Tu parles d'une vie de chien !

30 juillet 2018

Erreur

 

Aujourd'hui, j'étais sûre qu'il n'y aurait pas de sortie en dehors des "hygiéniques" habituelles : dans la matinée, mon bipède devait passer par un distributeur de billets, aller chez sa fille s'occuper de ces maudits chats, faire sa séance de kiné ardéchoise, passer par le garage et à midi, assister à l'état des lieux du nouvel appartement.

C'est à cause de cette séance qu'ils ont dû reporter le repas chaud à ce soir. Ils ont décidé de faire des pâtes jambon fromage au gratin, un truc tout à fait adapté aux 30° ambiants.

Mais, malgré les apparences, l'erreur n'est pas dans ce choix, non, l'erreur c'est moi qui l'ai commise.

Quand mon promeneur est rentré de sa visite vespérale aux chats précités, c'était l'heure de ma quatrième sortie pipi. Il m'a donc emmenée dehors au moment précis où sa moitié commençait à déchiqueter le jambon. Du coup, à peine arrivée sur (ce que les travaux et la canicule ont laissé de) la pelouse, j'ai laissé tomber deux gouttes vite fait sur le gazon et j'ai repris ventre à terre le chemin de la maison et du jambon.

Je me demande si mon promeneur ne va pas avoir un gros doute sur l'absolue nécessité de mes cinq sorties quotidiennes.

Mon estomac me predra !


Posté par Walrus à 20:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :


29 juillet 2018

Abandonnée !

 

Parfaitement !

Vendredi, ils m'ont laissée seule à la maison pendant plus de huit heures (Remarquez que je tiens facilement plus de dix, mais je préfère ne pas m'en vanter pour ne pas leur donner d'idées).

C'est assez rare, mais ça arrive quand ils doivent se rendre dans ces endroits qui n'acceptent pas les chiens (on devrait interdire les endroits interdits aux chiens !). Parfois, s'il fait assez frais, ils m'emmeènent malgré tout et me laissent un heure ou deux dans la voiture, mais vendredi, il faisait 38°, alors...

Alors ?

Ils ont été vachement punis : la clim de la voiture a rendu l'âme pendant le trajet de leur retour, ils étaient mauve quand ils sont rentrés et, ô joie, mon bipède en nage a quand même dû me sortir immédiatement sous un soleil d'enfer.

Bien fait pour sa pomme, na !


Posté par Walrus à 11:55 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

22 juillet 2018

Still Alive

 

Ben oui, je suis toujours vivante, malgré la canicule et le déménagement (futur).

Avec la chaleur, j'ai bien cru que mon promeneur allait se terrer dans son appartement, tous volets clos et que j'allais faire tintin pour les promenades aux Trois Fontaines.

Mais atteint d'une prise de conscience subite de ses devoirs de bipède attaché au service d'un chien de prairie, mon promeneur a innové : dès le petit-déjeuner terminé, il m'a embarqué immédiatement dans la voiture pour profiter de la (relative) fraîcheur matinale et ce jusque la fin de la semaine dernière.

Là, les choses ont failli se gâter : sa fille et toute sa famille sont partis en Bretagne. Conclusion : après le petit-déjeuner mon promeneur doit aller s'occuper des trois chats restés à la maison, des volets et du jardin. Et rebelote le soir. Je me suis dit que c'était foutu mais...

Figurez-vous que mon promeneur a dégoté un itinéraire où (quasi) tout le trajet se fait... à l'ombre ! La grande prairie intérieure du domaine est comme les matelas : elle a un côté hiver et un côté été. En hiver on utilise le côté haut exposé au soleil, en été, le côté bas à l'ombre des arbres et des taillis. Ce côté où en hiver vous pataugez dans la gadoue jusqu'au mollet, aujourd'hui, l'herbe y est encore verte. Ça vous la coupe hein ? (mais non pas l'herbe, la chique, voyons !)


Posté par Walrus à 11:58 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

27 juin 2018

Rencontre

 

Hier, je n'ai à nouveau eu droit qu'à mes sorties hygiéniques.

Mon promeneur avait encore kiné (je le sais parce qu'il est rentré en maugréant "Cette Ardéchoise finira par avoir ma peau !", mais quelle idée aussi de choisir une kiné exotique, qu'est-ce qu'il espère, qu'elle ait le cœur fidèle ?) et sa partenaire atelier soie.

Lors de ma promenade du soir, j'ai rencontré un pic-épeiche. De toute mon existence, je n'en avais jamais aperçu. C'est bariolé comme bestiole.

J'ai eu tout le loisir de le détailler : il gisait sur le sol du chemin.

Mon boss qui n'en rate pas une a dit : "Il est mort, c'est la vie !"


Posté par Walrus à 12:34 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :

20 juin 2018

Ça s'est mal goupillé

 

Hier, quand mon promeneur a enfin décidé de me faire faire ma dernière sortie vespérale, il aurait mieux valu la qualifier de nocturne, il était près de minuit !

Comme souvent, des habitants d'un des étages supérieurs avaient balancé par la fenêtre (au grand dam de ma maîtresse qui aimerait bien savoir de qui il s'agit) des restes de repas. Oui, je sais, c'est pas bien, mais moi, parfois ça m'arrange : y a des trucs comestibles.

L'ennui, c'est qu'il me faut faire vite : les repérer grâce à mon flair proverbial et me ruer dessus pour en saisir l'un ou l'autre morceau avant que mon binôme, alerté par ma précipitation, ne m'extraie de la zone intéressante d'une vigoureuse traction sur ma (saloperie de) laisse.

Donc, hier ça n'a pas raté : à peine m'étais-je saisie d'un morceau intéressant que je me retrouvais déjà hors de portée d'un autre. Comptant sur la mémoire défaillante de mon vieillard de promeneur, je comptais bien m'en payer une deuxième portion au retour. Je ne l'ai donc pas faite trop longue, ma promenade.

Bon, nous voilà sur le retour et je pars discrètement en biais vers la zone d'intérêt...

Une ombre alors se détache du fond herbeux, traverse la route de sa dégaine furtive et va s'asseoir tranquille au milieu de la pelouse interdite aux chiens, juste sous le faisceau du spot question de me narguer : un renard !

Mon "maître" n'a pas eu besoin de tirer sur la laisse, cette bestiole du diable avait tout boulotté !


Posté par Walrus à 21:40 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :


12 juin 2018

Prétextes

 

Je vous l'avais dit que mon promeneur ne serait jamais à court de prétextes pour échapper à son devoir.

Figurez-vous qu'il vient de s'en trouver un supplémentaire : il va chez le kiné maintenant !

Et, plus précisément, chez une kiné, comme de bien entendu ! Charlotte qu'elle s'appelle. Je parierais bien que c'est encore une de ces gamines qui ramène sa fraise à la moindre occasion. Comble, elle lui tripote le genou ! (Pourvu qu'elle ne confonde pas avec son crâne, mouarf mouarfff !)

Et c'est pas tout !

Cet après-midi, une voisine amie de ma maîtresse appelle au téléphone. Je n'entends pas ce qu'elle demande (pourtant, j'ai l'oreille fine), j'ouis par contre parfaitement ce que ma maîtresse répond :

"Mais ne t'en fais pas, il n'y a pas de problème, mon mari va t'accompagner, il t'attendra dans le hall d'entrée !"

Et voilà mon promeneur qui enfile sa veste et quitte l'appartement, sans moi !

Et, regardant par la fenêtre de la cuisine, qu'est-ce que je vois défiler sous mes yeux écarquillés ?

MON esclave personnel ! Il tient ferme la laisse d'un épagneul breton et est accompagné d'une créature à la démarche hésitante, une demoiselle Parkinson ou quelque-chose du genre si j'ai bien compris...

Je me demande si j'ai vraiment bien réussi mon dressage, va falloir resserrer les boulons, nom d'un chien !


Posté par Walrus à 18:03 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags :

11 juin 2018

Ça va les filles ?

 

Depuis que je n'écris plus rien sur mon blog, il y a plein de gens qui en parlent. Même le neveu de mon bipède y met du chsien (sur le blog de l'Adrienne) !

Du coup, je me sens (un tout petit peu) obligée d'y revenir, faut profiter de la vague portante.

Je suis inquiète : ça fait deux jours consécutifs que mon promeneur dédicacé effectue sa tâche sans que je doive trop faire de cinéma. Bon, dimanche c'était assez normal : le samedi ils m'avaient lâchement abandonnée toute la journée (visite chez l'ophtalmo avec Louise le matin, grande bouffe chez leurs amis à chats à cent kilomètres d'ici le midi, le soir, rebelote avec Émilie à la Brasserie de l'Expo. Je me demande s'ils ne sont pas encore plus gourmands que moi...)

Par contre pour la promenade de ce matin, je crains que ça n'annonce une période sans : y a des bruits qui courent sur une détérioration de la météo locale. Et dès que mon préposé flaire le moindre prétexte, moi je peux faire tintin...


Posté par Walrus à 18:08 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

25 mai 2018

C'est quoi ce pays ?

 

Comme vous l'aurez peut-être appris sur le blog de mon secrétaire qui ferait mieux de s'occuper du mien, ce paresseux, ce feignant, ce cossard, nous sommes en vacances !

Les vacances c'est un truc chiant qui consiste à passer des heures en voiture pour se retrouver dans des endroits impossibles où on ne retrouve rien de ses habitudes, où on passe le plus clair de son temps en laisse ou enfermé dans la bagnole. Paraîtrait, selon ma maîtresse, que c'est indispensable...

Je vous dirais bien ce que j'en pense des vacances, mais mon secrétaire, sous ses apparences bon enfant, a un petit côté censeur féroce.

Aujourd'hui, ça s'est révélé pire que jamais : jugez vous-même !

À peine avais-je mis le nez dehors (toujours en laisse) pour ma première promenade hygiénique qu'accroupi au pied d'un arbre de nature indéterminée pour l'instant, je sens un contact sur mon côté gauche. Je jette un œil : un chat ! Roux comme un o'Malley et qui continue à se frotter voluptueusement sur mon flanc. J'en ai eu la crotte coupée !

Quoi ? Ça vous fait rire ? Le comble c'est que mon promeneur attitré a eu la même réaction que vous, je le soupçonne même d'avoir vu s'approcher l'animal et de n'avoir rien dit, le traître. Si je n'en avais pas besoin pour me filer à bouffer, je le congédierais sur le champ.

La journée commençait bien !

Le comble, c'est qu'à midi, en nous installant à la terrasse d'un restaurant d'Eguisheim, je me couche aux pieds de mon bipède (ouais, il n'a que deux pieds cet untermensch) et qu'est-ce que je vois, deux tables plus loin ? Un chat, roux, vautré sur le sol et me considérant de cet air que seuls peuvent avoir les chats : souverain, détaché, qui vous fait bien sentir que vous n'êtes qu'un minable !

Si ça n'avait pas été pour le plat de joue de porc de mon patron (et ma laisse) je serais parti ventre à terre !

Mais c'est quoi ce pays ???


Posté par Walrus à 21:56 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

01 avril 2018

Faites vos jeux !

 

Vous connaissez la phrase qui précède cette exclamation, je suppose...

Ben icit(t)e, comme dit la maîtresse de Schocks (bien qu'elle ne soit pas québecquoise à ma connaissance), c'est tout à fait ça : après le séjour en Thiérache par un temps pourri de chez pourri que même moi je ne voulais pas quitter la chambre, nous sommes rentrés pour voir mon promeneur qui mérite de moins en moins sa dénomination (deux promenades en une semaine), s'exciter sur sa bécane qui refusait de le brancher sur l'éditeur de Canalblog, j'en ai appris de nouveaux noms d'oiseauX !

Et depuis vendredi et ma brillante intervention au coup de sonnette du facteur, les choses ont encore empiré : le képi-boy des postes a déposé un recommandé signifiant officiellement dans le délai prescrit par la loi, la fin du bail de location de notre appartement.

Je vous dis pas l'ambiance...

Je me demande même si je ne devrais pas mettre un (petit) bémol à mes pitreries habituelles : mes patrons n'ont pas l'air de les apprécier autant que d'ordinaire.

Dure dure la vie de chien !

... Enfin, pas tous les jours : jeudi leur fils leur a fait découvrir une nouvelle brasserie "La Brasserie de l'Expo". Hier ils y sont allés avec Emilie (ma bipède préférée) en sortant du théâtre (qui porte un nom engageant : "des Martyrs"). Mon boss m'a ramené deux gros morceaux de son vol au vent à la poularde de Bresse (celle qui aurait les pattes bleues).


Posté par Walrus à 20:03 - - Commentaires [31] - Permalien [#]
Tags :

23 mars 2018

Le gendarme de Signy-le-Petit

 

Lorsque nous débarquons dans ce patelin, ma maîtresse prise d'un besoin urgent se précipite dans le premier bar-tabac qui se présente à sa vue.

Quand elle y entre, les conversations vont bon train : des gendarmes en grand uniforme ont envahi la salle d'honneur (c'est comme ça qu'elle s'appelle) à l'arrière de la mairie.

Personne ne sait ce qui peut bien se passer et ça jase, ça jase !

Nous, nous aurons la solution plus tard dans la soirée : dans le restaurant de l'hôtel une table pour treize est dressée et les convives attendus prennent l'apéro au salon puis ils débarquent et s'installent. Le plan de table est sommaire : les mecs (six) à un bout de la table, les femmes à l'autre.

On attend avec intérêt leur choix de menu. Mais bernique : ils reprennent un apéro et quand ils l'ont terminé, le plus fort en gueule des mâles décide qu'il se fend d'une tournée supplémentaire, si bien que le gaillard qui est plus proche de nous et qui carbure à la bière en est à sa troisième Chimay bleue. Même mon promeneur attitré, qui a pourtant eu une bonne descente à sa grande époque, commence à devenir admiratif.

La serveuse réussit enfin à leur faire choisir leur menu et un des mecs commande deux bouteilles de Sancerre blanc et deux de rouge "pour commencer".

Leur conversation est des plus intéressantes on y apprend en vrac qu'ils sont d'anciens gendarmes et qu'ils ont assisté à une cérémonie d'hommage à je ne sais trop qui et qu'il y avait même un général présent, qu'un des gusses entraîne une équipe de foot, que le buveur de Chimay est un grand amateur de poules et ses copains décident qu'ils iront au marché de Chimay lui en acheter quelques unes, mais ils ont un peu de mal à choisir la race.

Je n'ai pas assisté à la fin de cette cène à treize parce que mes patrons avaient terminé leur repas et que même quand nous sommes redescendus mon promeneur et moi pour ma sortie d'avant minuit, ils menaient toujours grand tapage dans le resto.

Mon boss, toujours philosophe, a déclaré "J'espère qu'ils rentreront à pied !"

On n'a rien vu dans le journal du lendemain (sans doute parce qu'on ne l'a pas acheté).


Posté par Walrus à 23:34 - Commentaires [16] - Permalien [#]