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Tu parles d'une vie de chien !
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1 août 2021

Enfin !

 
Hier, mon papa est rentré de Bretagne avec toute sa famille dont ma bipède préférée. Ils sont tous venus souper à la maison.

Du coup, ce matin, plus de visite aux chats pour mon promeneur et donc, nous avons pu nous rendre au domaine à l'heure habituelle, il était temps !

Là-bas, tout est redevenu normal, les trois chevaux étaient peinards dans le fond de la cerisaie (comme le terrain est en pente, on pourrait dire le bas-fond, mouarf !)

Sinon, rien de spécial, la météo nous promet de la pluie pour ce midi (tu parles d'un truc inattendu !), faudra trouver un créneau sec pour ma promenade de la mi-journée.

Bien, je vais me coucher sur mon lit, mon bipède attitré n'a pas l'air de vouloir s'intéresser à mon chiffon, il doit être dans un de ces jours où il préfère s'emmerder plutôt que de jouer avec moi. Dure dure la vie !


 

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2 mai 2021

À bas Lababal !

 
Le titre ne vous rappelle rien ?

Détendez-vous, c'est que vous êtes trop jeune !

Donc, ce matin, mon bipède et moi sommes allés nous garer dans le parking à l'arrière de l'orangerie. Ma maîtresse ne nous accompagnait pas : elle devait faire mariner les gambas, Émilie vient dîner avec nous ce midi.

Quand nous sommes descendus de voiture, mon bipède a directement commencé à marcher, sans même sortir ma balle du véhicule.

J'ai donc décidé de ne pas bouger et d'attendre près de la portière qu'il répare son erreur.

Après m'avoir appelée plusieurs fois tandis que je faisais la sourde oreille, il a fini par faire demi-tour, à rouvrir la voiture, à s'emparer de la balle et à la lancer vers la sortie du parking.

Moi, je suis allée faire pipi sans m'occuper de la balle. Il l'a ramassée et relancée une ou deux fois de plus et... je l'ai laissée où elle s'était arrêtée. Alors, il l'a ramassée et mise dans une de ses poches.

C'est vrai quoi, faut faire les choses dans l'ordre : il emmène la balle et la jette et là, je vois si j'ai envie de jouer, c'est simple quand même, va falloir que je resserre le dressage, qui c'est le chef à la fin ?


5 avril 2021

The Weather Report

 

Ce matin, mon promeneur m'a embarquée dans la voiture. Comme le temps était incertain, ma maîtresse ne nous a pas accompagnés, contrairement aux jours précédents.

Tandis que nous manœuvrons pour sortir du garage, la radio diffuse son bulletin météo. Il est 9:07 et le speaker dit : "La pluie, venant du nord, devrait arriver sur Bruxelles entre 10 et 11 heures ce matin".

À peine avons-nous quitté la propriété que des gouttes se sont mises à tomber et ça a été croissant et embellissant jusqu'à notre arrivée au domaine (et au-delà) si bien qu'après quelques courses derrière la baballe, ça tombait tellement que j'ai ramené la chose vers la voiture et que mon bipède m'a ouvert ma portière, qu'il m'a séchée avec l'essuie ad hoc et filé quelques friandises (il est bien ce larbin, finalement).

Bref, c'est pas demain que la météo va entrer dans la respectable famille des sciences exactes, c'est moi qui vous le dis !


26 mars 2021

Mais quel pays !

 
Ce matin, quand mon bipède entre dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner dont mes tartines au miel (oui, je lui laisse croire que ce sont les siennes, mais ne vous y trompez pas), je quitte mon fauteuil de la salle de séjour pour aller m'allonger sur mon lit baigné de soleil. J'aime réchauffer mes vieux os (ouais, je m'en réfère à ce même bipède qui dit que j'ai l'âge d'être un vieux chien. Peut parler, lui qui a déjà bien entamé sa quatre-vingtième révolution !).

Je rêvasse en me disant que ma promenade au domaine va être très réussie.

Ah oui ? Ben quand il a été l'heure d'y aller, le ciel s'était complètement ennuagé pendant le repas.

Comme un fait exprès, le soleil est revenu quand nous avons été de retour.

Et vous savez quoi ? Maintenat que l'heure de ma deuxième promenade approche, ça se couvre derechef !

Mais quel pays de cons, la Belgique !


21 février 2021

Esprit de contradiction

 
Je vous ai parlé l'autre jour de ces pâquerettes qui ne fleurissent pas qu'à Pâques (et certain·e·s m'ont bien expliqué la bêtise de mon interrogation, merci les cop·a·in·e·s! (décidémment, l'écriture inclusive c'est quand même pas tout simple tout simple (moi, je dis ça, je dis rien...))).

Ben aujourd'hui, phénomène similaire : tout le domaine est rempli de perce-neige et y a pas de neige !

Un commentaire ?


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3 janvier 2021

À vouloir trop bien faire

 
Vous connaissez la propension de mon promeneur attitré à trouver le moindre prétexte pour se soustraire à ses obligations.

J'ai dû prendre les choses en main (si j'ose dire). Vous connaissez ma force de persuasion et mon entêtement !

J'ai utilisé tous les manèges possibles pour l'amener à m'emmener plus régulièrement au domaine des trois fontaines.

Eh bien, depuis plus de quinze jours, mon bipède m'y a  conduite chaque jour, Noël et Nouvel An compris !

Il m'y emmène même quand il pleut !

Je me demande si je n'ai pas exagéré un peu le dressage...


 

9 septembre 2020

Ouais !

 
Mon promeneur n'a pas fait appel aux conditions météo grises pour échapper à son devoir.

Il m'a même étonnée.

Comme la nuit a été douce, il n'y avait pas de rosée ce matin et, bien qu'il n'avait chaussé que ses molières, il a quitté le chemin en dur pour traverser un bout de prairie.

Après ça, au lieu de remonter directement vers l'orangerie, il a pris la route à gauche, celle qui passe par le dessus du versant de la vallée de la Senne (il espérait peut-être revoir son Italienne).

Au centre de la prairie en pente qui descend vers les étangs du bas, il y avait un arbre énorme. J'aurais bien voulu vous le montrer, mais il ne figure pas parmi les 1100 photos prises dans le domaine. Toujours est-il qu'aujourd'hui nous l'avons retrouvé brisé et ses débris tronçonnés encombrent la prairie.

Chose étonnante, il est tombé dans le sens opposé aux vents dominants. Mais vous connaissez les arbres, ils manifestent souvent un penchant pour une direction particulière puis, ils s'étonnent qu'ils tombent !

Après ça, nous sommes passés par le sous-bois pour franchir ensuite le fameux pont et remonter vers les jardins de l'orangerie.

Pourvu que ces bonnes dispositions persistent !


8 septembre 2020

Et voilà

 
C'est reparti !

Ce matin ma maîtresse a repris son atelier de peinture sur soie.

Moralité : mon promeneur patenté devait l'y conduire et pour cause de départ matinal, je n'ai eu droit qu'à une rapide sortie hygiénique avant le petit-déjeuner.

L'ennui, c'est que mon bipède est vite démotivé et qu'alors, tous les prétextes sont bons pour renoncer à ma grande sortie et comme j'ai entendu que demain il ferait gris, j'ai des craintes...

À part ça, dimanche quand nous sommes allés au domaine nous avons croisé des flopées de cyclistes. Le domaine est un des points de passage du Gordel, une boucle de 100km autour de Bruxelles, manifestation politico-sportive sensée rappeler que Bruxelles est un caillou dans la chaussure flamande. Vous pensez : une ville majoritairement francophone au cœur d'une province flamande !

Pour ceux qui n'ont pas de vélo, ils ont organisé un circuit piéton de huit kilomètres, mais sur la portion de cette boucle-là traversant le domaine, nous n'avons pas vu grand monde. Faut dire que (presque) tous les Flamands naissent avec un vélo greffé aux fesses. Normal, chez eux c'est le platte land comme chantait l'autre.


22 août 2020

Ah, ça s'allonge un peu...

 
Ce matin, mon bipède m'a embarquée dans la voiture et m'a emmenée courir dans la grande prairie.

Quand j'en ai eu assez de la baballe, il l'a rangée (jetée sous le siège) dans la voiture et nous sommes allés promener un peu dans le domaine.

Ces derniers temps, il se contentait de descendre puis remonter l'allée des hêtres pourpres avec parfois un petit tour dans le jardin à la française devant l'orangerie.

Aujourd'hui, il est descendu par l'intérieur de la forêt puis par le chemin qui descend vers le petit pont-grotte. Après avoir franchi celui-ci, nous sommes remontés, avons contourné l'orangerie pour traverser le jardin et revenir par l'allée des hêtres.

Ça fait un moment que nous n'avions pas fait un circuit aussi long (même si c'était encore bien peu par rapport à ceux que nous parcourions quand nous allions régulièrement au domaine).

J'ai remarqué que , tout comme autour de la prairie et devant le jardin à la française, le chemin descendant vers le pont avait été rechargé en dolomie. Il était temps : je n'avais connu ces endroits que parsemés de trous et ravinés par les pluies.

Comment ?

Vous vous demandez à quoi ressemble ce pont dont je vous bassine les oreilles ?

Vous avez de la chance : ma copine Adrienne (vous savez bien, celle qui me dit des choses en flamand) l'avait photographié un jour où elle nous avait accompagnés.

Quoi ?

Y a plusieurs photos ?

Ouais, mais il n'y a qu'un pont, z'êtes bigleux ou quoi ?


4 août 2020

Miracle !


Ce matin, mon promeneur et ma maîtresse se sont levés à 5h30 pour instiller dans l'œil du premier une dernière goutte de collyre, celui destiné à élargir la pupille ce qui vous donne un air de drogué (remarquez qu'il a pas besoin de ça pour avoir l'air "stoned").

Ensuite, après ma promenade hygiénique,  ils sont partis pour l'hosto et en sont revenus une heure plus tard : l'ophtalmo avait annulé l'intervention mais son secrétariat avait oublié d'en avertir mon bipède.

Du coup, après leur petit-déjeuner, ma maîtresse a suggéré qu'il me promène parce que la fin de la semaine est annoncée caniculaire.

Et vous savez quoi ?

Il m'a emmenée aux Trois Fontaines !

Lors du confinement, les déplacements en voiture étaient interdits et nous nous étions rabattus sur la campagne environnante. Après le confinement, le pli était pris et mon bipède s'était bien gardé de revenir à l'usage initial.

Je ne sais pas ce qui lui a pris (ici, on dit une "zinne") de le faire aujourd'hui, vaut mieux ne pas se poser trop de questions, surtout quand les choses vont dans le bon sens.

La différence entre la campagne de Koningslo et le parc des Trois Fontaines, c'est que dans l'une on en est réduit à se promener et que dans l'autre on peut galoper tout son saoul en jouant au lancer de bâton.

J'ai quand même bien senti que je manquais de pratique : je me suis essoufflée plus rapidement qu'avant !

Quoi ?

Qui qu'a dit "Mais non, tu vieillis !" ?

'tention, je vieillis peut-être mais j'ai encore toutes mes dents !


6 avril 2020

Fondu au noir


Aujourd'hui, quand nous sommes arrivés dans l'allée des Moutons, nous avons aperçu Max et sa promeneuse qui descendaient déjà vers les champs du bas.

Mon bipède a donc changé son sens de rotation et leur a emboîté le pas.

Enfin, façon de dire, parce que la gazelle et son chien fou ont rapidement commencé à prendre de la distance. Le seul moment où on regagnait une peu de terrain, c'est quand la jeune femme, modernité oblige, s'arrêtait pile pour tchatcher dans son smartphone. Mais malgré cela, le duo nous a rapidement semés.

Quand nous sommes arrivés près de la ferme urbaine de NOH, nous avons vu un autre duo chien/maîtresse qui venait vers nous. Celui-là, nous ne l'avions encore jamais croisé : un zinneke noir et blanc et une "personne de couleur" (foncée la couleur). Mon bipède, il dit "négresse" : il ne parvient pas à se débarasser du vocabulaire de sa jeunesse du temps béni des colonies (et surtout, je crois qu'il en remet parce que ça agace son binôme).

Manœuvre habituelle : accrochage de laisse, boucle d'évitement dans le champ de graminées (variété indéterminée), salutation à la dame, retour sur le sentier, décrochage de la laisse.

Après ça, nous avons dépassé le tas de marne et longé une haie de prunelliers. Là mon promeneur s'est exclamé "Ah, ceux-ci, ils ont des épines !". J'ai pas compris l'intérêt de la chose mais j'ai  fait comme si c'était une information capitale (même remarque qu'hier à propos de son caractère).

Quand nous sommes arrivés en vue du sommet de la promenade, j'ai vu débouler une sorte de petit bouledogue beige-brun suivi, je vous le donne en mille, d'une autre personne de couleur, grand teint. Même manœuvre que ci-dessus, remerciements de la dame (l'autre était restée muette) et nous avons entamé la descente vers l'allée des Moutons.

Non, il n'a pas parlé de ses genoux, par contre il a dit "Ce doit être une épidémie..."


5 avril 2020

Et vous, vous avez une bonne vue ?


Hier, nous avons débuté la promenade habituelle dans le sens habituel, donc en entamant le circuit campagnard par une montée, l'altitude lorsque nous quittons l'allée des moutons est de 47m et lorsque nous traversons le goulot boisé elle est de 67m.

Non, je n'ai pas d'altimètre incorporé, c'est Google Earth qui le dit.

Le raisonnement de mon bipède est typiquement humain (donc stupide) : il prétend qu'il vaut mieux attaquer par le morceau le plus raide, tant qu'on n'est pas encore fatigué.

Alors que si on tournait dans l'autre sens, on arriverait pépère au même endroit au bout d'une montée lente et progressive, insensible pour tout dire, et qu'on n'aurait plus qu'à descendre cette "brutale" déclivité. Mais bon, je ne suis qu'une chienne, alors...

Hier, toujours, nous avons croisé Max (les bipèdes femelles ont l'air plus intelligentes que les mâles) lorsque nous arrivions près des tas de fumier et de marne. Nos bipèdes respectifs nous ont passé nos laisses et le mien s'est écarté du chemin pour laisser passer l'autre couple (zone tampon antivirus oblige). Il l'a fait en venant se réfugier au pied du tas blanc et en a profité (après avoir salué l'autre bipède) pour prélever un échantillon et l'effriter entre ses doigts qui en sont devenus blancs de craie, confirmant la nature supposée du matériau. Je suis sûre que si on n'avait pas croisé Max, il y serait allé quand même : quand il a une idée en tête, il ne l'a pas ailleurs !

Passons...

Aujourd'hui, à peu près au même endroit, il m'appelle et me raccroche à ma laisse en me disant "Viens, voilà Max, on va t'attacher !"

On ne peut pas dire qu'il soit doué en identification canine !

  • certes la bestiole était une sorte de Border Collie mais la partie claire de son pelage était gris clair plutôt que blanc
  • elle était accompagnée d'un couple de bipèdes mâle/femelle
  • j'avais repéré le parfum de la dite bipède à près de cinquante mètres et je suis formelle, la maîtresse de Max n'en porte pas

Il a bien dû reconnaître son erreur quelques minutes plus tard quand nous avons aperçu Max venant à notre rencontre en arrivant près des prunelliers.

Vexé, il a bifurqué à droite, longé la séparation des champs graminée/maïs pour se retrouver sur le sentier médian où... nous avons  recroisé l'autre chien et son couple de promeneurs.

Là il était, si j'ose dire, "le nez dans son caca !"

Bon, j'ai pas trop insisté, faut qu'il me sorte demain et avec son sale caractère, vaut mieux rester prudent !


3 avril 2020

Quoi ???


Ce matin, je n'ai pas dû chercher beaucoup pour trouver Max !

Nous avions à peine entamé la descente dans l'allée des Moutons qu'il a déboulé au galop pour venir me rejoindre.

J'étais encore en laisse, mais ça ne m'a pas empêché de le poursuivre, de lui aboyer dessus et de faire mine de le mordre.

Là dessus, sa maîtresse est arrivée en courant, l'a attrapé et lui a passé sa laisse en s'excusant auprès de mon bipède.

Et c'est là que je n'en ai pas cru mes oreilles !

Vous savez ce qu'il a répondu cet âmelaïeke ?

"Il n'y a pas de problème, c'est une excitée, elle a un sale caractère !"

J'ai été tellement choquée que j'ai arrêté d'aboyer !

T'en foutrai du sale caractère, moi !

Il ne perd rien pour attendre le mec, je lui réserve un chien de ma chienne !


9 décembre 2019

Monsieur Météo


Ça faisait quelques jours que nous n'étions plus allés courir au domaine.

Quand c'était pas à cause du temps pourri, c'était à cause du marché de Noël, de la Kiné etc...

Alors, aujourd'hui, j'ai insisté, j'ai mis le paquet et il a fini par se décider (en maugréant quand même "Il va pleuvoir, je te dis!"). Et nous y sommes allés !

Et vous savez quoi ?

Il a plu !

Il m'énerve...


11 octobre 2019

Récrimination


J'avais cru qu'après la découverte de ma balle, les choses allaient tourner rond.

Bernique ! Depuis ma dernière apparition ici, c'est à peine si nous avons quitté deux ou trois fois l'immeuble  et ses alentours. Et ils ont toujours une bonne raison ; météo dégueulasse, atelier, kiné(s), radio, courses, échographie, mammographie et tout et tout !

Et encore, dans les deux ou trois, il y en a une où je n'ai même pas quitté ma laisse : il m'a emmenée visiter la ferme des Pilifs en compagnie d'une autre bipède : celle qui me parle gentiment en... néerlandais ! Bon, l'important c'est qu'elle me parle gentiment et qu'elle me fasse des papouilles : c'est le contexte qui compte !

Aujourd'hui, malgré le temps maussade, il m'a enfin emmenée courir. L'ennui c'est qu'après quelques jetés de balle, il décide que comme j'ai couru comme une dératée, on peut rentrer plus tôt à la maison.

Alors, pour gagner du temps, quand il me lance la balle tout en marchant vers la voiture, je la ramasse  et l'emmène dans l'autre sens et quand il essaie de me la reprendre, je la saisis rapidement et m'éloigne encore en faisant des cercles autour de lui au fur et à mesure qu'il progresse.

Evidemment, il finit par comprendre mon manège et il se fâche, c'est un sale caractère...

En rentrant, il a dit à son binôme : " Câline est une mathématichienne !"

"Pourquoi ?" a demandé ma maîtresse

"Parce qu'elle court en rond toujours dans le sens trigonométrique !"

Le pire, dans tout ça, c'est qu'il se croit drôle et qu'il se marre comme une baleine !


20 septembre 2019

Cachottier


Nous sommes revenus au train train habituel : ma maîtresse a repris ses ateliers, encore une raison supplémentaire pour mon promeneur de se défiler, comme lundi prochain où ils m'ont déjà avertie qu'ils vont chez le docteur.

Mais bon, nous allons bon an mal an quatre à cinq fois par semaine au domaine et, ce lundi, il s'est produit un truc bizarre...

Tandis que je courais dans cette grande prairie où les bâtons sont rares (les seuls arbres présents sont de petits hêtres pourpres), je tombe sur un bâton dont je me saisis.

Il faisait bien deux mètres de long ! (Parfaitement, je n'ai peur de rien)

En pareil cas, généralement mon bipède le ramène à une dimension plus appropriée à l'usage ludique en le coinçant sous son pied et en le brisant à cet endroit (le bâton, pas le pied).

Mais là, il a négligé le bâton malgré mes aboiements de rappel féroces, il a fait demi-tour et est reparti vers la voiture.

J'ai pensé "Allez, on rentre à la maison encore plus tôt que d'habitude !".

Mais au lieu d'ouvrir la portière pour me réembarquer, il a ouvert le coffre, a soulevé une sorte de plancher (je ne savais pas qu'il y avait un compartiment secret dans ce coffre), a fouillé un peu et en a extirpé un petit sac plastique.

Et de ce sac il a extrait quoi ? Je vous le donne en mille !

Ma balle munie d'une cordelette que je n'avais plus vue depuis notre dernier séjour en Angleterre !

Je pensais qu'elle était restée dans la voiture précédente lorsqu'ils en ont changé, mais pas du tout : il l'avait transférée dans la nouvelle !

Quel cachottier quand même !

Et quel fainéant ! Je me demande si ce n'est pas un nouveau truc pour me faire courir encore plus en marchant encore moins lui-même !


11 novembre 2019

Allez hop, que ça saute !

 
Depuis que mon bipède a déterré la balle, nos expéditions au domaine ont  pris un cours bien différent de celui d'avant. Nous ne quittons plus la grande prairie, je cours comme une dératée après ce foutu machin qu'il envoie au loin selon le principe de la fronde (force centrifuge, départ par la tangente, vol parabolique etc).

Ça m'amuse tellement que j'en oublierais presque de faire pipi. Ce que j'oublie en tout cas, c'est de faire mon caca (vous avez vu ? ça rime !). Heureusement, il me connaît et en rentrant, il sort par le volet des garages, si bien que j'ai le temps de me rattraper en remontant le long des pelouses du bâtiment... L'ennui c'est que du coup, nous sommes obligés de redescendre à la cave jeter le sacacaca dans les poubelles et ça le fait râler. Je ne vois pas pourquoi : si je déposais mon petit paquet au milieu de la grande prairie, il devrait quand même se farcir le trajet jusque Big Belly, alors ?

Alors ? Je crois que ce qu'il aime avant tout, c'est râler, ce n'est qu'un humain après tout, il ne peut pas prendre la vie bêtement comme elle vient, faut toujours qu'il complique et qu'il râle (paraîtrait que ça le déstresse... j'te jure !).

Aujourd'hui, j'ai cru que nous allions être obligés d'en revenir aux pratiques anciennes : en lançant la balle en direction de la voiture pour essayer de m'y ramener, précis comme il est, il a expédié le machin dans un des petits hêtres pourpres qui garnissent l'endroit. Quel con !

Mais par chance, l'arbre n'est pas très haut et la cordelette s'était encramaillée dans les branches basses et il a pu la dégager en se mettant sur la pointe des pieds. Dommage, j'aurais bien aimé le voir sauter !


23 août 2019

Gros ventre et ronds de sorcières

 

Pour l'instant, tout est OK, les promenades sont (presque) quotidiennes.

Au domaine, un truc nouveau est apparu !

Au début, à côté du grand panneau expliquant dans les deux langues (néerlandais et japonais) les circonstances de création du jardin adjacent, il n'y avait rien, exactement comme au début de la Genèse. (Mouarf ! Je parle comme Marcel maintenant !)

Puis, un beau jour, une poubelle, jaune, est apparue.

Mon ramasseur de crottes attitré y déposait mon petit paquet soigneusement emballé dans son sacacaca.

Autour de cette poubelle, c'était le désordre total : les pies et les corneilles en extrayaient le contenu et le répandaient sur le sol. Si bien qu'un jour, elle a disparu et a été remplacée par un mastodonte couleur anthracite surmonté... d'un panneau voltaïque !

Qu'est-ce qu'une poubelle (Big Belly qu'elle s'appelle) peut bien foutre d'un panneau solaire ?

Eh bien hier, on l'a appris : un sac assez volumineux était coincé dans le bac d'entrée basculant de notre Big Belly et mon promeneur l'a forcé à tomber à l'intérieur. Après quelques secondes, un ronronnement mécanique s'est fait entendre. Le machin compacte son contenu !

Je me demande s'il téléphone pour dire qu'il est plein...

 

Et les ronds de sorcières me direz-vous...

Voilà : jusque cette année, je n'avais jamais remarqué dans cette prairie que quelques vesses de loup. Et voilà-t-y pas que maintenant elle est parsemée de champignons organisés en cercles. Mon promeneur dit que ça s'appelle des ronds de sorcières (y en a qui disent "de fées", mais vous connaissez le côté maléfique du gaillard). La majorité sont des agarics champêtres et je vous promets qu'il y en a de quoi en faire des poêlées !

Bon, moi je dis ça mais je ne mange pas de champignons, on n'est jamais assez prudent.


12 mai 2019

Ça commence fort !


Et voilà, c'est reparti : ce sont les vacances !

Déjà, faut se farcir des heures en voiture. Tant que c'est de l'autoroute, on est sur le velours : je dors. Mais dès que ça devient "touristique", ça vire, ça ralentit, ça freine, ça s'arrête, ça redémarre, ça accélère, comment voulez-vous dormir dans des conditions pareilles ? Alors, je manifeste !

Le comble c'est que ça ne leur plaît pas !

"Tais-toi ! Fais dodo !" qu'ils disent.

Et au bout d'un temps, ils ajoutent même "Sale bête !" et autres appellations flatteuses.

En plus, cette année, il a plu (draché même) d'un bout à l'autre du trajet, j'avais jamais vu ça.  D'ailleurs, du côté de Metz, il pleuvait tellement qu'on ne voyait plus rien du tout.

Non, je vous le dis : ça commence fort !

Et je devine la suite : se trimballer au milieu de la foule, tenue en laisse pendant des semaines !

"Besoin de vacances" qu'elle dit la patronne ! Tu parles, vivement la maison, oui !


27 avril 2019

Psychorigide


Aujourd'hui c'est fini mais nous avons eu quelques jours de beau temps et donc...

De promenade !

Ces derniers temps, je le trouvais un peu mou mon promeneur, rognant sur la longueur de nos périples. Mais les trois dernières fois, il a consenti à allonger le parcours.

Si je ne réussis pas à l'entraîner dans des déviations (on dit des diverticules, vous qui possédez son langage ?), il a tendance à répéter le même trajet, quel manque d'imagination quand même !

C'est à un point tel que les deux premiers jours, en traversant la grande cuvette herbeuse en contrebas de la ferme ("hoeve", ils disent par ici), nous sommes passés quelques centimètres à droite de la même pauvre vieille chaussette abandonnée dans l'herbe. C'est dire avec quelle précision il se répète, la prairie fait quand même une cinquantaine de mètres de largeur.

Psychorigide je vous dis !

Comment ?

Le troisième jour on ne l'a pas vue ?

Ça ne prouve rien : entre temps ils avaient tondu la pelouse, sinon, je parie qu'on repassait pile dessus.


13 avril 2019

Vision nocturne


Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler des capacités visuelles de ma race, on trouve ça très facilement ailleurs.

Non, je vais vous parler d'une rencontre, enfin, de trois.

Lors de mon ultime sortie hygiénique du jour, il arrive que j'aperçoive un renard. Toujours le même, j'imagine. Normal, ces bestioles ne sortent que la nuit.

Souvent, je le vois de loin et je me contente de m'arrêter pour l'observer. Mais il y a quelques jours, il était tapi à l'abri du buisson de Forsythia dans la pelouse bordant l'extrémité sud de l'immeuble, donc directement sur mon trajet habituel.

Comme il était immobile, je ne l'ai repéré que grâce à mon flair proverbial. Je me suis donc précipité vers lui en aboyant furieusement et la bestiole a détalé la queue entre les jambes (ouais, je sais, ce sont les chevaux qui ont des jambes, pas les renards ni les chiens ni même les petits bateaux).

Ma course a été stoppée net au bout de quelques mètres, mon bipède tenant ferme ma laisse.

Ces deux derniers soirs, il était à découvert dans la même pelouse et mon promeneur l'a aperçu en même temps que moi. Au moment où j'allais m'élancer vers lui, le mec au bout de ma laisse l'a bloquée et y a imprimé un coup sec en disant "Non !"

Quand il me parle en utilisant des phrases, je sais que je ne dois pas vraiment m'inquiéter de ce qu'il baragouine. Mais quand il se met à n'utiliser qu'un seul mot d'un ton bref, genre "Ici!" "Assis!" "Non!" et qu'il le souligne d'une traction de ma laisse, je crois qu'il est temps de me méfier.

Je n'ai donc pas aboyé ni ne me suis rué vers l'animal. Du coup, au lieu de se débiner, le renard est venu vers nous. Il s'est quand même arrêté à environ deux mètres, il n'est pas fou non plus. Du coup j'ai pu l'observer : c'est fou l'air sournois que ça peut avoir ce machin à te regarder en biais, je ne comprends pas pourquoi mon patron peut le trouver sympathique au point de m'empêcher de le chasser.

Enfin, tous les goûts sont dans la nature, déjà qu'il raconte partout qu'il préfère les chats aux chiens...

Bon, c'est pas moi qui l'ai choisi non plus !


3 avril 2019

Une saison en enfer


Rien ne va plus ! Le temps est pourri, il pleut quand il ne grêle pas, le vent souffle, les températures sont en chute libre.

Pour tout arranger, hier, c'était atelier soie et orthopédiste, aujourd'hui, c'était kiné, lundi je ne me rappelle plus mais en tout cas, nous ne sommes pas sortis.

Et demain ce sera quoi ? T'inquiète, il trouvera bien quelque-chose.

Ma dernière promenade remonte à dimanche, un petit galop vite fait sous la surveillance de mon promeneur attitré. J'avais bien essayé d'embarquer l'Adrienne, mais elle a refusé : elle venait de se laver les cheveux ! J'te jure... est-ce que ça m'empêche de courir quand on me lave les cheveux ? Sont bizarres ces bipèdes !

L'Adrienne, c'est une amie de mes patrons, une fan de l'Atomium. De temps en temps, elle passe par ici. Elle me caresse en me parlant dans une langue que je ne comprends pas, mais ce n'est pas grave, j'entends bien à la mélodie de sa voix que ce sont des mots doux. Et moi, les caresses et les mots doux, j'aime ça. Du coup, ben, j'aime l'Adrienne !


24 février 2019

Le jeu du bâton

 

Au jeu du bâton, je suis une vedette car, à l'instar des grand gardiens de but du foot international, je suis la reine de l'antici-pation.

Dès que mon bipède s'apprête à lancer le bâton, je me mets à galoper dans la bonne direcion : celle où il va lancer son projectile ligneux.

Cet humain est tellement prévisible !

 À peine fais-je mine de balancer son bout de branche que le chien se met à courir ventre à terre.

Il faut que j'attende pour pouvoir lancer le machin dans la direction où il s'est élancé si je veux qu'il ait une chance de le retrouver.

Ce chien est complètement stupide !


15 février 2019

Chouette des ouettes !



Voilà que nous rentrons de notre promenade au domaine mon bipède-secrétaire-promeneur et moi.

Il a beau regarder en boucle une pub qui dit "On n'arrête pas parce qu'on vieillit, on vieillit parce qu'on arrête", il me semble qu'il est un peu mou ces derniers temps, même si aujourd'hui au lieu de s'arrêter dès la première grande prairie toute plate, il a pénétré dans le domaine et m'a emmenée dans des endroits plus vallonnés.

N'empêche, il a refusé tout net de passer par dessus le tronc du hêtre couché par la tempête et de descendre la pente raide menant vers le chemin du bas. Et d'autre part, nous ne poussons plus jusqu'aucun des étangs au bord desquels des palmipèdes divers attendent que je les pourchasse (ce qu'ils évitent en se jetant à l'eau les salauds).

Il mollit je vous dis !

En parlant de palmipèdes, voilà-t-y pas que ce matin, en débouchant dans la grande prairie en descendant de la chapelle, j'aperçois deux oies du Nil qui marchent côte à côte en me tournant le dos. On se serait cru dans Les Aristochats !

"Bien, bien, elles ne m'ont pas aperçue et pas la moindre mare en vue, elles ne vont pas pouvoir utiliser leur subterfuge habituel, j'y vais !" (Ça, c'est ce que je me suis dit dans mon moi-même comme ils disent par ici).

J'ai donc piqué un sprint, ventre à terre dans leur direction (dans le genre du konaïn dans la fable de Virgile, vous savez : "Y s'met à galoper si vite sur le gazon qu'och eerme, ses deux yeux pendaient sur son plastron !").

Et vous savez quoi ? Elles n'ont pas plongé vu qu'il n'y avait pas d'eau, elles se sont envolées en menant grand tapage !

Et moi je suis restée le bec dans l'eau (si j'ose dire, vu qu'il n'y en avait pas de l'eau, je l'ai déjà dit).

Peut-être que demain...


7 février 2019

Transport

Aujourd'hui,  nous sommes allés au domaine des trois Fontaines.

Compte-rendu du voyage aller :

Chouette ! Il me met mon harnais de sport ! Faut que je lui montre mon enthousiasme...
 - Câline, bordel, t'as pas fini de sauter comme une puce? Je vais encore te marcher sur une patte !
Tiens, ça sent bizarre dans l'ascenceur, je renifle quoi sur le sol, près de la porte ?
 - Assis ! Tu vas déclencher la sécurité et on va être bloqués !
Bon, il ne va pas directement au garage, je vais l'y traîner de force ventre à terre.
 - Tu vas faire pipi avant de monter en voiture, oui ou non ?!
Mais c'est qu'il tire comme un fou sur ma laisse... Ouais, bon, voilà ! Comme si ça venait à un quart d'heure au bout d'une nuit ! Alors, il se lève ce volet ? Ouais, ça y est, je passe !
 - Mais arrête de tirer comme une dingue, j'peux pas passer dans trente centimètres !
Ah, j'aperçois la voiture ! Ouvre ! Ouvre! Ouvre !
 - Vas-y, saute sur le siège arrière !
Il est con parfois, où veut-il que je saute d'autre ? Et je te détache la laisse et je t'accroche à la ceinture de sécurité, et je referme la portière, et j'ouvre celle de devant, et je m'installe à l'aise... bon, j'arrête l'énumération, on finira bien par sortir du garage. Je vais quand même l'encourager un peu...
 - Tu vas pas commencer ? Tais-toi !
Je vois qu'il apprécie mon soutien, je vais continuer pendant tout le trajet !
 - Non mais, tu vas la fermer ? Couché ! Panier !
C'est vrai que du panier, je peux me dresser pour regarder par la fenêtre si ça progresse. Et ça va pas vite, c'est quoi tous ces énergumènes devant nous, ils ne vont quand même pas tous envahir ma prairie... Je vais les dissuader en aboyant un bon coup...
 - Mais t'es folle ma parole, si tu continues, je fais demi-tour !
Bon, ça va, je vais mettre un sourdine, mais légère, faut pas laisser retomber la pâte...
Allez, plus que trois ronds-points et on y est...
Voilà !
Mais qu'est-ce qu'il fout ?
 - Attends, j'écoute la fin du morceau...
Mais j'en ai rien à foutre de Jean-Sébastien, je vois l'herbe par la fenêtre !
Et c'est pas fini, je le connais, il va falloir replier le rétroviseur (comme s'il y avait un trafic monstre dans ce trou du cul du monde), puis il va empocher ma laisse dans sa parka, enfiler ses moufles (est-ce que j'ai froid aux pattes, moi ?), faire le tour de la bagnole, ouvrir la portière et enfin me détacher. Mais tire-toi, tu bouches la sortie, loempe boer !
Ah, c'est pas trop tôt, à moi les grands espaces !
 - Câline, ici ! ne cours pas sur la rue !
Lui et sa sécurité! S'il avait pas été devant moi, j'aurais pas dû faire un crochet non plus...


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