importe comment, moi à c'te bestiole !

 


 

15 juin 2024

Vous faites du golf ?

 

Je vous demande ça parce qu'aujourd'hui, devant le banc de l'autre côté de la prairie derrière l'orangerie, nous avons trouvé un caddie !

Bon, il cherchait pas son golfeur, il venait de chez Lidl !

Comment était-il arrivé là ? Je me le demande parce que le Lidl le plus proche se trouve à Vilvorde à 1400m à vol d'oiseau de l'autre côté du canal de Willebroek !

Y a des mecs qu'ont peur de rien, ils sont fous ces bipèdes !

 


 

 

18 février 2025

Mais que voila là !?

 

Aujourd'hui, c'est mardi, donc pas de voyage vers la prairie, c'est atelier pour ma maîtresse.

Hier par contre nous y sommes allés. Y avait -2°C dis donc !

Alors, quand après avoir fait pipi (urgence : neuf heures d'attente, je voudrais vous y voir  !), je suis tombé nez à nez avec un bâton : un truc d'une quarantaine de cm de long et d'environ 2 cm de diamètre. Pensez pas pour autant que c'était un cylindre : c'était un bâton avec des nœuds dans le bois et un brin recourbé, un bâton quoi !

Oui, je dis nez à nez parce que je renifle toujours le nez au ras du sol. Vous, vous me direz que les bâtons n'ont pas de nez et je dois admettre que vous avez raison (enfin, que vous n'avez pas tort, pinailleurs va!).

Ça faisait des années que je n'avais pas organisé un petit jeu de balance-moi ça que je te le ramène avec mon bipède. C'est que j'ai pitié de lui : il a du mal à se pencher pour ramasser la chose. Je le sais : je le vois quand il ramasse mon caca (non il n'est pas pareil à celui de l'affiche, je l'ai déjà dit, suivez un peu quand même).

Mais là, ça caillait alors, je me suis dit qu'un peu de mouvement ne nous ferait pas de tort. Ça a bien fonctionné une dizaine de fois, puis, il n'a pas suivi la convention : comme je suis pressée de courir, je démarre directement ma course et il balance la bâton dans la direction où je cours. Et là, il l'a jeté n'importe où et je ne l'ai pas retrouvé malgré quelques courses en rond (dans le sens inverse des aiguilles d'un montre, ça va de soi).

Je crois qu'il avait les mains gelées et qu'il était pressé de rentrer... petite nature, va !

 


 

 

27 janvier 2025

J'ai compris la leçon !

 

Et comme je l'ai comprise, j'abandonne "berdouille" au profit de "gadoue" (jusqu'aux joues).
 

Aujourd'hui, le terrain de la prairie est tellement imbibé d'eau (il ne force pas sur la bière comme certain de ma connaissance) que quand mon bipède y pose les pieds chaussés de bottes (lui  aussi a retenu la leçon de Jane), ça fait un horrible bruit de succion.
 

Ce ne serait pas très grave, ça soulignerait simplement son côté "paysan lourdaud", sauf que mes pattes (Dieu sait pourtant si je suis racée, élégante et légère) produisent elles aussi  ce bruit peu ragoûtant !
 

Je vais finir par refuser d'y aller en attendant que ça s'évapore (ça tombe bien, demain c'est le jour de l'atelier de peinture sur soie de ma maîtresse).

 


 

 

18 mars 2024

Mars attaque !

 

L'autre jour, en arrivant en vue de mon terrain de sport favori, mon bipède s'est exclamé : "Vains dieux, des petits hommes verts !

(Oui, quand il s'agit de dénigrer la déité, il a tendance à ratisser large, je parie qu'il y engloberait jusqu'à Maradona et même Madona, c'est vous dire...)

Et, effectivement, ça grouillait sur le monticule du paysage japonais et ils étaient même un brin fluo les martiens !

 

En se rapprochant, on a fini  par constater que c'étaient des ouvriers de chez Krinkels (une grosse entreprise de création et d'entretien de parcs et jardins) qui nettoyaient cet espace.

 

Il était temps, ça tournait en brousse le machin, d'ailleurs nous n'y entrions plus...

 

Bon, nous n'y entrons toujours pas : mon bipède se contente d'un petit circuit dans la prairie (400 à 500m selon l'estimation de Google Earth) tandis que je galope partout (sauf en cas de présence de la copie d'Etchebest). Je crois qu'il vieillit vachement le mec !

C'est pas que j'aime pas les vieux, mais ce qui m'inquiète, c'est... Qui qui va me promener quand il sera en chaise à roulettes ?

 


 

 

22 janvier 2025

Keskidit ?

 

Ce matin, nous étions à mi-parcours du circuit dont mon bipède s'efforce de laisser la trace dans la prairie (un TOC sans doute, ce besoin de refaire encore et encore le même itinéraire) quand un mec et deux chiens ont débarqué d'une voiture au niveau du jardin japonais.

Les chiens étaient comme moi sans laisse. Ils sont donc accouru me rejoindre et nous avons un peu gambadé et reniflé en rond, c'était chouette !

Jusqu'à ce que celui au poil noir et blanc (un machin à mi-chemin entre le Border Collie et le Berger Australien) s'approche de mon bipède et lui renifle la poche où il stocke mes friandises dis-donc !

Là, c'était tout de suite moins chouette et je me suis précipitée sur lui pour lui apprendre les bonnes manières, non mais, s'en prendre à mes friandises, quel culot !

Ça a bien fait rire son bipède, un grand Flamand jovial, qui a déclaré au mien en rigolant "Nerveuse, hé ?".

Le mien lui a répondu "Jalouse !".

Faut toujours qu'il se rende intéressant ! Se comparer à mes friandises ! Il est gonflé parfois...

 


 

10 mars 2024

Vous connaissez Etchebest ?

 

Question idiote, me direz-vous, c'est comme si vous vous étonniez d'une aussi longue absence de ma part !

 

Ben, demandez à mon secrétaire de vous conter ses aventures avec Canalblog !

 

Donc, hier,  dans la grande prairie, nous avons rencontré Etchebest ou, comme c'est plus probable, un sosie du gaillard : physique de pilier de mêlée au rugby, voix de stentor, ton un brin agressif.

Je penche pour le sosie parce qu'il parlait flamand.

Normal à Vilvoorde me direz-vous. D'autant plus normal, vous répondrai-je, que  le mec s'est révélé être un fonctionnaire de la région flamande : un agent de "Natuur en Bos" (l'équivalent des eaux et forêts de l'autre côté de la frontière linguistique) et tout fonctionnaire de la région flamande est tenu de s'exprimer dans un néerlandais châtié (sauf ceux du toerisme, faut bien appâter le client).

 

En gros, j'ai cru comprendre

  • que je devais être tenue en laisse
  • qu'il y avait un enclos spécial pour laisser courir les chiens librement (tu parles, un truc empli de molosses de cinquante kilos qui ont labouré le sol)
  • que cette fois-ci la remarque était gratuite
  • que la prochaine fois ce serait 35 euros et présentation de la carte d'identité (j'ai pas compris si c'était celle de mon bipède ou la mienne).

Je me demande s'il y a un permis de conduire les chiens... Tu vois d'ici l'embrouille si mon "boss" devait passer l'épreuve théorique et le volet pratique, mouarf !

 

Moralité :

 

Aujourd'hui, mon bipède a bien vérifié que le véhicule de service estampillé "Natuur en Bos" ne stationnait pas dans le coin avant de me lâcher dans la prairie, comme font tous les autres promeneurs de chiens de taille raisonnable;

 


 

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