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Tu parles d'une vie de chien !
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25 mai 2018

C'est quoi ce pays ?

 

Comme vous l'aurez peut-être appris sur le blog de mon secrétaire qui ferait mieux de s'occuper du mien, ce paresseux, ce feignant, ce cossard, nous sommes en vacances !

Les vacances c'est un truc chiant qui consiste à passer des heures en voiture pour se retrouver dans des endroits impossibles où on ne retrouve rien de ses habitudes, où on passe le plus clair de son temps en laisse ou enfermé dans la bagnole. Paraîtrait, selon ma maîtresse, que c'est indispensable...

Je vous dirais bien ce que j'en pense des vacances, mais mon secrétaire, sous ses apparences bon enfant, a un petit côté censeur féroce.

Aujourd'hui, ça s'est révélé pire que jamais : jugez vous-même !

À peine avais-je mis le nez dehors (toujours en laisse) pour ma première promenade hygiénique qu'accroupi au pied d'un arbre de nature indéterminée pour l'instant, je sens un contact sur mon côté gauche. Je jette un œil : un chat ! Roux comme un o'Malley et qui continue à se frotter voluptueusement sur mon flanc. J'en ai eu la crotte coupée !

Quoi ? Ça vous fait rire ? Le comble c'est que mon promeneur attitré a eu la même réaction que vous, je le soupçonne même d'avoir vu s'approcher l'animal et de n'avoir rien dit, le traître. Si je n'en avais pas besoin pour me filer à bouffer, je le congédierais sur le champ.

La journée commençait bien !

Le comble, c'est qu'à midi, en nous installant à la terrasse d'un restaurant d'Eguisheim, je me couche aux pieds de mon bipède (ouais, il n'a que deux pieds cet untermensch) et qu'est-ce que je vois, deux tables plus loin ? Un chat, roux, vautré sur le sol et me considérant de cet air que seuls peuvent avoir les chats : souverain, détaché, qui vous fait bien sentir que vous n'êtes qu'un minable !

Si ça n'avait pas été pour le plat de joue de porc de mon patron (et ma laisse) je serais parti ventre à terre !

Mais c'est quoi ce pays ???


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1 mars 2018

Abracadabra, sacacaca !

 

Ce matin, mon promeneur attitré a été victime d'un gag que j'hésite à vous narrer. Sous ses dehors "bon enfant", il est un peu susceptible et tout à fait capable de se foutre en rogne pour un rien.

Mais tant pis, je m'y risque quand même, je ne voudrais pas que vous manquiez ça. De toute façon, il ne me privera pas de grande sortie au domaine, on n'y va déjà pas à cause du vent glacé qui balaie le paysage.

Donc, ce matin (oui je l'ai déjà dit, mais vous devez mériter ma petite histoire), en remontant la rue du Knijf, je m'accroupis sur une rosace de pissenlit (taraxacum rudelaria) pour l'orner d'un bronze tout chaud et même fumant, eu égard à la température locale.

Par mimétisme sans doute, mon accompagnateur lui aussi s'accroupit (en réalité, depuis son aventure en L3-L4, on lui a conseillé de plier les genoux plutôt que le dos) extrait du dérouleur ad hoc un sacacaca d'un discret vert pomme et cueille d'une main experte l'œuvre d'art précitée, retourne les bords du sac, en fait une torsade et termine par un nœud bien serré.

Conscient que mes efforts valent bien une récompense, je lui fais le coup du chien qui a besoin d'un petit réconfortant et il plonge sa main dans la poche qui contient le sacabonbons. Dans la poche, ça va, mais dans le sac, son gant de soie (en provenance directe des soldes chez Décathlon) l'empêche de puiser facilement dans le sac plastique un peu fripé par un usage intensif. Il enlève donc son gant gauche, transférant celui-ci dans la main droite qui enserre déjà le sacacaca et la poignée de la laisse. Il puise une friandise et me la donne puis remet son gant et on redémarre... sauf que dans la manœuvre, le sac vert a glissé le long du gant de soie et a atterri silencieusement sur le trottoir. C'est le bruit de l'explosion du sac quand il a posé le pied dessus qui a éveillé son attention et ses récriminations tandis qu'il reramassait mon chef d'œuvre avec un autre sacacaca :

"Rontudjû ! Je me doutais bien que la fin de mon existence ne serait sans doute pas très plaisante, mais que je finirais en ramasseur de merde de clebs, j'y avais pas vraiment pensé... Vie de merde, va !"

Moi, dans ces cas-là, je fais celui qui n'est au courant de rien et je tire un bon coup sur ma laisse, question de ne pas continuer à se les geler alors qu'il fait bien chaud à la maison.


27 février 2018

Un garçon dans le vent

 

Je vous ai laissés sans nouvelles, mais c'est pas ma faute, demandez à mon secrétaire :

"Grmbl, grmbl, et vive la Côte d'Opale, son climat polaire, son Wifi cacochyme, son poisson surcuit, ses établissements fermés, grmbl, grmbl !"

Bref, je crois qu'on ne retournera plus de sitôt au Cap Blanc Nez (mais il dit ça chaque année, il n'est pas très fiable : il se fâche tout rouge et puis... il oublie).

Côté promenade, ça n'a pas été la joie, faut dire que même moi je trouvais qu'il faisait un peu frais lors de mes sorties "hygiéniques".

Aujourd'hui, sur le chemin du retour, mon promeneur a fait un effort : il a garé la voiture au Cap Blanc-Nez, ma maîtresse est restée dedans, elle avait un rhume carabiné, même qu'on a dû faire une descente chez la pharmacienne locale, et nous sommes partis, lui et moi pour un petit tour du sommet de la colline au pas de charge. Déjà quand il fait beau, ça souffle, mais là, c'était le bouquet. Ça caillait tellement que j'ai à peine jeté un œil, sans ralentir ma course, sur le pays d'origine de ma race qu'on distinguait pourtant très bien en face.

Je crois qu'ils en avaient soupé du coin parce que ma maîtresse a dit "Et si au lieu de chercher un truc ici pour ce midi on rentrait par Nieuport ?". C'est là que pour la première fois en trois jours on m'a détachée de ma laisse et que j'ai pu courir volle petrol sur la plage. C'était pas trop tôt, j'en pouvais plus !


 

5 février 2018

Tiens, tiens...

 

Au cours de ma dernière promenade d'hier soir (décalée à aujourd'hui matin puisqu'il était un peu plus de minuit), après m'être précipitée au milieu de la prairie pour dévorer vite fait des "trucs" que des occupants de l'un des étages supérieurs avaient balancés de leur balcon au grand déplaisir de mon promeneur qui m'a rappelée à l'ordre en tirant rageusement sur ma laisse et en me balançant quelques imprécations bien senties que je préfère ne pas répéter, j'ai trottiné jusqu'au bout de l'immeuble en l'entraînant derrière moi.

Et c'est là que nous l'avons vu : il semblait venir de l'entrée du garage ou de la pelouse qui la borde et il a traversé le chemin d'entrée pour se faufiler derrière la haie entourant la propriété.

Un renard ! Silhouette caractéristique, longue queue touffue, petit trot élastique. Ça faisait un moment que nous n'en avions plus croisé sur la propriété.

J'ai été tellement étonné que je n'ai même pas pensé à lui courir après (de toute façon, avec ma laisse et mon promeneur décrépi, j'avais aucune chance de le rattraper).


2 février 2018

Une visite, ça s'arrose

 

Ce mercredi, en plus de Louise et de mon paternel (Moka qu'on l'appelle), Émilie est venue aussi. C'est l'autre petite-fille de mes maîtres et c'est aussi, avec leur fils (un mec qu'on appelle parfois Yves et parfois Willy, je ne saisis pas très bien dans quelles circonstances on emploie l'un plutôt que l'autre), un de mes humains favoris.

Comme par hasard, ce sont justement eux qui viennent moins souvent que les autres.

Pourtant, quand ils arrivent, je ne manque jamais de montrer mon contentement en faisant un petit pipi discret. Si bien que c'est devenu automatique : dès qu'ils entrent ils m'emmènent sur la terrasse pour bien montrer que c'est moi qui les intéresse le plus !


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30 janvier 2018

D'accord !

 

Quand mon secrétaire est indisponible, indisposé ou même mal disposé (vous connaissez son caractère de cochon qu'on se demande même parfois s'il ne s'est pas trompé de race), je pourrais apprendre à taper à deux pattes, il tape bien à deux doigts et l'ordinateur est toujours allumé.

Mais quand Canalblog est atteint de "slaptitude", que voulez-vous bien que je fasse, hein ?


16 janvier 2018

Les deux font la paire

 

Le mardi, c'est comme un rituel, mes deux bipèdes disparaissent après ma promenade post-petit-déjeuner et peu après, le barbu réapparaît tout seul.

Il s'installe devant son écran, comme tous les jours de la semaine et pourtant...

Comment vous expliquer ? Nous sommes là tous les deux. Habituellement, c'est lui que j'agace jusqu'à ce qu'il se décide à jouer avec moi, mais le mardi, je sais pas, j'ai comme une baisse de tonus, je ne quitte même pas le fauteuil où je me suis installée après leur départ et ...

Je lui fous la paix ! Je m'endors même...

Un peu avant le repas de midi, il se lève, me dit  "Sage hein, j'arrive, je vais chercher maman !" et il sort.

J'ai même pas le cœur d'aboyer...

Mais t'inquiète, je me rattraperai demain !


8 février 2018

On se les gèle !

 

Les oreilles bien sûr !

Je l'ai vu tout de suite lors de ma première sortie : alors qu'il faisait soleil, mon promeneur attitré a mis le capuchon de son parka. C'est que si j'ai les oreilles pliées, lui les a grandes et bien décollées et donc sensibles au vent froid.

Du coup, je me suis dit que ça n'était pas gagné pour la grande promenade au domaine des trois fontaines. Aussi à peine étions-nous rentrés que je me suis mis à faire le forcing : pousser des lamentations, courir en rond, lui gratter le mollet, rouler des yeux de cocker, etc, etc.

J'ai reçu un coup de pouce de sa moitié qui a signalé qu'il y avait du courrier à déposer à la boîte aux lettres et du linge à porter au repassage, et bingo ! Il a fini par quitter son cher ordi en maugréant, enlever ses chaussures, transférer les semelles dans ses godasses, réenfiler son parka, me passer le harnais spécial grande course (celui qui supporte le lavage régulier à l'eau) et à m'embarquer dans la voiture.

Mais j'ai bien cru que ça allait rater. Faut de l'obstination avec ces humains, sinon, ils ont vite fait d'invoquer des prétextes aussi futiles qu'insignifiants ! Jugez-en : il faisait à peine -2°C !


7 février 2018

Retour tardif

 

Quand mes patrons rentrent plus tard que d'habitude de chez leurs enfants, c'est souvent bon signe : c'est qu'ils sont repassés par le resto !

Et quand ils agissent de la sorte, me laissant seule et désespérée (tu parles, j'ai la paix pour quelques heures et je peux dormir tout mon saoul),  pris de remords, ils me ramènent un bout de leur menu. En l'occurrence aujourd'hui : cannelloni au foie et osso bucco aux witloofs. Je m'en suis mis jusqu'aux oreilles dis donc !

Comment ?

C'est spécial l'osso bucco aux witloofs ? Ouais, chez Al Peperone, ils font dans l'intégration culinaire : tu peux manger italien, belge et même mixte. De toute façon, mon bipède s'était chargé des chicons et ne m'avait ramené que la viande, il sait y faire avec moi, quand il veut...


6 février 2018

Prems !

 

Il y a une chose qui énerve beaucoup mon bipède. "Encore une !", me direz-vous, mais que voulez-vous, l'énerver est un de mes sports favoris.

Donc, où qu'il ait l'intention d'aller, faut que j'y sois avant lui.

  • il se lève pour faire pipi, je pénètre dans la salle de bain avant lui
  • il quitte l'appartement, je suis dans le hall avant lui
  • nous entrons ou sortons de l'ascenseur, moi d'abord (au risque de bloquer la sécurité)
  • il ouvre la portière de la voiture, hop, je grimpe dedans
  • il va se coucher, je saute sur le lit
  • etc, etc

Et ça l'énerve ! Je le vois bien, c'est d'ailleurs pour ça que je le fais, sinon, en fait, premier ou deuxième, je m'en fous complètement.


10 février 2018

Ah les fins de semaine !

 

Demain, ma bipède préférée vient souper chez ses grands-parents, donc je vais la voir, ça c'est la bonne nouvelle.

Pour le reste, c'est pas la joie : le temps est pourri, donc pas de grande promenade et de toute façon, y a pas que le temps qui est chargé, y a l'horaire de mes patrons : courses pour le dit souper (j'ai entendu coquilles Saint-Jacques et ris de veau) dans deux magasins différents, visite chez l'orthopédiste et le pharmacien, défi du samedi, tournoi de rugby, peinture sur soie d'urgence (ma maîtresse peint toute un série de petits bonshommes, elle réalise un jeu d'échecs).

Bref, personne ne s'occupe de moi !

Hier soir, j'ai cru que j'allais avoir droit à une minute d'attention, mais une voisine a sonné : elle cherchait une allonge électrique !

Je déteste les voisines!


21 septembre 2023

Hier, j'ai aperçu mon frère !

 
Mardi, Louise est venue loger à la maison parce que mon bipède devait la conduire le lendemain matin au manège (une ancienne ferme brabançonne recyclée) prendre un cours d'équitation avant de s'envoler pour quatre jours à Venise avec son tonton et Agata !

Moi, bien sûr, j'ai pas de tonton, ni personne d'autre d'ailleurs, pour m'emmener me gondoler à Venise, mais passons...

Du coup, je n'ai pas pu aller courir au domaine.

Donc, comme mon bipède devait attendre Louise pour la conduire chez elle après sa cavalcade, il m'a emmenée faire un petit tour dans le bois en contrebas. Il m'a dit : "Viens, on va dans le petit bois, petit bois derrière chez moi !" ce Charlot.

En descendant de voiture j'ai aperçu dans la cour du manège un cabot qui ressemblait un peu à papa. Comme je l'examinais de loin, "C'est un de tes frères..." m'a dit mon promeneur. Ça fait des années que je ne l'avais pas vu dis donc. Mais nous ne nous sommes pas approchés, parait qu'il aurait mauvais caractère. Ben zut alors ! Ils sont sûrs que c'est vraiment mon frère, moi qui suis d'un abord tellement agréable...

Donc, nous sommes descendus vers le bois et nous y avons pénétré. Ce bois est situé dans une cuvette qui est un terrain inondable en cas d'urgence pluviométrique.  La région flamande signale ce fait en apposant des panneaux d'information à l'orée du bois.

Je me demande si ces panneaux étaient vraiment utiles, on devine facilement la chose en voyant l'état du chemin forestier qui ressemble plus à une rivière de gadoue qu'à un chemin. Je vous dis pas la gymnastique que mon bipède a dû faire pour essayer (en vain) de ne pas s'embourber jusqu'aux chevilles. Et bien sûr, il n'avait pas jugé bon de chausser ses godasses, c'est pas le champion de l'anticipation le mec !


 

9 août 2023

Tiens qui voilà !

 
On l'avait déjà aperçu hier et il nous avait fait un grand signe de la main. Mais aujourd'hui nous l'avons croisé d'un peu trop près et ça n'a pas raté !

Qui ça me demanderez-vous... ben, le cousin de Mustapha !

Ouais, maintenant vous vous demandez ce qui n'a pas raté. Ben le discours !

Cette fois-ci c'était sur les UV et la production de vitamine D "Indispensable, surtout à des vieux comme nous !" a-t-il claironné à l'adresse de mon bipède. Bien sûr, c'était lié au changement de temps et au retour du soleil grâce au bon temps remontant du Maghreb. Après le coup des chaussures il a vivement conseillé à mon promeneur le port du short et du T-shirt pour exposer la peau à l'action bienfaisante des fameux UV. Mon accompagnateur s'est bien gardé de déclarer qu'il s'enfile tous les quinze jours 25000 unités de vitamine D pour ne pas lui donner l'occasion d'embrayer sur un nouveau truc.

Je lui ai aboyé dessus pour le calmer et comme mon promeneur me demandait de me calmer il s'est écrié "C'est pas grave !", ça m'a un brin vexée...

Finalement, on a été sauvés par l'arrivée d'un ouvrier de la commune de Vilvorde dans une petit camionnette, à peine le mec s'était-il garé que notre gaillard s'est mis à l'interpeler (il était pourtant à pas loin de cinquante mètres de nous) et s'est dirigé vers lui à grands pas en vociférant de plus belle, je suppose qu'il le connaissait...

Nous, profitant de la chose, nous sommes partis discrètement rejoindre notre voiture.


 

8 juillet 2022

Coupez, c'est mauvais !

 
Hier, l'entreprise spécialisée est venue tondre les pelouses autour de nos immeubles.

Aujourd'hui, c'était pareil pour la grande prairie du domaine des trois fontaines.

Quelques pâquerettes et le trèfle avaient à peine eu le temps de fleurir.

La semaine prochaine, la météo nous promet des températures de plus de trente degrés à l'ombre, on aurait pu attendre pour laisser un peu de fraîcheur au sol sous l'ombre de l'herbe...

Mais un contrat est un contrat : ils viendraient tondre même s'il n'y avait plus d'herbe !


 

13 février 2023

Toujours vivante

 
Ce matin, la radio annonce un temps très ensoleillé pour aujourd'hui. Je quitte donc le lit pleine d'espoir et me livre à quelques exercices de stretching question d'être prête pour la course. Je vais alors voir dans le living car depuis la chambre j'ai vu mon bipède y transférer le grand plateau depuis la cuisine.

Effectivement, tout est prêt et je peux manger mes tartines au miel (même si je dois les partager avec mon"maître". C'est fou ce que ça peut bouffer ces humains...).

Après, c'est le départ en voiture pour la grande prairie. Durant le trajet, j'essaie d'activer les choses en me lamentant sur le 30 km/h obligatoire, les entassements matinaux aux feux, le nombre de feux, les autobus prioritaires et toutes ces choses qui n'ont pour seul but que d'entraver mon déplacement.

À l'arrivée à la grande prairie, ouais, il y a un peu de soleil, mais l'herbe est encore bien givrée et il ne fait pas chaud chaud. Paraitrait que ça va s'améliorer dans la journée mais en attendant, ça caille ! Remarquez que je m'en fous, c'est juste pour relever la contradiction.

Hier, où il n'avait été question de soleil à la météo que pour dire qu'il n'y en aurait pas, il faisait beaucoup plus doux à la même heure et l'herbe était bien verte !

Par contre, nous avions dû aller garer la voiture derrière les écuries du domaine parce que tous les espaces de stationnement le long de la grande prairie étaient occupés par des voitures. Il y avait sûrement un truc au club de volley, mais ce ne devait pas être une rencontre de judo parce que cette fois-ci, je n'ai vu personne en pyjama.

Avantage de l'événement : mon bipède était sorti de sa routine quotidienne et, tout dérouté, il nous a fait faire une beaucoup plus grande promenade que l'habituel petit tour vite fait dans la prairie. Hélas, aujourd'hui, il est retombé dan son train-train...

Vivement que la gentille personne qui me parle doucement en flamand revienne! Elle, elle sait ce que promener veut dire !


 

 

31 janvier 2023

Cherche secrétaire...

 
C'est gentil de vous inquiéter de mon silence prolongé, mais je n'y suis pour rien : c'est mon bipède qui est surbooké. Donc, il n'a pas le temps de s'acquiter de son travail de sténo-dactylo.

Vous émettez des doutes ? Prenons un jour au hasard, aujourd'hui par exemple :

L'animal se lève à 6:14, il passe par la salle de bain et les toilettes, il démarre les deux ordis du living puis passe dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner (en Belgique, on dit "déjeuner") : jus oranges sanguines/mandarines, tartines au miel, toasts au beurre. Pour le thé (vert) et le café (arabica), il attendra l'arrivée de ma maîtresse. Entre-temps, il enregistre sa tension artérielle, enfile son parka, se colle la casquette (une Stetson en cuir reçue de sa fille) sur la caboche et chausse ses godasses. Il me tire du lit en criant "Câline, pipi !", m'enfile mon harnais et y attache la laisse et on y va. Quand nous sommes de retour ma maîtresse est prête et c'est parti pour le premier repas du jour. Une fois la table débarrassée, comme c'est mardi, il doit conduire ma maîtresse à  son atelier de peinture sur soie au centre culturel du patelin d'à côté. En cours de trajet, Louise appelle : elle est à son poste chez les Pilifs mais a oublié à la maison ses godasses de sécurité indispensables en cuisine. Donc, après avoir déposé sa moitié à son atelier, le gaillard doit passer chez sa fille, dégoter les godasses dans la buanderie en sous-sol et les transporter jusque Neder-over-Heembeek. Comme ma maîtresse l'avait chargé de faire des courses, il doit alors faire un petit détour par le Delhaize du coin. Il vient en coup de vent ranger les trucs dans le frigo et repart aussitôt parce qu'il doit dégotter un distributeur de billets : dans l'après-midi ma maîtresse a rendez-vous chez son gynécologue pour le suivi de son hystérectomie de la semaine dernière, lequel Doc Gynéco demande le paiement en liquide de ses prestations en pure contravention avec la nouvelle loi en vigueur. Le midi, repas vite fait et départ pour Watermael-Boisfort (ouiii : Doc Gynéco consulte de l'autre côté de l'agglomération), retour par les boulevards périphériques en pleine heure de pointe. Impression des données médicales pour lui et son épouse parce que demain matin, ils ont rendez-vous chez leur médecin (qui est une médecine comme je suis "le chien qui est une chienne") et c'est reparti pour un tour, comme (presque) chaque jour !

Avec tout ça, c'est à peine s'il a le temps de me faire faire mes quatre sorties quotidiennes. Alors, taper sur son clavier, vous pensez s'il s'en tape !


 

20 décembre 2022

Les temps sont durs !

 
Bon, je réussis quand même à obtenir quelques déplacements vers le domaine mais entre kiné, atelier, cardiologue, gynécologue, anesthésiste, manège, courses au Docks et autres empêchements, c'est quand même la portion congrue ! Y a que le froid qu'il ne semble pas prendre pour prétexte (sauf pour m'enfiler ce maudit pull-chaussette rouge, mais il ne l'a fait que deux fois).

Et même un jour où plein de bonnes intentions mon bipède avait décidé d'y aller en vitesse entre deux excuses, quand nous sommes arrivés sous le pont du ring, la route vers les galopades était barrée par une énorme barrière : même les travaux s'en mêlent !

Et maintenant, grâce à Noël, entre un sapin rachitique et un autre synthétique, les boules en plastique et les guirlandes électriques, c'est la panique!

Vivement l'après Nouvel An !


 

28 juin 2021

Tour de France

 
Comme vous aurez certainement eu l'occasion de vous en apercevoir, le tour de France a commencé !

Je ne sais pas si c'est lié, mais hier au feu de circulation de l'hôpital militaire, nous avons vu défiler un peloton de cyclistes portant tous la même tenue et suivis d'une camionnette de signalisation qui nous a permis de conclure que c'étaient des Flamands. Se déplacer en troupeau de pédaleurs est une activité fort prisée dans la région qui nous encercle.

Confirmation ce matin : à peine avions-nous débarqué au domaine des trois fontaines que nous avons pu voir défiler un autre ensemble : une centaine de gnomes casqués et fluogilettés se suivant à la queue-leu-leu sur le chemin en pépiant à qui mieux mieux ! Ils n'ont pas encore appris à garder du souffle pour plus tard : c'étaient manifestement des débutants, d'ailleurs ils n'avaient pas encore l'uniforme de la discipline et ils chevauchaient tous des VTT plutôt que des engins de course.

Je crains que nous n'en voyions pas de confirmation demain : ma maîtresse recommence son atelier de peinture sur soie (et sur soi par débordement), c'est foutu pour les sorties du mardi matin !


 

22 juillet 2021

Ouf !

 
Aujourd'hui, j'ai bien cru que mon promeneur allait se défiler : en rentrant de chez les chats il s'était débarrassé de son attirail !

Mais c'était simplement pour remplacer ses molières par ses bottines de marche ! Il aurait déjà pu le faire les jours précédents mais il faut le temps que les idées migrent de ses pieds mouillés à son cerveau, il fait un peu diplodocus, si vous voyez ce que je veux dire...

Donc, nous sommes quand même allés au domaine (et comme il avait ses bottines, il a même poussé jusqu'en haut de l'autre prairie de l'autre côté du chemin, là où se trouve la chapelle désaffectée).

En passant le long de la cerisaie nous avons compris le pourquoi de l'absence prolongée du deuxième cheval : ce n'est pas un cheval, c'est une jument et, je ne l'avais pas vu hier mais aujourd'hui si : elle était flanquée d'un poulain.

Mon promeneur attitré n'avait même pas pensé à faire cette hypothèse pour expliquer l'absence d'une des bêtes !

Un diplodocus, je vous dis !


30 novembre 2020

Ça caille !

 
Les premiers signes avant-coureurs de l'hiver se présentent tôt cette année.

Pour ma promenade ce matin, il ne faisait que trois degrés !

Mon bipède a récupéré ses moufles sur le plancher de la bagnole sous le siège passager, là où se trouve aussi ma balle (et quelques trucs non répertoriés dont un reste de rouleau de PQ dans un sac plastique). En début de promenade, comme il y avait un léger souffle de vent, il a même couvert sa casquette avec la capuche de son parka.

Tous des frileux ces hommes !

Des chochottes ! Je vous l'avais déjà signalé !

J'ai même eu un moment de crainte : est-ce qu'emportés par leur frilosité naturelle, ils n'allaient pas me ressortir l'abominable chaussette rouge ou, pire, l'imper à scratches ?

Bon, pour l'instant, ils ne semblent pas y avoir pensé. Pourvu que ça dure !


12 mai 2020

Cinquante !


Eh bien voilà, nous avons bouclé le cinquantième circuit consécutif dans les champs derrière chez nous !

C'est purement symbolique, parce que franchement, qu'est-ce que c'est que cet attachement aux chiffres des dizaines chez les bipèdes ?

Y en a qui te feraient une dépression à chaque fois que leur âge passe par un chiffre rond, comme s'ils avaient vécu pépère dix ans sans changer et que puis, tout d'un coup, Paf ! Dix ans de plus !

Qu'est-ce qu'ils peuvent être cons quand même !


3 janvier 2020

Avis de disparition inquiétante


L'autre jour, je délaisse la poursuite de la baballe pour satisfaire un besoin aussi soudain que pressant.

Mon suiveur-ramasseur emballe mon chef d'œuvre dans un sacacaca et se dirige vers le coin du jardin japonais. Après quelques pas, il s'arrête et change de cap.

Je jette un coup d'œil et je comprends la raison de son comportement : Big Belly a disparu ! Il ne reste au sol que sa dalle d'ancrage en béton.

Nous avons donc dû aller déposer le petit paquet dans la poubelle la plus proche : celle en bordure du bosquet séparant ma prairie favorite du ring de Bruxelles.

Dans ma petite tête, je me dis que curieux comme est mon bipède, il va m'emmener à travers le domaine jusqu'au terrain de jeux pour enfants (dont l'entrée m'est interdite) pour voir si la sœur jumelle de la disparue est toujours en place.

Eh ben, bernique ! Il a même pas fait un pas dans cette direction ! Ça ne lui ressemble pas, je me demande s'il ne se fait pas un peu vieux ces derniers temps...

Il est bien capable d'y aller en bagnole la prochaine fois, mais ça ne fait pas mon affaire : je m'en tape de Big Belly mais j'aime le sport, moi !


18 février 2018

Comment tu t'appelles ?

 

Il y a une chose que nous partageons avec les humains : nous ne choisissons pas nous-même notre nom !

(Oui, je sais que je l'ai déjà signalé le 28 décembre de l'an dernier, c'est pour étoffer un peu...)

Et la conséquence n'est pas toujours très réjouissante, pour nous en tout cas.

Ainsi, un de mes frères, le spécialiste de l'attaque au mollet, s'appelle Pilou, comme le tissu de la chemise de William Sheller !

 Mais il y a pire, si, si !

Ma mère, la pauvre, ils l'ont appelée comme Heinrich Ignaz Franz von :

Biber !

Quand on sait qu'ici, avoir le bibber c'est trembler comme une feuille de peuplier et que la danse de Saint Guy c'est la bibberdanns, y a de quoi avoir peur. Et n'essayez pas de me dire que ses proprios n'en savaient rien : mon œil ! Ce sont des Flamands !


17 février 2018

Pas trop tôt !

 

Aujourd'hui, mon promeneur attitré a enfin consenti à m'emmener au parc que je puisse me défouler un peu.

Nous n'avons pas trop traîné parce qu'après, il devait conduire sa moitié chez Emilie pour l'aider à préparer la grande bouffe de demain.

Je ne sais pas encore s'ils m'emmèneront à cette réunion de famille, ils se tâtent encore (faut dire qu'avec mon paternel et les chats locaux on fout une de ces pagailles, ça ne plaît pas à tout le monde).

Mais bon, qui vivra verra.


13 février 2018

Et ça continue !

 

Le complot continue : aujourd'hui, il est allé récupérer le repassage puis il est parti avec Louise reconnaître le trajet en bus jusqu'à la ferme des Pilifs où Louise commence un stage en cuisine la semaine prochaine.

Et si ça n'avait pas été ça, il y aurait sans doute eu trop de vent (c'est vrai que ça souffle !)

Le pire, c'est qu'ils m'ont déjà laissé entendre que ce n'est pas fini : Emilie a programmé une grande bouffe pour les cinquante ans de sa mère dimanche et devinez qui va faire les courses, préparer un jus de veau, etc

Et on parle encore de kiné et de pédicure.

Et même d'une visite chez Filigranes à la recherche de bouquins sur la pâte Fimo !

Le grand n'importe quoi, quoi !

En attendant, mes griffes poussent, je vais finir avec des ongles incarnés, mais tout le monde s'en fout...


 

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