Lundi, mon papa est venu nous rendre visite avec toute sa smala de bipèdes dont ma préférée qui rentrait du Japon. Ils venaient souper ici.

Pour faire passer le riz et les soupes de nouilles dont Emilie semblait s'être nourrie pendant quinze jours, ma maîtresse avait préparé des ris de veau suivis de magrets de canard.

Bien entendu, mon père et moi n'en avons même pas reçu un bout, on a dû se contenter de bouilli, si c'est pas honteux !

Mardi, ils sont partis pour la Bretagne et ça, c'est la mauvaise nouvelle : pendant leur absence, c'est mon promeneur attitré qui doit aller lever les volets le matin, les baisser le soir, s'occuper des trois chats et arroser les plantes d'intérieur et du jardin.

Bon, aujourd'hui, en rentrant de mission, il m'a quand même emmenée courir. À cette occasion, j'ai rencontré dans la grande cuvette un quatuor de dames assises dans l'herbe et qui semblaient tenir une sorte de conseil ou de séance de dynamique de groupe, va savoir ! Elles étaient là à l'aller et y étaient toujours au retour. Ça avait l'air très sérieux, aussi sommes-nous restés à bonne distance, vous connaissez la discrétion de mon bipède (et sa préférence pour le côté ombragé de  la prairie).

N'empêche que je crains qu'il profite de la situation pour oublier de me promener et je vous parle pas de la météo qui nous promet un retour de  manivelle  canicule pour la semaine prochaine...

Sombres perspectives... malgré le soleil !