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Tu parles d'une vie de chien !
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1 septembre 2020

Ergothérapie

 
Samedi, en courant comme une folle dans les allées du bois de Scourmont, je me suis un peu arraché l'ergot de la patte avant gauche. Ma maîtresse, une femme de ressource, me l'a immédiatement bloqué avec un pansement autocollant qu'elle avait dans son sac (je précise pas la marque parce qu'ils ne me sponsorisent pas).

C'est pas que ça fait un mal de chien, mais c'est embêtant.

"Un mal de chien", quelle expression idiote !

Parce que les chiennes, elles n'ont pas mal peut-être ?!

Ah, ça soulage !

Un peu...


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28 août 2020

Ophtalmo

 
Aujourd'hui on nous promet de la pluie pour l'après-midi. Ça tombe bien (si j'ose dire pour une promesse de pluie), c'est le matin que mon bipède m'emmène au domaine des Trois Fontaines (soit dit en passant j'ai jamais vu la moindre fontaine dans tout le domaine, mais passons! (ben oui, puisque je le dis en passant)).

Donc, ce matin, après l'exercice avec la baballe (enfin, la demi baballe parce que je l'ai tellement mordillée qu'il n'en reste que la moitié) nous sommes partis par le bois derrière l'allée des hêtres pourpres puis nous avons marché vers le pont. Après avoir franchi celui-ci, nous sommes descendus à droite et avons longé l'étang en passant à l'endroit d'où l'Adrienne avait pris la photo où le pont se reflète dans le miroir d'eau.

Je peux vous garantir qu'aujourd'hui, elle aurait eu du mal à réitérer sa prise de vue : toute la surface de l'étang est couverte de lentilles d'eau. Il a fallu qu'une poule d'eau y nage un peu pour qu'un trait sombre déchire ce tapis vert.

Comme je m'approchais du bord, mon promeneur m'a dit "Saute pas, c'est pas de l'herbe !"

Y a des jours où il me prend vraiment pour une conne...

Le long de l'étang aussi, le sentier, jusqu'alors une trace de gadoue serpentant dans l'herbe, a été couvert de dolomie. Bientôt, ils mettront des arbres en plastique pour faire plus propre !

Quoi le titre ?

Ben lentilles - ophtalmo, z'êtes bigleux ou quoi ?


26 août 2020

Les jours se suivent

 
Lundi, la semaine avait bien commencé : non seulement mon bipède m'avait emmenée au domaine courir dans la prairie mais il avait aussi encore allongé la promenade après le jeu de balle.

Mais mardi, ça s'est gâché : le matin, ma maîtresse avait rendez-vous chez le docteur, l'après-midi mon bipède est allé faire les courses pour une semaine, le soir, il a dû récupérer Louise à son boulot pour la reconduire chez elle et en même temps déposer ma maîtresse à son conseil d'administration du centre culturel (conseil suivi d'une assemblée générale) puis il a dû aller la récupérer.

Pour la récupération, il m'a emmenée parce que quand il était rentré du voyage aller, il m'a retrouvée hurlant à la mort derrière la porte, il avait pas l'air heureux quand il a ouvert.

Mais faut me comprendre : la voisine était venue pendre quelque-chose à la poignée de la porte et j'avais cru que mes bipèdes étaient de retour.

Aujourd'hui, c'est tempête : ça a duré toute la nuit mais malgré le vent, nous sommes quand même allés courir un peu dans la prairie. Sur la fin, il est tombé deux malheureuses gouttes et il a décidé de rentrer. C'est un petit délicat ce mec!


8 août 2020

On y est !


Ou "Nous y sommes !" ou "Nous y voilà !", c'est comme il vous plaira, comme disait le grand Will (un ami de mon bipède).

C'est la canicule !

Je ne m'étendrai pas sur le lien entre cette période de chaleur intense et la constellation du Grand Chien, je l'ai déjà fait et y en a qui s'esquintent à prétendre que je ne suis qu'un petit chien.

Donc, il fait chaud (ici, les bipèdes disent "doef", prononcez "douf"), très chaud (ben oui, sans quoi ce serait pas la canicule, vous êtes bêtes ou quoi...).

Deux conséquences directes de la chose :

  1.  mes sorties sont réduites au strict minimum, ce qui ne m'enchante guère. Franchement, est-ce qu'il fait vraiment si chaud que ça ?
  2. en vertu de la loi de la vexation universelle aussi dite loi de Murphy ou de l'emmerdement maximum, comme il fait  36°C, l'ascenseur est en panne, ça apprendra à mon bipède à écrire des billets abscons sur le lifting.

Ouais, connaissant votre esprit retors, vous me direz que l'exercice dans les escaliers compense le manque de promenade, mais ne me prenez pas pour une conne : qu'est-ce qu'il pourrait bien y avoir à renifler dans les escaliers ? Et je parie qu'on en ferait tout un plat si j'essayais d'y  marquer mon territoire.

En vérité, je vous le dis : ces temps sont vraiment durs !


5 août 2020

Routine


Bon, ben c'était pas un miracle : nous y sommes retournés aujourd'hui.

Mais j'ai peut-être été un peu vite dans ma réponse au commentaire de Madame Chapeau sous mon billet précédent : je crains fort que ça ne se reproduise pas demain (mais sait-on jamais).

Aujourd'hui, il a déjà fallu tout le soutien de ma maîtresse pour que mon promeneur se décide ! (Je parle de son soutien moral hein, pas de son soutif, qu'alliez-vous donc imaginer).

Quand mon bipède m'a embarquée dans la voiture par la portière arrière gauche (la droite est inaccessible, elle est quasiment contre le mur du box), il a balancé ma laisse du côté opposé pour ne pas me faire descendre côté rue. Comme il est maladroit, l'enrouleur est tombé du siège. Quand il l'a récupéré en arrivant à destination , il s'est aperçu que, contrairement à ses souvenirs, il avait rattaché ma balle à sa cordelette. Il a donc pu procéder au lancement de celle-ci au loin, en brillante application de la force centrifuge.

Ensuite jeu habituel : je la lui ramène à ses pieds et, quand il se penche pour la ramasser, je m'en saisis et me sauve et l'emmène dans un petit galop circulaire (toujours dans le sens trigonométrique, d'ailleurs, il m'appelle "tourne à gauche") pour la redéposer à ses pieds. Quand il finit par s'en saisir, c'est reparti pour un tour.

Mais j'ai des doutes pour demain : déjà aujourd'hui il valait mieux rester à l'ombre des hêtres pourpres qu'au beau milieu de la prairie et j'ai arrêté le jeu avec la balle après avoir parcouru une seule longueur de prairie. Enfin... lui n'a parcouru qu'une seule longueur pendant le jeu, moi, avec mon parcours chercher, rapporter, tourner, j'en ai bien parcouru quatre !


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1 août 2020

Allez !


Mon papa rentre ce soir de Bretagne.

Ça veut dire que mon bipède n'aura plus l'excuse de sa visite aux chats pour ne pas  effectuer son job essentiel : me promener.

Excellente nouvelle, vous exclamerez-vous.

Bien essayé !

Lundi, ils ont déjà rendez-vous avec leur médicastre, mardi, il se fait opérer de la cataracte donc, pas d'efforts inconsidérés pendant quelques jours ! La semaine suivante, il remet ça pour l'autre œil.

Donc, rien à espérer avant la mi-août...

La mi-aôut ! Je subodore encore un coup de ces satanés chats...


 

6 juillet 2020

T'as une adresse ?


J'habite avenue des Liserons et depuis neuf ans que j'arpente le quartier, je n'y ai jamais vu le moindre spécimen de cette plante grimpante (remarquez que dans l'avenue de la Bugrane, j'ai jamais vu de bugrane non plus!).

Mais maintenant que nous nous promenons dans la campagne, j'en rencontre à foison du liseron. Je me suis même aperçue qu'il y en a deux variétés : une à grandes fleurs toutes blanches et une autre à fleurs plus petites, blanches mais bordées et veinées de rose. Il y en a peut être même une troisième car dans la prairie j'en ai vue avec de petites fleurs blanches. Faudra que je consulte Wikisaitoutou !

Le long du champ de maïs du haut, nous avons croisé deux policiers. Ils ont poliment salué mon bipède d'un "Bonjour, Monsieur !". Bien sûr à moi, il n'ont rien dit.

Depuis, mon promeneur se pose des questions. Pourquoi diable des flics de Vilvoorde se sont-ils adressé à lui en français ? Ou se pourrait-il qu'il se soit agi d'une invasion de la police bruxelloise en Flandre ? (Avec sa cataracte, il a pas bien vu les étiquettes des mecs).

Il est parfois marrant mon humain : chaque fois que nous rentrons sur le territoire bruxellois, avant de rentrer dans la propriété, il tape violemment des pieds sur le trottoir pour détacher la terre de ses chaussures. Il ramène de la terre flamande à Bruxelles.

C'est excessivement dangereux car avec le "droit du sol" cher à nos voisins, nous pourrions finir par devoir parler flamand.

Bon, il a pas fini de transporter la Flandre à Bruxelles, mais sait-on jamais...

Comment dit-on "Wouah !" en flamand ?


17 juin 2020

Ça pousse !


Oui, je sais, je l'ai déjà dit, mais je vais pas me fatiguer à chercher un titre accrocheur en plus...

Les promenades sont redevenues plus irrégulières : quand c'est pas la pluie ou le kiné, c'est le cœur et ses extrasystoles, quelle nunuche ce mec ! En plus, ils ont pris des rendez-vous un peu partout, question de me pourrir la prochaine semaine.

Bon, ces deux derniers jours, nous y somme allés mais il a une nouvelle pratique maintenant : quand nous arrivons au coin du champ qui suit la ferme urbaine de NOH, il fait demi-tour "Comme ça on reste à l'ombre du Craetbos !" qu'il dit. J'te jure, il fait tout de suite une vingtaine de degrés, une nunuche je vous dis.

Comment ?

Vous ne voyez pas ce qui pousse dans tout ça ?

Ben y a le maïs, les plus hautes pousses atteignent presque un mètre maintenant.

Aujourd'hui, nous sommes allés jusqu'au noyer, ça fait des semaines que nous n'étions plus passés par là. Les noix font presque trois centimètres alors que la dernière fois, elles avaient à peine la taille de groseilles rouges (sauf qu'elles étaient vertes comme maintenant d'ailleurs).

Donc, ça pousse, vous êtes contents ?


29 mai 2020

Ça pousse !


Aujourd'hui, nous avons de nouveau croisé Gaby, mais elle était en laisse et mon bipède m'a fait faire un grand détour dans le maïs pour éviter les problèmes. Bon, je lui ai quand même aboyé un peu dessus pour la tenir à distance. Sa comparse, Mia, elle, était en liberté et elle est venue me dire bonjour et se faire caresser par mon bipède. Je me demande si la couleur a une influence sur la caractère de ces chiens...

Je me demande comment ça va se passer dans le futur : pour l'instant les pousses de maÏs n'ont qu'une quinzaine de centimètres et mon promeneur peut facilement passer d'un interligne à l'autre, mais quand il grandira encore, ça risque de devenir compliqué.

Plus loin, le long du champ de céréales qui suit la ferme urbaine (là où je compte les limaces), entre la trace de piétinement et le fossé de drainage (dont l'utilité est toute relative par la météo actuelle), il y a une rangée de pousses qui montrent déjà leurs épis alors que dans le champ lui-même, on ne voit encore que les feuilles. Une question d'exposition au soleil sans doute.

Nous sommes passés par l'ex-prairie chevaline, le foin y a été rassemblé en andains, c'est plus facile pour y circuler que quand l'herbe fauchée y était étendue, mais ça ne crisse plus sous les pattes !


27 avril 2020

Et c'est reparti !


... pour une nouvelle semaine de confinement (quand tu penses que toute ma vie je n'ai connu qu'un dimanche sans voiture par an, ça marque !).

Comment, il manque un bout à ma phrase ? Et le titre, tu le lis même pas le titre ?!!

Donc, aujourd'hui peut-être à cause des encombrements de la veille, nous avons entamé notre promenade plus tôt (nous sommes  rentrés à l'heure où nous étions partis hier).

Mais nous avons malgré tout rencontré quelques promeneurs : en arrivant au pied de la butte, au coin de la rue de la Tour Japonaise, nous avons brûlé la politesse à un couple de bipèdes avec un cocker et, quand nous avons voulu descendre au pied du champ longeant le Craetbos, nous avons aperçu au loin une dame avec deux cockers.

Du coup nous avons continué sur le sentier médian puis, nous avons coupé à travers champs pour récupérer le trajet initial. Le couple, lui, avait emprunté ce trajet et avait donc dû croiser la dame, mais n'en avaient pas profité pour équilibrer le ratio bipèdes/cockers. C'est lui qui cette fois nous a brûlé la politesse pour la fin du trajet.

Dans la prairie ex-chevaline, j'ai constaté que ce qui n'était que de l'herbe a maintenant poussé ses inflorescences. La majorité présente des épis qui font penser à de la folle avoine mais je n'ai pas cherché à en savoir plus auprès de mon bipède : il est même pas foutu de distinguer le plantain du pissebloem, alors, tu penses, se lancer dans l'identification des graminées, les fétuques, les bromes et tout ça... mouarf !

Faut dire que tout se développe, tous les arbres ont leurs feuilles, même les charmes de la haie encerclant la pelouse où se réfugient les renards losque je les course le soir. Il y a un mois, en dehors de quelques uns, ils portaient encore leurs feuilles mortes  de l'an dernier. Aujourd'hui, c'est juste l'inverse.

On vieillit ma brave dame, lentement mais sûrement, on vieillit !


17 avril 2020

Le pays du matin calme


Pas grand monde ce matin : un promeneur devant nous avec un grand chien noir mais, miracle, deux gusses dans le terrain de la ferme ! (Peut-être que la troisième fois ils seront trois)

La maîtresse de Max et sa copine au chien blanc et beige ont trouvé un autre itinéraire : comme hier, nous les avons vues s'éloigner de l'autre côté du champ où le fermier épandait son fumier l'autre jour.

À part cela, j'ai encore vu un mec avec un cocker dans le sentier médian. Pas trace du pseudo teckel paumé d'hier.

En quelques jours, tous les arbres, arbrisseaux et jusqu'à la moindre brindille ont poussé leurs feuilles. Dans la partie hors champs, l'horizon se restreint, le vert masque tout. Comme l'herbe pousse également et que je ne suis pas des plus grandes, je commence à avoir du mal à voir au loin et à anticiper l'arrivée de "fil·le·s de ma race", ça peut créer des surprises !

Au moment où nous allions rejoindre l'allée des Moutons pour rentrer, nous avons vu passer un gaillard complètement déjanté sur un vélo brinquebalant qui ne l'était pas encore (déjanté) mais ça n'allait pas tarder. Il dévalait l'allée avec ses bosses et creux de béton, d'asphalte, de terre caillouteuse (et même un raccord USB) à au moins soixante à l'heure. Sa machine souffrait tellement qu'elle carillonnait de tous ses éléments.

Ils sont fous ces humains !


16 avril 2020

L'été est de retour !


La température commence à remonter, demain la météo nous promet 25°C !

Ça se voyait déjà aujourd'hui : au cours de ma promenade matinale, j'ai vu huit chiens !

Le plus étonnant, c'est celui que nous avons aperçu en arrivant là où en venant de la ferme de NOH on débouche sur le chemin menant au château d'eau.

On le voyait au loin, là où le fermier a récupéré le bout de terrain  précédemment clôturé. Il se trouvait aux pieds d'un bipède tenant en laisse un autre chien plus grand.

Quand nous sommes parvenus à cet endroit, le bipède avait disparu avec son chien en laisse mais l'autre chien était toujours là. Il est venu vers moi, mon promeneur a continué à marcher en m'appelant. Finalement j'ai dû aboyer pour m'en débarrasser .

Il est resté tout seul. Je me demande s'il n'était pas perdu.

C'est bizarre parce que les chiens sont quand même des créatures supérieurement intelligentes.

On verra demain s'il est toujours en train de m'attendre à la croisée des sentiers...


14 avril 2020

Ciel (mon mardi) !


Phénomène étrange aujourd'hui : nous n'avons pas rencontré le moindre chien.

Uniquement des bipèdes !

Un paquet de deux femelles et une famille de quatre personnes.

Ah oui, on a aussi vu un balayeur municipal, armé d'un smartphone et maintenant une distanciation sociale stricte avec sa pelle et son balai.

Y aurait un virus qui s'attaque aux chiens, maintenant ?


10 avril 2020

Et ça continue !


Je ne sais pas ce qui a pris à mon bipède ce matin, mais nous étions dehors bien plus tôt que la veille. Ou alors, c'est la veille que nous étions plus tard que d'ordinaire, je vous l'ai dit : mon horloge interne a du mal à se stabiliser pour l'instant. Peut-être est-ce aussi le cas pour mon promeneur, bien que chez lui, l'irrégularité soit la seule chose qui soit... constante !

Toujours est-il qu'en arrivant au coin du premier champ de notre parcours, cet espace au sol sec parsemé de fragments de tiges de maïs desséchées que nous avions encore traversé hier se trouvait aujourd'hui complètement labouré.

Après ce constat, nous avons comme toujours contourné le champ de graminées et longé le Craetbos. Là, nous sommes tombés sur une dame en extase devant un arbuste. Elle n'a pas fait un seul pas durant notre approche et en faisant un crochet pour la contourner, nous avons vu qu'elle photographiait au moyen de son smartphone les bouquets de feuilles et d'inflorescences qui jaillissaient des rameaux.

Nous avons continué notre balade. Mon bipède est bizarre : il regarde majoritairement devant lui, parfois un peu sur les côtés, mais jamais derrière. C'est pour ça qu'il a été surpris quand Max a déboulé "volle petrol". Moi, je l'avais entendu arriver : son galop fait vibrer le sol, il n'a pas ma légèreté !

Nous nous sommes mis à jouer. Il est marrant Max : brusquement il arrête de sautiller autour de moi et se plaque complètement au sol; du coup j'arrête de lui courir après en aboyant. Puis, tout aussi soudainement, il se redresse pour se jeter vers moi.

Pendant ce temps-là, mon bipède avait l'air inquiet : il n'apercevait nulle part la maîtresse de Max. Elle a fini par apparaître au bout du champ et s'est mise à crier sur mon copain pour le faire revenir. À mon avis, plus il est loin d'elle, moins il obéit !

Là dessus, mon promeneur a accéléré le pas et Max a fini par nous lâcher les baskets (façon de parler, je n'ai pas de chaussures et mon bipède a des bottines de marche).

Je me demande si on le verra demain, ça met un peu d'ambiance dans le train-train quotidien (mais ça ne semble pas amuser tout le monde).


9 avril 2020

La solitude, ça n'existe pas !


C'est ce que prétendait en tout cas Gilbert Bécaud !

Moi, de toute manière, je l'ai pas connu le Gilbert, c'est mon bipède qui chantonne ça. Il a failli avoir tort car aujourd'hui, nous n'avons rencontré qu'un unique mec durant notre promenade et il n'avait même pas de chien, je me demande si ça compte...

Ce qui est étonnant, c'est qu'en dehors du manipulateur de film plastique entr'aperçu hier, nous n'avons jamais vu le moindre ouvrier agricole dans les champs et pourtant !

  • l'arbre qui obstruait le sentier médian a été dégagé
  • un des champs a été labouré
  • hier, un fossé avait été creusé le long de la clôture du jardin de la deuxième maison le long du champ
  • aujourd'hui, les branches et certains petits arbres débordant du Craetbos sur le champ de graminées ont été coupés et rejetés dans le dit bois

Faut donc croire qu'il y a de l'activité, pendant notre sieste peut-être...

Tu vas voir qu'un de ces jours, toujours sous notre nez mais sans qu'on le voie, les champs de colza vont être récoltés (ou retournés pour une sombre histoire d'engrais vert).

Même la nature travaille en catimini : ça fait deux jours que l'aubépine à l'entrée de notre terrain est en fleurs et que les prunelliers commencent eux à pousser leurs feuilles.

Je me demande où est passé Max ou alors, je soupçonne mon bipède de s'être levé plus tard que d'ordinaire malgré que mon horloge interne ne m'ait rien dit, mais elle déraille peut-être encore un peu après le changement d'heure.

C'est chiant le changement d'heure !


15 décembre 2019

La meilleure !


Pour une sombre raison de travaux sur la ligne de tram le dimanche, Louise, la sœur de ma bipède préférée, est venue loger ici la nuit dernière. Ce matin, nous l'avons déposée à son travail et nous sommes enfin allés jusqu'au domaine des Trois Fontaines.

Je dis enfin parce que pour des raisons aussi diverses que récurrentes ça faisait un petit temps que nous n'y étions plus allés. Mais parmi toutes ces raisons plus ou moins crédibles, la plus originale que mon promeneur ait trouvée, c'est celle d'hier !

Figurez-vous qu'il y a eu une coupure d'électricité et que cette circonstance empêchait l'ouverture du volet du garage !

Celle-là, il ne me l'avait pas encore faite...

Faut bien constater que ces humains ne sont guère prévoyants : s'ils ont pensé à installer des escaliers en cas de panne d'ascenseur (c'est marrant de se promener là-dedans sous le faisceau d'une petite loupiote LED de secours), ils n'ont pas pensé à munir le volet d'une ouverture mécanique avec manivelle.

C'est vrai que ça fait un moment qu'ils ont fait pareil avec leurs voitures. Mon bipède raconte pourtant que sa première auto en avait encore une, de manivelle. Il est vachement vieux dis-donc !


22 novembre 2019

À trop tirer sur la corde...


L'autre jour, il m'est arrivé un truc qui, selon mon bipède, aurait été prévisible : au moment où il s'est mis à tirer sur la cordelette pour me reprendre ma balle, elle s'est rompue (la cordelette, pas la balle) !

Et vous savez ce qu'il a fait du bout de corde qu'il avait en main ? Il l'a balancé dans la gueule de Big Belly puis, il est retourné vers la voiture en abandonnant ma balle au milieu de la prairie.

Je me suis dit qu'on allait revenir aux promenades d'avant le retour de la balle mais, surprise, le lendemain il en avait une autre de balle ! Une bleue avec une ridicule boucle de ficelle rouge trop courte que pour pouvoir la lancer correctement. En plus, cette foutue balle bleue est encore un peu plus grosse que la blanche d'avant qui était déjà un peu trop grande pour ma gueule, ce qui m'obligeait à la tenir par la ficelle. Et elle n'a même pas de grelot !

Donc j'ai eu bien du mal à jouer avec ce nouveau truc et je l'abandonnais souvent, obligeant mon bipède à le récupérer. Au bout d'un moment, il l'a fourré dans sa poche puis s'est dirigé vers un point précis de la prairie et, je vous le donne en mille : il a récupéré la balle qu'il avait abandonnée la veille. Il a une bonne mémoire pour son âge avancé !

Rentrés à la maison, il est allé dans la chambre des filles chercher un peu de brol et là, j'ai bien observé :

  • il a coupé au cutter à ras de la balle bleue un côté de la cordelette
  • avec un tournevis et une pince, il a extrait la corde de la balle
  • il a fait pareil avec le bout de corde resté dans la blanche
  • il a introduit le bout sectionné de la corde de la balle bleue dans la blanche
  • comme le bout s'effilochait il n'a pas pu le faire passer par le petit trou
  • il a fait une surliure autour de la corde avec un petit fil métallique
  • il a fait passer le fil par le trou et a tiré la corde au travers
  • il a terminé la corde par une boucle qu'il a fermée grâce à du fil

Et maintenant, j'ai récupéré ma balle blanche avec son grelot et une cordelette rouge (la précédente je ne sais plus quelle couleur elle avait, il y a longtemps que la gaine colorée avait été déchiquetée et qu'il ne restait que l'âme centrale). C'est fou ce qu'il peut faire quand il veut bien se remuer un peu mon bipède.

Mais bon, il ne se remue pas souvent non plus, faut pas rêver !


25 août 2019

Vous pouvez mettre un "s" à gros ventre


Hier à huit heures du matin, nous étions déjà à la grande prairie habituelle, les pâquerettes étaient encore en régime "nuit" et mon promeneur les contemplait comme si son regard allait les faire s'épanouir, il est con parfois. Cette heure matinale, c'est parce que Louise devait commencer à huit heures à la ferme Nos Pilifs, donc elle avait logé chez nous et il a fallu se lever, se doucher et déjeuner tôt.

Aujourd'hui, Louise ne commençait qu'à dix heures, alors après ses œufs brouillés (j'ai eu droit à quelques coups de langue dans la sauteuse) nous l'avons déposée à son boulot. Du coup, canicule oblige, nous sommes allés à l'autre prairie, celle qui présente un côté ombragé.

En nous y rendant une fois la voiture garée, nous sommes passés devant l'entrée de la plaine de jeux (interdite aux chiens, racistes !). Juste au coin de cette entrée, il y a maintenant une autre Big Belly remplaçant l'ancienne poubelle classique. Et autour d'elle un tas de détritus.

Une LED rouge clignote furieusement alors que sur sa sœur du jardin japonais c'est une verte qui s'allume de temps en temps. Je conclus donc que, conformément aux infos aimablement fournies par Madame Chapeau, elle a appelé le Big Brother des poubelles pour se faire vider.

Vous savez quoi ? Au vu du tas d'immondices qui s'entasse à ses pieds, elle doit s'être vu répondre "Il n'y a pas d'abonné au numéro que vous avez demandé" !


 

17 juillet 2019

Sombres perspectives


Lundi, mon papa est venu nous rendre visite avec toute sa smala de bipèdes dont ma préférée qui rentrait du Japon. Ils venaient souper ici.

Pour faire passer le riz et les soupes de nouilles dont Emilie semblait s'être nourrie pendant quinze jours, ma maîtresse avait préparé des ris de veau suivis de magrets de canard.

Bien entendu, mon père et moi n'en avons même pas reçu un bout, on a dû se contenter de bouilli, si c'est pas honteux !

Mardi, ils sont partis pour la Bretagne et ça, c'est la mauvaise nouvelle : pendant leur absence, c'est mon promeneur attitré qui doit aller lever les volets le matin, les baisser le soir, s'occuper des trois chats et arroser les plantes d'intérieur et du jardin.

Bon, aujourd'hui, en rentrant de mission, il m'a quand même emmenée courir. À cette occasion, j'ai rencontré dans la grande cuvette un quatuor de dames assises dans l'herbe et qui semblaient tenir une sorte de conseil ou de séance de dynamique de groupe, va savoir ! Elles étaient là à l'aller et y étaient toujours au retour. Ça avait l'air très sérieux, aussi sommes-nous restés à bonne distance, vous connaissez la discrétion de mon bipède (et sa préférence pour le côté ombragé de  la prairie).

N'empêche que je crains qu'il profite de la situation pour oublier de me promener et je vous parle pas de la météo qui nous promet un retour de  manivelle  canicule pour la semaine prochaine...

Sombres perspectives... malgré le soleil !


3 juillet 2019

Bizarre...


Depuis vendredi, j'ai eu droit à ma grande sortie chaque jour ! Avant-hier, ma maîtresse nous a même accompagnés, mais elle, elle ne vient pas dans l'herbe, elle reste sagement sur le chemin et y progresse de banc en banc. Ce qui me rappelle que quand j'étais jeune et que nous nous promenions encore tous les trois, je sautais sur chaque banc que nous rencontrions et j'avais droit à un bonbon. J'essaie encore maintenant, mais mon bipède m'ignore, il prétend que je suis trop grosse. Grosse ! Une sportive comme moi...

Pour revenir à mes promenades, je me demande ce que cache cette régularité nouvelle...

Remarquez que ça fait quatre jours que nous croisons la même joggueuse : une petite brunette à la carrure athlétique, les cheveux rassemblés en un petit toupet au sommet du crâne et qui se balancent au rythme de sa course. Y a pas grand danger : avec son grand âge tout ce que mon promeneur peut encore se permettre, c'est la contemplation esthétique...

Ah, en fin de promenade, nous avons rencontré un lapin !

Rien d'étonnant dans une prairie me direz-vous... Erreur ! Celui-ci était rose sur le dos et blanc sur le ventre, pareil pour les oreilles, il courait sur ses pattes arrières en poussant des cris féroces et était poursuivi par une bande de gosses qui criaient encore plus fort que lui.

Ils sont fous ces animateurs de colo...

En rentrant, nous avons eu des nouvelles de ma bipède préférée : hier elle était passée nous dire au revoir et ce matin, elle venait de débarquer à... Tokyo !

Je me demande s'ils sont des lapins roses au Japon... (ça n'aurait rien d'étonnant avec leurs mangas)


 

5 avril 2019

Le mystère s'épaissit


Aujourd'hui, nous sommes (enfin) retournés au domaine des trois fontaines.

Cela fait un petit temps maintenant que nous n'allons plus nous garer derrière l'orangerie d'où l'on peut facilement rayonner à travers tout le domaine.

Par facilité, je suppose (ou pour éviter les problèmes par grand vent), mon chauffeur arrête la voiture près de la première prairie. Je dois reconnaître que ce très grand espace herbeux et plat me permet de donner libre cours à mes humeurs galopantes.

Classiquement, nous avons parcouru une première longueur en direction du jardin japonais et c'est là que j'ai remarqué que plus nous avancions, plus son front se plissait et plus il scrutait le sommet du fameux jardin.

Nous avons fini par y arriver et y pénétrer. Sa perplexité s'est confirmée. Nous sommes grimpés jusqu'au sommet du monticule où se trouvaient les pins brunis. Étonnamment, presque tout était vert !

En une semaine, ça tenait du miracle. (Voilà ce que c'est de ne pas effectuer de visite quotidienne)

J'ai dû lui faire remarquer en grattant le sol que celui-ci était complètement débarrassé de ses touffes d'herbe et de ses paquets d'aiguilles mortes. Le sol avait été travaillé et on y voyait encore les traces d'un ratissage complet. Perplexe il était !

Moi, je crois qu'ils ont arraché les arbres malades (ou morts) et qu'ils en ont replanté de nouveaux. Lui, il n'est sûr de rien : en gand enquêteur qu'il est, il a omis de faire un relevé combiné photographique et topographique de départ.

Remarquez que s'il s'arrête pour prendre des photos, je le rappelle à l'ordre en lui sautant gaiement dessus ou en lui mordant le bas du pantalon. On ne va pas se laisser distraire de la promenade quand même !


29 janvier 2019

C'est la déprime !

 

C'est même la dépression ! C'est pas moi qui le dis, c'est la météo qui nous sert un temps froid, pisseux et venteux. On peut dire qu'ils ont mis le paquet !

Du coup, pour les grandes sorties, c'est tintin !

Remarquez que pour une fois, je ne jetterai pas la pierre à mon lanceur de bâton attitré, moi-même lors de mes sorties hygiéniques me contente d'un petit pipi vite fait et d'un demi-tour rapide.

Mon bipède aussi semble déprimé. Ce devrait pourtant être le contraire puisque la météo lui fournit des excuses sans qu'il ait à en inventer. Mais autre chose le tracasse : vous vous rappelez qu'au début de ce blog je vous avais dit que dans ma chasse à tout ce qui bouge, je devais me modérer en ce qui concerne les merles...

Eh bien, aujour d'hui, je n'ai plus à m'en soucier : ça fait des mois que je n'en ai plus vu un seul.

Il semblerait que ce soit une sombre histoire de virus Usutu et la disparition massive de son animal totem semble contrarier beaucoup mon bipède. C'est un peu "primitif" comme réaction, non ?


12 novembre 2018

De quoi devenir ch(i)èvres !

 

Hier (comme aujourd'hui d'ailleurs) il a fait dégueulasse (excusez-moi, c'est l'influence néfaste de mon promeneur sur mon vocabulaire). Donc, pas de promenade !

De toute manière, il n'y en aurait pas eue : ma maîtresse avait décidé d'aller rendre visite à sa petite-cousine (petite mais de sept ans son aînée, allez comprendre le langage des humains), donc bagnole !

Au bout du voyage, nous nous sommes arrêtés devant une grosse maison sur la place de Chièvres. D'après mon bipède, dans cet édifice, pour aller de la salle de séjour aux toilettes, t'aurais intérêt à avoir un vélo. J'avais hâte de voir ça mais ils m'ont laissée dans la voiture. Ils sont ressortis après une demi-heure en compagnie de la cousine. Francine qu'elle s'appelle, comme la farine !

Nous sommes donc repartis, direction la maison de la fille de Francine, celle-là, c'est Christine (Titi pour les intimes), une sorte de boule de nerfs, une excitée que même moi j'ai l'air zen à côté si vous voyez ce que je veux dire.

J'avais à peine achevé d'inspecter les lieux qu'une smala a débarqué : la fille de la fille de Francine avec son mari et ses quatre filles (pour les prénoms, je jette l'éponge). J'ai eu un très grand succès dans mon concert d'aboiements puis je suis allée me caler entre le dossier du divan et le dos de mon bipède pendant l'apéro.

À la fin de l'apéro, la tribu est repartie en assurant avoir été ravie de faire ma connaissance et nous sommes passés à table. Enfin, je me comprends, je suis quand même restée au sol et j'ai même pas eu droit au foie gras. M'en fous, je me suis rattrapée  sur le faisan. Je crois que j'ai même avalé un petit plomb, ma voracité me perdra!


17 décembre 2018

Enfin !

 

Au bout d'une semaine sans séance de défoulement, j'ai bien cru que ça allait se prolonger car ce matin, il m'a emmenée faire ma petite sortie hygiénique puis nous sommes  rentrés directement. Mais une fois rentrés, après un conciliabule avec sa coéquipière, il a changé de godasses, réenfilé sa pelure, m'a passé mon harnais de sport et banzaï !

J'avais eu chaud !

Alors, pour lui faire payer la frayeur qu'il m'avait causée, quand nous sommes sortis du garage au retour, après l'inspection des boîtes aux lettres (oui, il en surveille trois : son actuelle, son ancienne et, depuis son décès, celle d'Héliette) je l'ai entraîné hors de la propriété et lui ai fait faire le trajet clos du Lodaal, rue du Knijf, clos du Lodaal, avenue des Liserons et retour à la maison, ça lui a fait les pieds.

L'ennui, c'est que je crains qu'il considère ce petit supplément comme ma sortie de midi, il est retors parfois !


22 juillet 2018

Still Alive

 

Ben oui, je suis toujours vivante, malgré la canicule et le déménagement (futur).

Avec la chaleur, j'ai bien cru que mon promeneur allait se terrer dans son appartement, tous volets clos et que j'allais faire tintin pour les promenades aux Trois Fontaines.

Mais atteint d'une prise de conscience subite de ses devoirs de bipède attaché au service d'un chien de prairie, mon promeneur a innové : dès le petit-déjeuner terminé, il m'a embarqué immédiatement dans la voiture pour profiter de la (relative) fraîcheur matinale et ce jusque la fin de la semaine dernière.

Là, les choses ont failli se gâter : sa fille et toute sa famille sont partis en Bretagne. Conclusion : après le petit-déjeuner mon promeneur doit aller s'occuper des trois chats restés à la maison, des volets et du jardin. Et rebelote le soir. Je me suis dit que c'était foutu mais...

Figurez-vous que mon promeneur a dégoté un itinéraire où (quasi) tout le trajet se fait... à l'ombre ! La grande prairie intérieure du domaine est comme les matelas : elle a un côté hiver et un côté été. En hiver on utilise le côté haut exposé au soleil, en été, le côté bas à l'ombre des arbres et des taillis. Ce côté où en hiver vous pataugez dans la gadoue jusqu'au mollet, aujourd'hui, l'herbe y est encore verte. Ça vous la coupe hein ? (mais non pas l'herbe, la chique, voyons !)


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