Tu parles d'une vie de chien !

20 juin 2018

Ça s'est mal goupillé

 

Hier, quand mon promeneur a enfin décidé de me faire faire ma dernière sortie vespérale, il aurait mieux valu la qualifier de nocturne, il était près de minuit !

Comme souvent, des habitants d'un des étages supérieurs avaient balancé par la fenêtre (au grand dam de ma maîtresse qui aimerait bien savoir de qui il s'agit) des restes de repas. Oui, je sais, c'est pas bien, mais moi, parfois ça m'arrange : y a des trucs comestibles.

L'ennui, c'est qu'il me faut faire vite : les repérer grâce à mon flair proverbial et me ruer dessus pour en saisir l'un ou l'autre morceau avant que mon binôme, alerté par ma précipitation, ne m'extraie de la zone intéressante d'une vigoureuse traction sur ma (saloperie de) laisse.

Donc, hier ça n'a pas raté : à peine m'étais-je saisie d'un morceau intéressant que je me retrouvais déjà hors de portée d'un autre. Comptant sur la mémoire défaillante de mon vieillard de promeneur, je comptais bien m'en payer une deuxième portion au retour. Je ne l'ai donc pas faite trop longue, ma promenade.

Bon, nous voilà sur le retour et je pars discrètement en biais vers la zone d'intérêt...

Une ombre alors se détache du fond herbeux, traverse la route de sa dégaine furtive et va s'asseoir tranquille au milieu de la pelouse interdite aux chiens, juste sous le faisceau du spot question de me narguer : un renard !

Mon "maître" n'a pas eu besoin de tirer sur la laisse, cette bestiole du diable avait tout boulotté !


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12 juin 2018

Prétextes

 

Je vous l'avais dit que mon promeneur ne serait jamais à court de prétextes pour échapper à son devoir.

Figurez-vous qu'il vient de s'en trouver un supplémentaire : il va chez le kiné maintenant !

Et, plus précisément, chez une kiné, comme de bien entendu ! Charlotte qu'elle s'appelle. Je parierais bien que c'est encore une de ces gamines qui ramène sa fraise à la moindre occasion. Comble, elle lui tripote le genou ! (Pourvu qu'elle ne confonde pas avec son crâne, mouarf mouarfff !)

Et c'est pas tout !

Cet après-midi, une voisine amie de ma maîtresse appelle au téléphone. Je n'entends pas ce qu'elle demande (pourtant, j'ai l'oreille fine), j'ouis par contre parfaitement ce que ma maîtresse répond :

"Mais ne t'en fais pas, il n'y a pas de problème, mon mari va t'accompagner, il t'attendra dans le hall d'entrée !"

Et voilà mon promeneur qui enfile sa veste et quitte l'appartement, sans moi !

Et, regardant par la fenêtre de la cuisine, qu'est-ce que je vois défiler sous mes yeux écarquillés ?

MON esclave personnel ! Il tient ferme la laisse d'un épagneul breton et est accompagné d'une créature à la démarche hésitante, une demoiselle Parkinson ou quelque-chose du genre si j'ai bien compris...

Je me demande si j'ai vraiment bien réussi mon dressage, va falloir resserrer les boulons, nom d'un chien !


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11 juin 2018

Ça va les filles ?

 

Depuis que je n'écris plus rien sur mon blog, il y a plein de gens qui en parlent. Même le neveu de mon bipède y met du chsien (sur le blog de l'Adrienne) !

Du coup, je me sens (un tout petit peu) obligée d'y revenir, faut profiter de la vague portante.

Je suis inquiète : ça fait deux jours consécutifs que mon promeneur dédicacé effectue sa tâche sans que je doive trop faire de cinéma. Bon, dimanche c'était assez normal : le samedi ils m'avaient lâchement abandonnée toute la journée (visite chez l'ophtalmo avec Louise le matin, grande bouffe chez leurs amis à chats à cent kilomètres d'ici le midi, le soir, rebelote avec Émilie à la Brasserie de l'Expo. Je me demande s'ils ne sont pas encore plus gourmands que moi...)

Par contre pour la promenade de ce matin, je crains que ça n'annonce une période sans : y a des bruits qui courent sur une détérioration de la météo locale. Et dès que mon préposé flaire le moindre prétexte, moi je peux faire tintin...


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25 mai 2018

C'est quoi ce pays ?

 

Comme vous l'aurez peut-être appris sur le blog de mon secrétaire qui ferait mieux de s'occuper du mien, ce paresseux, ce feignant, ce cossard, nous sommes en vacances !

Les vacances c'est un truc chiant qui consiste à passer des heures en voiture pour se retrouver dans des endroits impossibles où on ne retrouve rien de ses habitudes, où on passe le plus clair de son temps en laisse ou enfermé dans la bagnole. Paraîtrait, selon ma maîtresse, que c'est indispensable...

Je vous dirais bien ce que j'en pense des vacances, mais mon secrétaire, sous ses apparences bon enfant, a un petit côté censeur féroce.

Aujourd'hui, ça s'est révélé pire que jamais : jugez vous-même !

À peine avais-je mis le nez dehors (toujours en laisse) pour ma première promenade hygiénique qu'accroupi au pied d'un arbre de nature indéterminée pour l'instant, je sens un contact sur mon côté gauche. Je jette un œil : un chat ! Roux comme un o'Malley et qui continue à se frotter voluptueusement sur mon flanc. J'en ai eu la crotte coupée !

Quoi ? Ça vous fait rire ? Le comble c'est que mon promeneur attitré a eu la même réaction que vous, je le soupçonne même d'avoir vu s'approcher l'animal et de n'avoir rien dit, le traître. Si je n'en avais pas besoin pour me filer à bouffer, je le congédierais sur le champ.

La journée commençait bien !

Le comble, c'est qu'à midi, en nous installant à la terrasse d'un restaurant d'Eguisheim, je me couche aux pieds de mon bipède (ouais, il n'a que deux pieds cet untermensch) et qu'est-ce que je vois, deux tables plus loin ? Un chat, roux, vautré sur le sol et me considérant de cet air que seuls peuvent avoir les chats : souverain, détaché, qui vous fait bien sentir que vous n'êtes qu'un minable !

Si ça n'avait pas été pour le plat de joue de porc de mon patron (et ma laisse) je serais parti ventre à terre !

Mais c'est quoi ce pays ???


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01 avril 2018

Faites vos jeux !

 

Vous connaissez la phrase qui précède cette exclamation, je suppose...

Ben icit(t)e, comme dit la maîtresse de Schocks (bien qu'elle ne soit pas québecquoise à ma connaissance), c'est tout à fait ça : après le séjour en Thiérache par un temps pourri de chez pourri que même moi je ne voulais pas quitter la chambre, nous sommes rentrés pour voir mon promeneur qui mérite de moins en moins sa dénomination (deux promenades en une semaine), s'exciter sur sa bécane qui refusait de le brancher sur l'éditeur de Canalblog, j'en ai appris de nouveaux noms d'oiseauX !

Et depuis vendredi et ma brillante intervention au coup de sonnette du facteur, les choses ont encore empiré : le képi-boy des postes a déposé un recommandé signifiant officiellement dans le délai prescrit par la loi, la fin du bail de location de notre appartement.

Je vous dis pas l'ambiance...

Je me demande même si je ne devrais pas mettre un (petit) bémol à mes pitreries habituelles : mes patrons n'ont pas l'air de les apprécier autant que d'ordinaire.

Dure dure la vie de chien !

... Enfin, pas tous les jours : jeudi leur fils leur a fait découvrir une nouvelle brasserie "La Brasserie de l'Expo". Hier ils y sont allés avec Emilie (ma bipède préférée) en sortant du théâtre (qui porte un nom engageant : "des Martyrs"). Mon boss m'a ramené deux gros morceaux de son vol au vent à la poularde de Bresse (celle qui aurait les pattes bleues).


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23 mars 2018

Le gendarme de Signy-le-Petit

 

Lorsque nous débarquons dans ce patelin, ma maîtresse prise d'un besoin urgent se précipite dans le premier bar-tabac qui se présente à sa vue.

Quand elle y entre, les conversations vont bon train : des gendarmes en grand uniforme ont envahi la salle d'honneur (c'est comme ça qu'elle s'appelle) à l'arrière de la mairie.

Personne ne sait ce qui peut bien se passer et ça jase, ça jase !

Nous, nous aurons la solution plus tard dans la soirée : dans le restaurant de l'hôtel une table pour treize est dressée et les convives attendus prennent l'apéro au salon puis ils débarquent et s'installent. Le plan de table est sommaire : les mecs (six) à un bout de la table, les femmes à l'autre.

On attend avec intérêt leur choix de menu. Mais bernique : ils reprennent un apéro et quand ils l'ont terminé, le plus fort en gueule des mâles décide qu'il se fend d'une tournée supplémentaire, si bien que le gaillard qui est plus proche de nous et qui carbure à la bière en est à sa troisième Chimay bleue. Même mon promeneur attitré, qui a pourtant eu une bonne descente à sa grande époque, commence à devenir admiratif.

La serveuse réussit enfin à leur faire choisir leur menu et un des mecs commande deux bouteilles de Sancerre blanc et deux de rouge "pour commencer".

Leur conversation est des plus intéressantes on y apprend en vrac qu'ils sont d'anciens gendarmes et qu'ils ont assisté à une cérémonie d'hommage à je ne sais trop qui et qu'il y avait même un général présent, qu'un des gusses entraîne une équipe de foot, que le buveur de Chimay est un grand amateur de poules et ses copains décident qu'ils iront au marché de Chimay lui en acheter quelques unes, mais ils ont un peu de mal à choisir la race.

Je n'ai pas assisté à la fin de cette cène à treize parce que mes patrons avaient terminé leur repas et que même quand nous sommes redescendus mon promeneur et moi pour ma sortie d'avant minuit, ils menaient toujours grand tapage dans le resto.

Mon boss, toujours philosophe, a déclaré "J'espère qu'ils rentreront à pied !"

On n'a rien vu dans le journal du lendemain (sans doute parce qu'on ne l'a pas acheté).


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20 mars 2018

J'aime pas trop les sacs (de voyage)

 

Hier, j'ai encore réussi à me montrer persuasive (il dit "Chiante", mais ce doit être un synonyme, il est parfois pédant), il m'a emmenée au domaine. Vous auriez dû le voir quand nous sommes descendus de voiture : gants de soie dans ses mitaines/moufles de chasse en polaire, col de son pull Superdry relevé sur la nuque, capuchon de s.a.on parka par dessus sa casquette... l'avait l'air malin ! Surtout à côté de moi qui ne portais que mon harnais de sport.

Oui, j'ai deux harnais : un noir souple s'adaptant en le resserrant au moyen d'un petit clip à ressort et un autre beaucoup plus ajusté et qui supporte la douche quand je rentre trop crottée de notre promenade.

Donc, hier, j'ai réussi à le convaincre d'y aller, mais aujourd'hui, j'ai tout de suite compris que ce serait un jour "sans". D'abord, c'est mardi, jour de l'atelier de Madame, ensuite, il doit aller récupérer Louise à son stage chez les Pilifs, passer embarquer ma maîtresse à la fin de l'atelier et déposer les deux en ville (elles vont à la Monnaie/de Munt voir Cavalleria Rusticana et Pagliacci) où il devra les récupérer quatre heures plus tard, c'est râpé !

Et pour demain, je suis inquiète, ils préparent les sacs de voyage (c'est le mien le plus gros), ils parlent de Thiérache. Encore l'influence néfaste de son neveu, l'obsédé de Charleville. Pourvu qu'il n'y ait pas de nouveau ces maudites marionnettes de la dernière fois!


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18 mars 2018

Ite missa est !

 

Ce matin, j'ai bien cru que je n'y arriverais pas.

Déjà, le journal (gratuit et disponible en boulangerie) du dimanche titrait (si l'on veut bien oublier le vainqueur de la coupe de Belgique de foot et Kate Middelton déguisée en prairie de trèfle en l'honneur de la Saint Patrick) "Le 17 mars le plus froid depuis plus de cent ans".

Confirmation que le 18 ne serait pas mieux, dans la voiture la loupiote annonçant un risque de verglas clignotait à toute berzingue et affichait -1°C. D'ailleurs, il neigeait et le vent se tapait des pointes à 60km/h.

Et malgré ça, il m'a emmenée pour une promenade dominicale.

Je crois que c'est parce qu'aujourd'hui est le dernier jour de l'expo de ma maîtresse.

affiche expo transparences 2018 v2

Il était temps ! Chaque année, c'est la même chose : ça démarre un vendredi soir par un vernissage et pendant les neuf jours qui suivent, après les activités du matin (courses, kiné, ...) il faut déposer Madame au centre culturel avant 14h et l'y reprendre à 18h.

Vous me direz qu'alors, il a tout le temps de s'occuper de mon secrétariat...

FAUX !

Je ne sais pas ce qu'il a à cette période, à croire que l'absence de sa comparse (alors qu'en temps normal il passe son temps à l'asticoter) le met sur le flanc : il ne fout rien de tout l'après-midi, vautré dans un fauteuil devant la télé, il regarde des Barnaby vieux de plus de quinze ans pour la énième fois (seul intérêt deviner en un minimum d'images de quel épisode il s'agit) et les aventures de REX le chien policier autrichien ou italien selon les cas, les jeux stupides de France 3 et les matches de rugby du tournoi des six nations qu'il a enregistrés, même ceux des filles, si c'est pas malheureux !

Moi, je fais comme lui : je dors dans l'autre fauteuil. Faut avoir le moral, je vous jure !

Mais bon, demain, ce sera fini , Ouais !


 

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11 mars 2018

Profil bas, deuxième...

 

Aujourd'hui, il m'a emmenée courir sans faire trop de difficulté, mais je ne l'ai pas trop ramenée : il avait sa tête des grands jours : air renfrogné, silence à tous les étages.

Normal : hier la France a battu l'Angleterre au tournoi des six nations !


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09 mars 2018

Rude semaine !

 

Vous l'aurez constaté, l'heure n'est pas à la joie...

C'est que, comme chaque année à pareille époque, ma maîtresse organise avec deux autres ateliers créatifs, une exposition commune au Centre Culturel.

Bien sûr, comme chaque année, elle est à la bourre. Le truc démarre aujourd'hui et hier,donc, ça a été le branle-bas de combat habituel : pour bien démarrer, elle est passée chez son coiffeur, puis ils ont dû passer au magasin chercher des lattes et des agrafes pour l'encadrement de l'échiquier (et de la colle Loctite parce que les pièces du jeu avaient tendance à se décoller). En sortant de là, ils ont dû passer par la plus grosse quincaillerie du patelin (Clabots pour ne pas la nommer) pour acheter de la chaîne et des crochets de montage. Le reste de la journée s'est passée en troçonnage de chaîne et encadrement, sans parler de Louise qu'il a fallu conduire au manège...

Pendant ce temps-là, moi je ronge mon frein roulée en boule dans mon fauteuil

Et y en a pour toute la semaine...

VDM !


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